Bilan NBA 2022 : Les New York Knicks ont fait fausse route
NBA 2021-2022 – La saison régulière de NBA touche à son terme. Les playoffs approchent et plusieurs équipes vont connaître une fin de saison anticipée. À cette occasion, la rédaction de Dicodusport revient sur la saison des équipes éliminées. Aujourd’hui, on part au Madison Square Garden pour parler des New York Knicks.
Ce qu’il faut retenir de la saison des New York Knicks
Les attentes étaient grandes à New York. La saison 2020/21 était une formidable surprise pour les fans de la Big Apple, et l’arrivée de gros noms comme Kemba Walker ou Evan Fournier aurait dû faire passer un cap à ce groupe. Malheureusement, il n’en fut rien. Dès le début de saison, et malgré des résultats corrects, on se dit que quelque chose cloche. La plupart des interrogations tournent autour de la défense. Et plus précisément, les séquences défensives quand Kemba est sur le terrain. En effet, le meneur ne pouvait absolument pas suivre défensivement, et était un tel poids mort que le coach Tom Thibodeau l’a simplement sorti de la rotation à la fin du mois de novembre.
Le problème, c’est que les résultats ont commencé à empirer à partir de là. L’attaque, bien trop figée, reposait beaucoup trop sur des exploits individuels, comme en témoigne la dernière place de l’équipe en termes de passes décisives réalisées par match. De plus, les leaders n’ont pas su être au niveau, à l’image de Julius Randle, notre déception de l’année à New York. Seule éclaircie dans cet océan de problème, la jeunesse de New York a su tirer son épingle du jeu. Les rookies Jericho Sims et Quentin Grimes ont eu un peu de place pour s’exprimer. De leur côté, Toppin, Barrett et Quickley ont montré des progrès très intéressants pour l’avenir.
Notre prévision en début de saison : 6ème / Classement actuel : 11ème
La révélation : R.J. Barrett
Au milieu des phénomènes du top 3 de la draft 2019, on attendait l’explosion de R.J. Barrett. Cette année, on a pu voir les débuts de l’émergence d’un chef de file pour l’avenir à New York. En effet, durant cette saison, et particulièrement pendant la deuxième moitié, les progrès offensifs de Barrett ont été assez flagrants. De 17 points, il est passé à un peu plus d’une vingtaine de points par match, toujours en proposant de très bons efforts défensifs. Les questions en revanche tournent autour de sa réussite au shoot qui a chuté depuis l’an dernier. Ainsi, de 40% de réussite à 3 points, il a chuté à 34%. Concernant son son taux de réussite général, on passe de 44% à 41.
Cependant, cette baisse de réussite est probablement due à l’augmentation du nombre de shoots que lui laisse prendre Tom Thibodeau. De plus, il a dû composer avec une équipe beaucoup plus offensive que l’an dernier. D’autant que l’arrivée d’Evan Fournier l’a poussé à se stabiliser en tant qu’ailier cette saison. Cependant, la deuxième partie de saison est vraiment excellente. Sur l’année 2022, il tourne à 23 points de moyenne, avec des pourcentages en légère hausse par rapport au début de saison. De belles promesses pour l’avenir donc, de la part d’un jeune joueur qui sera probablement l’avenir de New York.
La déception : Julius Randle
Les Knicks ont manqué de beaucoup de choses cette saison. Mais ce qui leur a le plus manqué c’est un leader. La saison dernière, c’est Julius Randle qui avait hérité de ce rôle. Et c’était bien normal, tant il avait été impressionnant à la distribution, au scoring, et même en termes de leadership. Cette année, tout ça a disparu. On ne s’attardera pas ici sur ses sautes d’humeur en plein match. Après tout, au vu de la saison globale de l’équipe, on comprend la frustration. Non, les problèmes sont partout ailleurs. D’abord, le scoring a baissé en qualité. La raison est simple : des pourcentages de réussite en chute libre. Le plus flagrant étant le pourcentage de réussite à 3 pts qui est passé de 40 à 30% de réussite.
Alors où est passé le all-star en puissance de l’an dernier ? La fin du mois de mars nous a un petit peu redonné espoir, avec une série de bonnes performances. Cependant, on a eu beaucoup trop de creux, avec des matchs à moins de 10 points marqués, et d’autres à plus de 5 pertes de balles. Bref, on lui a laissé les clés du camion, et il n’a pas été à la hauteur. D’autant que cette baisse de régime offensive n’a pas été compensée par une progression en défense, domaine dans lequel Randle n’a jamais excellé. Résultat des courses : dans la hiérarchie new-yorkaise, il est passé derrière RJ Barrett. Et cela risque d’avoir de vraies conséquences pour l’avenir.
Quel avenir pour les New York Knicks ?
Cet été, New York est maître de son destin. Tous ses joueurs, à l’exception de Mitchell Robinson en fin de contrat rookie, sont sous contrat. Maintenant reste à savoir la direction que souhaite prendre la franchise. Julius Randle semble déjà avoir un pied dehors, mais qui voudra le récupérer, après cette saison décevante ? Et surtout contre quoi ? D’ailleurs, faut-il le transférer ? Après tout, une mauvaise saison, ça peut arriver, et un nouveau rôle d’option numéro deux derrière RJ Barrett lui conviendrait peut-être mieux. Mais est-ce que l’ailier fort a envie de rester à New York ? En tout cas, le véritable point d’interrogation à court terme est ici pour les Knicks.
L’autre sujet qui va compter, c’est la prolongation de la jeune pépite de Duke. En effet, il est éligible dès cette année à une extension de contrat. Si un accord n’est pas trouvé, il sera alors agent libre en 2023. On peut alors se demander si les Knicks vont aller jusqu’à lui proposer un contrat max. Avec ce que l’on a vu pour le moment, cela serait peut-être un peu cher. On pourrait peut-être alors s’attendre à une offre un peu plus faible que le max, voire carrément à ce que les deux parties se mettent d’accord pour laisser Barrett montrer ce qu’il vaut pendant une saison, avant de lui mettre le contrat sur la table. Ce ne serait pas le premier à connaître ce scénario. On attend encore la prolongation de DeAndre Ayton ou Collin Sexton par exemple. En tout cas, s’il y a bien un cas à ne pas gâcher, c’est bien celui-là.



