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Bilan NBA 2024 : Une saison de transition pour les Toronto Raptors

Maxime Cazenave

Publié le

Bilan NBA 2024 : Une saison de transition pour les Toronto Raptors
Photo Icon Sport

SAISON NBA 2023-2024 – C’est déjà la fin de la saison régulière en NBA. Alors que la postseason suit son cours, certaines équipes sont déjà en vacances pour les six prochains mois. C’est le cas des Toronto Raptors, qui auront passé leur année à s’activer en coulisses pour enfin terminer leur longue transition post titre 2019.

Ce qu’il faut retenir de la saison des Toronto Raptors

Avant même le coup d’envoi de la saison, il était difficile d’envisager voir les Raptors faire mieux que leur 9e place de la saison précédente. Suite aux départs combinés de Fred Van Vleet à la mène et de Nick Nurse sur le banc, la transition tant attendue dans le Nord devait s’effectuer rapidement. Avec OG Anunoby et Pascal Siakam en fin de contrat, un trade était inévitable. C’est dans ce contexte délicat que Dusan Rajakovic a vécu son baptême du feu dans la peau d’un coach numéro un. Suite à un début de saison correct (8V-8D), la machine a ensuite sérieusement toussoté. Il faut dire qu’avec les deux joueurs phares de l’équipe dans l’attente d’un transfert, difficile d’espérer quoi que ce soit. D’autant plus que le roster construit n’avait rien d’extravagant, avec Dennis Schröder en tête de gondole.

Ainsi, les moments forts de la saison vont se résumer aux deux échanges montés en trois semaines entre le 30 décembre et le 17 janvier, envoyant Anunoby à New York, puis Siakam dans l’Indiana. Les Raptors ont ainsi récupéré des contreparties intéressantes, puisque RJ Barrett, Immanuel Quickley ou encore Bruce Brown ont rejoint le Nord. Puis, Ochai Agbaji et Kelly Olynyk ont également débarqué dans un trade plus discret. Les départs des deux derniers rescapés du titre de 2019 a ainsi permis de définitivement tourner la plus belle page de l’histoire de la franchise pour se projeter sur l’avenir.

Avec un effectif à moitié renouvelé et extrêmement jeune, la franchise canadienne n’aura pas fait miracle sur les trois derniers mois de compétition. À la lutte pour le playin le 17 janvier, elle va ensuite s’effondrer en affichant un bilan désastreux : 9V-32D. Au final, les Canadiens atteignent péniblement les 25 victoires et signent leur pire bilan depuis treize ans. Cette saison ne restera donc pas dans la mémoire. Elle aura tout de même permis à Scottie Barnes de s’affirmer en go-to-guy de la franchise, mais aussi à Gradey Dick de devenir une attraction sur les réseaux sociaux.

Notre prévision en début de saison : 10e / Classement final : 12e


Le MVP : Scottie Barnes

Si la présence de Pascal Siakam laissait planer le doute, ce n’est désormais plus le cas. Les Raptors sont bien entre les mains de Scottie Barnes. Pour sa troisième saison en NBA, l’ailier ultra-athlétique a passé un cap significatif en étant notamment sélectionné pour le All-Star Game. Alors que la progression entre ses saisons rookie et sophomore était à peine décelable, il a accéléré le pas en faisant gonfler toutes ses moyennes sans voir son temps de jeu augmenter ! Dorénavant proche des 20 points de moyenne (19,9), il continue de réaliser des progrès intéressants à la passe (6,1 passes) tout en ayant un abattage toujours solide au rebond (8,2 rebonds). S’il aura raté une vingtaine de matchs, il aura surtout eu l’occasion d’être définitivement installé comme le boss de la franchise. Un costume taillé pour lui.

Le MIP : Immanuel Quickley

Dur dur de trouver un véritable MIP dans une équipe ayant connu d’aussi grands bouleversements. Débarqué aux côtés de RJ Barrett en contrepartie d’OG Anunoby, Immanuel Quickley a réalisé une superbe adaptation dans le nord. L’ancien sixième homme des Knicks a disposé d’un temps de jeu de titulaire qu’il a mis à profit pour confirmer tout son talent offensif. Avec 18,6 points de moyenne à quasi 40 % derrière l’arc, son shoot est toujours aussi bien réglé, mais il a également ajouté de presque 7 passes de moyenne (6,8) ! Cela prouvant bien au passage que le jeune joueur n’est pas seulement un simple pétard ambulant capable de scorer en masse, mais bel et bien un véritable meneur en devenir, capable de poser à minima le jeu.





Le DPOY : Scottie Barnes

Qui d’autre que Scottie Barnes pour rafler ce trophée ? Siakam et Anunoby s’étant envolés sous d’autres cieux, il est rapidement devenu l’unique défenseur élite de l’effectif. Comme en attaque, ses longs segments gênent les adversaires et lui ont permis de multiplier les contres (1,5) et les interceptions (1,1), donnant ainsi un relief supplémentaire à l’impression visuelle laissée par le garçon lorsqu’il doit se coltiner les meilleurs ailiers adverses.

La déception : Gary Trent Jr

Il entrait dans sa dernière année de contrat, et était attendu au tournant. Le résultat a finalement été décevant. Devenu un 3&D fiable et respecté ces dernières années, Gary Trent Jr n’a pas réussi à se hisser à son niveau habituel. Il a ainsi livré sa production la plus faible depuis 2020 au scoring (13,7 points). Son poignet est toujours bien là comme le rappelle son pourcentage extérieur (39,3%), mais sa défense a laissé à désirer. Dans une saison moribonde, il aura été à l’image de son équipe. À 25 ans, il a ainsi peut-être disputé sa dernière année dans le Canada alors qu’il doit signer un nouveau contrat dans les prochaines semaines.

Quel avenir pour les Toronto Raptors ?

Engluée dans une longue transition depuis le titre de champion acquis en 2019, Toronto a définitivement table rase du passé en échangeant les derniers vestiges de l’ère Nick Nurse (Anunoby et Siakam). Désormais, les Canadiens semblent partir pour s’appuyer sur un trio fort Scottie Barnes – RJ Barrett – Immanuel Quickley. Trois joueurs qu’il faudra payer à l’avenir. Si Barrett est déjà blindé, Quickley doit être prolongé cet été, tout comme Barnes, qui sera en fin de contrat rookie fin 2025, et éligible à une belle extension. Avec Jabob Poeltl et ses 19,5 millions en plus, le board canadien ne disposera pas d’une grande marge de manœuvre cet été. Cela permettra avant tout de définir les contours du nouveau projet. Un projet enfin sain pour remettre sur les rails une franchise abonné au ventre mou ces dernières années.

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