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Bilan NBA 2023 : Les Boston Celtics, si près et pourtant si loin du titre

Joris Schamberger

Publié le

Bilan NBA 2023 Les Boston Celtics, si près et pourtant si loin du titre
Photo Icon Sport

SAISON NBA 2022-2023 – Depuis plusieurs saisons, les Celtics sont une des équipes les plus attendues à l’Est. Derrière leur duo constitué de Jayson Tatum et Jaylen Brown, les hommes en vert atteignent régulièrement les sommets de leur conférence, sans pour autant goûter au sacre suprême. Cette saison ne fait pas exception, et se conclut par un été qui sera rempli de questions pour Brad Stevens, le manager.

Ce qu’il faut retenir de la saison des Boston Celtics

Revanchards après cette finale perdue contre les Golden State Warriors, les Boston Celtics ont démarré la saison sur les chapeaux de roues. Au all-star game, ils sont même la meilleure équipe de la ligue en termes de bilan. Promu pour compenser le départ de Ime Udoka pour raisons extra-sportives, Joe Mazzulla fait presque oublier son respecté prédécesseur. Il faut dire qu’il héritait d’un collectif déjà bien huilé, dont le seul ajustement à prendre en compte était l’addition de Malcolm Brogdon. Ce dernier est d’ailleurs la pièce idéale pour les Celtics, puisqu’il leur a apporté la création qu’il leur manquait tant sur les postes arrières. L’ancien Pacers a même été récompensé avec le titre de meilleur 6e homme.

Arrivés en playoffs, les joueurs du Massachusetts arrivent donc en pleine confiance face aux Hawks, qui n’auraient pas dû opposer de résistance. Pourtant, les Géorgiens arrivent à prendre deux matchs avant de s’incliner. L’abus de confiance des Celtics fait alors tiquer les observateurs. Philadelphie ne passe pas loin de s’offrir leur scalp en demi-finale, notamment avec une victoire sans Joel Embiid. C’est finalement Miami qui barre leur route en finale de conférence, après une série au scénario rocambolesque. Menés 3-0, les C’s profitent de la fatigue de Butler et des siens pour revenir à égalité… avant de finalement s’effondrer lors du game 7. Une campagne étrange pour ces Celtics, qui ont alterné entre l’impressionnant et le méprisant.

Notre prévision en début de saison : 1er / Classement final : 2e


Le MVP : Jayson Tatum

Les premières semaines de compétition de Jayson Tatum sont terrifiantes. L’ailier a même été longtemps bien engagé dans la course au titre de MVP. Finalement, son irrégularité le rattrape, et il échoue aux portes du podium. Néanmoins, cette saison reste sa meilleure en carrière. Pour la première fois, il dépasse la barre des 30 points par match. Ses playoffs, en revanche, sont à l’image de ceux des Celtics. Tantôt formidables, avec ses 51 points en game 7 face aux 76ers, tantôt décevants avec 14 points lors du match de l’élimination. Sa régularité est donc la clé pour, à l’avenir, rivaliser avec les très grands de cette ligue.

Le MIP : Jaylen Brown

Jaylen Brown est-il un franchise player ? C’est la question qui a trainé dans la tête de beaucoup d’observateurs des Celtics pendant ces playoffs. Le bras droit de Tatum a laissé entendre à plusieurs reprises avant la postseason qu’il estimait pouvoir être le leader d’une équipe. Difficile de lui donner tort, au vu de cette saison qui a encore une fois été exemplaire des deux côtés du terrain, avec notamment une progression intéressante au scoring. Il attend maintenant une récompense, a l’aube de la dernière saison de son contrat. Les rumeurs parlent d’un contrat à 295 millions de dollars. Les négociations de cet été vont donc être cruciales, et si un accord n’est pas trouvé, les Celtics risquent de vite se trouver dos au mur.

Le DPOY : Al Horford

Al Horford a fêté ses 37 ans en juin. Cependant, sur le terrain, sa polyvalence et son envie sont dignes de joueurs dans leur prime physique. Toujours titulaire à l’intérieur après toutes ces années, il a été l’ancre défensive des Celtics à l’intérieur, compensant ainsi la saison compliquée de Robert Williams. Mais, ce qui impressionne avec cet exercice de Horford, c’est sa faculté à défendre malgré les switchs et à gêner des adversaires plus petits sur les extérieurs. Une faculté qu’il a sue garder en playoffs, même quand les siens baissaient en régime. Avec encore deux années garanties dans son contrat, on espère qu’il gardera encore cette hargne et ce leadership les saisons à venir.





La déception : Robert Williams

Le problème est toujours le même avec Robert Williams. Quand il est en rythme, il est un des meilleurs intérieurs défensifs de la ligue. Malheureusement, cette saison, on a vu le pivot retomber dans ses éternels problèmes de blessures. Il n’a pu jouer que 35 matchs en saison régulière, et en conséquence, ses playoffs ont été très discrets. On attend donc un Time Lord en forme la saison prochaine, car Al Horford n’est pas éternel, et que Mazzulla n’a pas vraiment d’option fiable derrière ses deux intérieurs.

Quel avenir pour les Boston Celtics

Pour les Celtics, un été réussi serait un été calme. La plupart des joueurs sont sous contrat, et l’effectif n’a pas réellement de point faible, si ce n’est son irrégularité. Quelques rumeurs tournent autour de Brogdon, qui a vu sa valeur augmenter cette saison, et la prolongation de Grant Williams est également à surveiller. Pour le reste, tous les voyants semblent au vert. À moins que les appels de phares de Jaylen Brown ne finissent par mettre le feu aux poudres. Est-ce que Boston acceptera de le prolonger au max ? Est-ce que Brown va claquer la porte pour obtenir ce rôle de leader qu’il paraît tant chercher ? C’est l’affaire à suivre dans le Massachusetts cet été.

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