Bilan NBA 2023 : Les Toronto Raptors vers un grand chambardement ?
SAISON NBA 2022-2023 – La saison des Raptors était à l’opposée de la précédente. Un exercice anonyme malgré un groupe de qualité, et des grandes questions à venir pour une équipe dont on ignore dans quelle direction elle va.
Ce qu’il faut retenir de la saison des Toronto Raptors
Les Canadiens sortaient d’une saison inattendue mais aboutie, terminée par une qualification directe en playoffs, et ils avaient même menacé les 76ers au premier tour. On attendait au moins aussi bien, puisque l’ossature du groupe était inchangée. Mais le bilan final de 41-41 donne le ton sur ce qu’a été la saison de Toronto : moyenne. Comme si l’équipe avait déjà atteint son plafond.
Scottie Barnes n’était pas aussi performant que lors de sa saison de Rookie Of the Year, les cadres stagnaient, seul Siakam tentait de tirer son équipe vers le haut, en vain. Alors Masai Ujiri est allé rapatrier Jakob Poeltl à la trade deadline pour tenter le push vers les playoffs. En vain, puisque les Raptors ont dû passer par la case playin. Et alors qu’ils recevaient, ils sont partis en vacances dès le premier acte, sortis par des Bulls plus réalistes. Pas grand chose à sauver donc, peu de satisfactions, et maintenant ?
Notre prévision en début de saison : 8e / Classement final : 9e
Le MVP : Pascal Siakam
Spicy P vient tout simplement de signer sa meilleure saison en carrière. 24.2 points de moyenne, une importance capitale dans le dispositif de Toronto, mais surtout, on a l’impression que le Camerounais est enfin le vrai leader de cette équipe. Le rôle qu’on espère le voir embrasser depuis 2019 et le départ de Kawhi Leonard. Une énergie récompensée par une deuxième étoile de All-Star, et l’on se demande quelle est la suite pour lui désormais. Car à 29 ans, peut-être est-il temps de voler sous d’autres cieux.
Pascal Siakam this season:
— 24/8/6
— Most 25/5/5 games ever by a Raptor
— Career-highs in PPG and APG
— 1 of 4 players with 1500/400/400Top __ player the the NBA. pic.twitter.com/zMwuuoP0Sl
— StatMuse (@statmuse) April 13, 2023
Le 6th men : Gary Trent Jr
L’arrivée de Jakob Poeltl a donné l’occasion à Nick Nurse de remettre l’ancien des Blazers en sortie de banc pour de bon. Ce qu’il faisait déjà avec parcimonie, puisqu’au final, Gary Trent Jr aura débuté plus de la moitié des matchs comme remplaçant. Et c’est plutôt une réussite avec plus de 17 points de moyenne et un impact important sur la second unit des Raptors. Le cinq de départ étant costaud, Trent Jr était sans doute le seul à pouvoir dynamiser le banc. Un rôle qui lui colle à la peau.
Le DPOY : OG Anunoby
Qui défend sur le meilleur intérieur adverse ? OG Anunoby. Qui est le socle défensif de l’équipe ? OG Anunoby. Qui était courtisé par une demi-douzaine d’équipes à la trade deadline pour renforcer sa défense sur les ailes ? OG Anunoby. La réputation n’est pas usurpée. Car on parle tout simplement du meilleur intercepteur de la NBA (1.9 steal par match). Premier aux Defensive Win Shares de son équipe (2.9/match), il sera encore très courtisé à l’intersaison.
OG Anunoby is the 2022-23 steals leader! pic.twitter.com/Onka6RiP7Z
— Basketball Forever (@bballforever_) April 10, 2023
La déception : Scottie Barnes
Certains heurtent le Rookie Wall, pour Scottie Barnes, c’est un Sophomore Wall. Enthousiasmant la saison passée, le ROY 2022 n’a en aucune mesure confirmé son talent. Ce qui donne la même moyenne de points, mais surtout, une influence en baisse. Dans le système aux nombreux swingmen de Nurse, il n’a pas réussi à prendre une place prépondérante. Il reste du temps bien entendu, mais sa troisième saison va être capitale, lui qui est censé être l’élément du futur des Raptors.
Quel avenir pour les Toronto Raptors ?
Les Raptors ont réfléchi quelque temps après la sortie de route en play-in, puis ont décidé de dire bye bye à Nick Nurse. De quoi ouvrir une nouvelle ère ? On ignore jusqu’ici les plans de la franchise. Fred VanVleet et Gary Trent Jr doivent décider s’ils prennent leur player option. Jakob Poeltl est libre. Il ne reste qu’un an de contrat à Pascal Siakam. Que faire ? Car ce groupe a clairement atteint son plafond sous sa forme actuelle.
On le sait, Masai Ujiri est un spécialiste des gros coups en matière de transferts. Mais ne serait-il pas temps de changer ? Repartir autour du duo Barnes – Anunoby ? Si tant est qu’il soit réellement complémentaire, ce qui n’est pas assuré. Voilà quatre ans que les Raptors ont remporté le seul titre de leur histoire, et le trio VanVleet – Siakam – Anunoby en est le dernier vestige. Reste à savoir si la franchise aura le cran de tourner la page.


