Bilan NBA 2023 : Fin de cycle pour les Golden State Warriors ?
SAISON NBA 2022-2023 – Alors que les playoffs touchent à leur fin, la rédaction de Dicodusport revient sur la saison des équipes déjà éliminées. Focus aujourd’hui sur les Golden State Warriors.
Ce qu’il faut retenir de la saison des Golden State Warriors
Le coup de poing reçu à l’entrainement par Jordan Poole de la part de Draymond Green aurait-il cassé l’osmose d’une équipe pourtant championne en titre ? Les Golden State Warriors n’ont pas réussi à effectuer un nouveau back-to-back après leur titre de l’an dernier, alors qu’ils avaient conservé le même groupe. Plusieurs raisons peuvent expliquer cette contre-performance : tout d’abord les blessures, l’excuse la plus fréquente en cas d’échec, mais qui est bien réelle ici. Stephen Curry n’a disputé que 56 matchs cette saison et Andrew Wiggins seulement 37, ce qui fait déjà un bon paquet de matchs manqués pour deux des joueurs les plus importants de l’effectif.
Cela a sans aucun doute impacté leur classement à la fin de la saison régulière, les Warriors ne finissant finalement que 6èmes à l’Ouest avec 44 victoires pour 38 défaites. Si l’attaque a tenu bon cette saison (8ème meilleur offensive rating de la NBA), c’est la défense qui a souffert par rapport à l’an dernier (seulement le 17ème defensive rating). Plus en détails, on peut observer que l’adresse au tir de Golden State est restée très satisfaisante (38,5% à 3 points notamment, 2ème de la NBA) mais que l’agressivité dans la raquette n’a clairement pas été au rendez-vous. Parmi les autres stats, citons le fait que les Warriors étaient 25èmes en nombre de contres sur la saison, et la pire équipe en nombre de lancers francs tentés et en ballons perdus.
Malgré tout, les Golden State Warriors ont passé un tour de Playoffs, effaçant les Sacramento Kings après avoir pourtant été menés 2-0 dans la série. Steph Curry a été sensationnel, totalisant 33,7 points par match, tout comme Kevon Looney qui aura gratté un nombre incalculable de rebonds. Mais la marche aura ensuite été trop haute face aux Lakers, qui remporteront 4-2 les demi-finales de Conférence. Les défauts de la saison régulière se sont transposés en playoffs, avec également la bonne défense des Lakers sur Curry qui aura bien limité ce dernier. Pas de regrets donc au vu de la saison, ces Warriors n’ayant jamais semblé pouvoir lutter pour le titre.
Notre prévision en début de saison : 1ers / Classement final : 6èmes
Le MVP : Stephen Curry
Choix évident, malgré les 26 matchs manqués du meneur des Golden State Warriors cette saison. C’est le seul bémol d’une saison encore de très haut niveau, récompensée par une 9ème apparition au All-Star Game à 34 ans. Il a totalisé 29,4 points par match, 6,3 passes, 6,1 rebonds avec des pourcentages quasi parfaits : 49,3% au tir, 42,7% à 3 points, 91,5% aux lancers. Pour la première fois de sa carrière, il a atteint les 30 points de moyenne en playoffs, tout en étant efficace dans les bons moments pour son équipe. Un vrai leader en somme.
Most seasons with 30+ PPG on 40+ 3P%:
3 — Steph Curry
1 — Michael Jordan pic.twitter.com/59YaZ5YOiS— StatMuse (@statmuse) March 16, 2023
Le MIP : Donte DiVincenzo
Il n’y a pas vraiment de joueur en nette progression dans cette équipe des Warriors, mais Donte DiVincenzo a su montrer un très beau visage dans sa nouvelle équipe. Après une année dernière assez mitigée, l’ancien joueur des Bucks a renoué avec ses standards de 2020-2021. Profitant d’un banc assez peu fourni, il a pu accumuler 26 minutes de temps de jeu par match en moyenne, avec 36 rencontres disputées en tant que titulaire et 36 en tant que remplaçant. Si ses stats ne sont pas impressionnantes (9,4 points, 3,5 passes et 4,5 rebonds de moyenne), son efficacité au tir est elle remarquable : 43,5% au global dont 39,7% à 3 points, ce qui l’installe dans les 40 meilleurs shooteurs de la NBA. À confirmer l’an prochain !
Le DPOY : Draymond Green
On peut penser ce que l’on veut de Draymond Green, mais il reste un joueur très valuable malgré ses petits défauts offensifs. Avec le meilleur defensive box Plus/Minus ainsi que le meilleur Defensive Win Shares des Golden State Warriors, il est de loin le DPOY de la franchise. S’il ne compte qu’une interception et 0,8 contre de moyenne par match, sa présence défensive est indispensable dans une équipe qui n’a clairement pas été au niveau cette saison dans ce domaine. La question de sa prolongation va donc être primordiale, car son départ pourrait bouleverser un effectif qui compte beaucoup sur lui.
La déception : Jordan Poole
Prolongé cet été pour 140 millions sur 4 ans, Jordan Poole a plutôt été à la hauteur en saison régulière. Avec 82 matchs disputés, il fait partie des rares Warriors à avoir joué l’intégralité des rencontres au programme. Avec 20,4 points et 4,5 passes à 43% de moyenne dont 33,6% de loin, son exercice 2022-2023 n’est pas exceptionnel, mais pas raté non plus. Ce qui fait tâche ce sont ses playoffs catastrophiques, lui qui a été limité à 8,3 points par match à 34% au tir dont 25% de loin sur la série face aux Lakers. Son temps de jeu a baissé au fur et à mesure des matchs et il n’aura disputé en moyenne que 20 minutes par rencontre, tellement son apport était négatif. Vraiment trop peu pour un joueur qui vient de signer un énorme contrat.
Quel avenir pour les Golden State Warriors ?
Difficile de savoir quoi faire pour Bob Myers, le GM des Warriors. L’intersaison avait pourtant semblé être bonne l’été dernier, mais les résultats n’ont pas suivi. Les Golden State Warriors pourront déjà commencer par réfléchir à l’utilisation de leur 19ème pick de Draft : doivent-ils choisir un jeune joueur ou doivent-ils trader ce pick pour un joueur plus expérimenté ? Draymond Green est aussi sur la sellette, même s’il possède une option joueur qu’il devrait activer, pour ce qui devrait être sa dernière année à Golden State. Donte DiVincenzo a, lui aussi, une player option, mais la plupart des joueurs seront encore sous contrat l’année prochaine. Leur cap salarial étant potentiellement de 211 millions de dollars l’an prochain, aucune possibilité d’amélioration pendant la Free Agency n’est possible.
La stabilité est donc de mise pour un groupe qui vit ses dernières chances de remporter le titre NBA, avant que Steph Curry, Klay Thompson et Draymond Green ne soient trop vieux pour être assez compétitifs.


