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Bilan NBA 2022 : Les expériences du Thunder d’OKC n’ont pas fait de miracles

Joris Schamberger

Publié le

Bilan NBA 2022 Les expériences du OKC Thunder n'ont pas fait de miracles
Visuel Dicodusport - Photo Icon Sport

NBA 2021-2022 – La saison NBA touche à son terme. Les playoffs approchent et plusieurs équipes vont connaître une fin de saison anticipées. A cette occasion, la rédaction de Dicodusport revient sur la saison des équipes éliminées. Aujourd’hui, on parle de tank, de jeunes et de draft : on parle du Thunder d’OKC.

Ce qu’il faut retenir de la saison du Thunder d’OKC

Difficile d’être déçu par la saison médiocre du Thunder. Avec la collection de picks de drafts récoltés par le GM Sam Presti, on savait d’avance que l’équipe ne viserait pas les playoffs. L’équipe a changé de 5 majeur un nombre incalculable de fois tout au long de la saison. Le coach Mark Daigneault avait davantage un rôle de surveillant de centre aéré que de coach NBA. L’attaque en particulier a été catastrophique : OKC a été l’équipe qui a marqué le moins de points cette saison. L’avantage de ce genre de saisons, cependant, c’est que cela permet de voir des jeunes joueurs se montrer.

On connaissait déjà le talent incroyable de Shai Gilgeous-Alexander qui s’affirme de plus en plus comme un vrai franchise-player pour cette équipe. Il ne lui manque plus qu’un soupçon de régularité, notamment à 3 points, pour réellement se prétendre leader d’une équipe compétitive. De plus, ses futurs lieutenants commencent à apparaître dans ce laboratoire qu’est le Thunder. Nous reviendrons plus tard sur le génial rookie Josh Giddey bien sûr. De son côté, Lugentz Dort reste une prison horrible pour tout extérieur adverse. Concernant notre frenchie Théo Maledon, la saison est mitigée. Après un début de saison très compliqué, et un séjour en G-League, le meneur finit l’exercice 2021-2022 sur une bonne note. Difficile cependant de voir son avenir s’écrire à OKC, tant son poste est bouché.

Notre prévision en début de saison : 14ème / Classement actuel : 14ème


La révélation : Josh Giddey

Sa draft en 6ème place avait fait parler en juin dernier. Pourtant, aujourd’hui, Josh Giddey est le joueur avec le plus de potentiel de cette équipe du Thunder, avec Shai Gilgeous-Alexander. Grâce à 12 points, 6 rebonds et 6 passes, l’Australien semble compétent dans la quasi totalité des secteurs offensifs. Cependant, s’il y a bien un domaine où il peut progresser, c’est au shoot, et notamment à trois points.

En effet, avec seulement 26% de réussite derrière l’arc, laisser ce jeune meneur créateur ouvert à 3 pts risque de vite devenir une arme suffisante pour le limiter s’il ne progresse pas. Même chose pour son taux de réussite aux lancers francs de 70%. Une réussite correcte, mais un peu faible pour un extérieur. Pourtant, l’enthousiasme est de mise avec ce meneur polyvalent, qui a tout pour frôler le triple double de moyenne d’ici quelques années. De quoi rappeler de bons souvenirs aux fans d’OKC.

Josh Giddey

Josh Giddey – Icon Sport

La déception : Aleksej Pokuševski

Le problème du Sam Presti, c’est qu’il voit sa franchise comme un savant fou verrait son laboratoire. Les expériences ratées sont nombreuses. Et le problème qu’a Presti, c’est que certains de ses joueurs sont plus des phénomènes de foire qu’autre chose. On va laisser de côté Darius Bazeley ou Isaiah Roby, qui sont aussi de belles déceptions, et se concentrer sur Aleksej Pokuševski. En effet, le jeune homme a tout du monstre de Frankenstein rafistolé à l’arrache, avec trois ficelles et une aiguille.





Sa saison de rookie était pourtant prometteuse par moment, et on se demandait quel niveau pourrait atteindre cet alienUn an plus tard, le pire scénario se profile. Le Serbe n’a progressé dans aucun secteur de jeu, et l’effet de surprise de voir l’alien du clip de Dame tu cosita jouer au basket commence à s’essouffler. Seulement 7 points, accompagnés de 5 pauvres rebonds, pour un joueur de 2m13, c’est un peu dur à avaler. Peut-être serait-il temps pour lui de prendre enfin un peu de muscle. Cela lui permettrait de pouvoir jouer au poste 5, qui serait plus adapté à sa taille. Parce qu’en l’état actuel, et avec la draft d’intérieurs qui se dessine, on ne donne pas cher de sa peau.

Quel avenir pour Oklahoma City Thunder ?

On ne va pas se mentir, la reconstruction risque de durer encore quelque temps. L’avantage dont bénéficie le Thunder, c’est que la marge salariale est bonne. À l’exception du gros contrat de SGA, et du dead cap provoqué par le salaire de Kemba Walker, aucun poids n’est à déplorer dans le cap. Et de toute façon, les seuls joueurs qu’il sera important de prolonger sont pour le moment Dort et Giddey. Pour le premier, cela ne sera nécessaire qu’à la fin de la saison prochaine. Quant au second, il a encore du temps avant de sortir de son contrat rookie. Les véritables questions contractuelles concernent principalement Derrick Favors, qui bénéficie d’une player-option cet été. Sans compter tous les jeunes décevants sous contrat rookie, dont l’équipe peut choisir de les garder un an de plus ou non.

Dans tous les cas, il faudra attendre la draft et la loterie pour avoir une ligne d’horizon claire pour le Thunder. L’an dernier, la loterie ne leur avait pas souri, mais la draft de Josh Giddey s’est avérée être un bon coup. Cette année, le niveau de la draft est un peu moins bon. On espère un choix dans le top 5 pour avoir un véritable intérieur jeune avec du talent dans cette équipe. Chet Holmgren est bien entendu en ligne de mire, mais cette draft est très fournie en intérieurs. Ainsi, avec Paolo Banchero, Jabari Smith ou encore Jalen Duren, Sam Presti devrait facilement pouvoir renforcer sa raquette. Malgré tout, il faudra attendre encore quelque temps avant de voir OKC sortir de son tank.

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