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Edito

Billet d’humeur Tour de France : Tous ces risques pour porter seulement un jour le maillot à pois…

Sébastien Gente

Publié le

Billet d'humeur Tour de France Tous ces risques pour porter seulement un jour le maillot à pois...
Photo Icon Sport

TOUR DE FRANCE 2025 – Benjamin Thomas et Mattéo Vercher se sont mis ventre à terre, deux fois, mais les deux clients pour le maillot à pois ont failli voir leur Tour s’arrêter : le jeu en valait-il la chandelle ?

Les images d’abandon dès le premier jour du Tour de France sont toujours d’une tristesse infinie. Celles de Filippo Ganna (INEOS Grenadiers) et de Stefan Bissegger (Decathlon AG2R La Mondiale Team) ne font pas exception à la règle. Mais elles sont involontaires et malencontreuses. Celle qu’ont subi Mattéo Vercher (Team TotalEnergies) et Benjamin Thomas (Cofidis) aurait pu mettre fin à leur Tour d’entrée de jeu.

Encore plus de risques

On ne leur reprochera pas leur volonté. Membres de la première échappée, ils se sont déjà écharpés sur la première des trois côtes de 4ème catégorie au menu. Mais même s’ils n’ont pas pu résister au peloton, ils sont ressortis, cette fois en duo, pour aller chercher le petit point en haut du célèbre Mont Cassel : si Thomas le prenait, à lui les pois. Ce qui sera le cas, au terme d’un sprint à ne montrer dans aucune école de cyclisme. Thomas commençait par un move de pistard en fermant la fenêtre sans vergogne, Vercher manquait de tomber après avoir dérapé à de nombreuses reprises, avant que Thomas ne jette son vélo pour gagner ce « sprint »… et ne tombe dans la foulée, emportant avec lui son rival.

Le coureur Cofidis portera le maillot à pois. Mais il a passé la majorité du reste de l’étape accroché à la voiture médicale. Vercher ne semblait pas en meilleure forme, et se consolera avec le prix du combatif de l’étape. Tout le monde est content. Le fait que six points soient en jeu demain – dont 5 dans les 30 derniers kilomètres – n’a pas pesé sur les risques pris : pour une journée en maillot à pois, c’est un Tour de France entier qui a été mis en jeu. Et tant pis si cela ne dure qu’une journée.

Bien sûr, il faut montrer le maillot du sponsor, en particulier pour Cofidis, qui jouait à domicile. Et bien sûr, les chutes, ça arrive. Mais une première étape de Grand Tour, c’est toujours nerveux. Et si on quitte le peloton, outre le fait de participer à une échappée « publicitaire », c’est aussi pour ne pas passer sa journée à frotter et éviter les chutes. Pas pour se mettre en situation d’en subir en improvisant un sprint sur des pavés glissants. Si l’un, l’autre ou les deux sont non partants demain, qui se souviendra d’autre chose que cette chute qui, au vu des images, deviendra alors un sujet de moquerie ? En espérant que tout le monde ne prenne pas autant de risques, et que les sponsors soient contents…

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