Billet d’humeur Tour de France – Pas besoin de relief pour avoir du spectacle
TOUR DE FRANCE 2025 – Beaucoup ont critiqué le tracé des étapes de ce week-end. On vient pourtant d’assister à la plus belle étape depuis le début du Tour.
Vous êtes où tous ceux qui ont critiqué les étapes de ce week-end ? Sous prétexte qu’ASO offrait deux étapes de plat ce week-end. D’une, c’est proche de la malhonnêteté, car ce week-end est spécial, avec un 14 juillet le lundi. Qui offre là une étape de montagne, avec 4400 m de dénivelé positif et une arrivée au sommet de la station de Sancy. D’autre part, on a assisté à la plus belle étape du Tour de France 2025, depuis son départ. Et oui, certains n’apprennent pas de leurs erreurs et continuent de penser que c’est le relief qui fait la course et non pas les coureurs. Ce n’est pas faute d’avoir eu de grandes étapes de plat par le passé. Ce n’est pas faute d’avoir déjà eu la première étape, cette année, pour « avertissement ».
On les a vus les critiques pleuvoir sur les réseaux sociaux, sur le tracé des deux étapes de ce samedi et dimanche. Comme s’il fallait absolument de la haute montagne pour le week-end. Les mêmes personnes qui vont sans doute venir cracher leur bile, si le Tour de France venait à être assommé dès Hautacam. Et oui, ce dimanche, c’était un peu jour de classique. Qui dit classique, dit Mathieu van der Poel. Lui aussi, pas mal critiqué sur les réseaux, pour un prétendu manque de panache (ce qu’il ne faut pas lire), a ravivé les raids d’antan, au terme d’une étape qui aurait sans doute rendu fier son grand-père Raymond Poulidor.
Une étape sous tension
Oui, rien ne s’est passé comme prévu aujourd’hui. Personne n’attendait l’attaque du Néerlandais. Qui a su piéger tout le monde, en faisant croire qu’il jouait uniquement le sprint intermédiaire. Que ce fut agréable de voir ce petit vent de panique gagner le peloton et la Lidl-Trek, quand tout le monde a compris que ce n’était pas qu’un feu de paille. On a assisté à 160 km de grande tension, entre un petit duo et un peloton un peu affolé. Une tension qui s’est achevée uniquement à 700 m du but, quand le Néerlandais a dû abdiquer, vaincu par la meute. Trouvez-moi une étape, depuis le début de ce Tour de France, où on a été en apnée pendant presque l’intégralité de l’étape. Ne cherchez pas, il n’y en a pas.

Place à la montagne, avec des étapes difficiles qui vont rapidement s’enchaîner. Que l’on n’en entende pas un râler, parmi ceux qui ont critiqué le parcours de ce week-end, si ces étapes venaient à être décevantes.

