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Billet d’humeur : Les Herbiers de Provence

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[Billet] « Les Vendéens ne sont pas si fous. Ils ne partiront pas sans croire en vous », telles sont les paroles qui résonnent dans la tête du petit poucet, Les Herbiers, à quelques heures de cette finale de Coupe de France. Ces mots ne sont pas tirés d’un tweet du président de ce club de National, mais bien du chanteur controversé Philippe Katerine, encourageant l’équipe à réaliser l’exploit face à l’ogre parisien.

Un hymne à la joie mêlant chant de supporters et rap coupant l’herbe, sous le pied du président lyonnais Jean-Michel Aulas, qui aurait aimé autant de pacifisme de la part des supporters marseillais. Il faut dire que les Phocéens sont aussi en herbe depuis leur qualification en finale de Ligue Europa, eux qui devront faire face à Atlético Madrid, dans le stade de leurs rivaux olympiens. Dans les deux situations, ces outsiders français entreront sur le terrain, dans la peau d’un David contre Goliath des temps modernes, tels des Avengers face à Thanos. Pas de pierres d’infinités, mais des moyens économiques quasi-infinis ou une expérience européenne récurrente, attendent nos héros. D’un côté une marée aux couleurs de Jeanne Mas, tentant de stopper les assauts titanesques du géant parisien, en quête d’un quatrième sacre consécutif. De l’autre, des « minots » en feu, prêts à tout « casser chez Aulas » et mettre fin à la suprématie du football espagnol, dans cette compétition européenne.

Pour préparer au mieux cette finale de Coupe de France, les Herberais ont fait appel à Thierry Anti, l’entraîneur de l’équipe de handball de Nantes, rivalisant dans son sport avec le club de la capitale. Ironie du sort, les Nantais retrouveront les Parisiens en demi-finale de Ligue des champions, le samedi 26 mai à Cologne. Une chose est sûre, que ce soit pour le football ou handball, le Pays de la Loire entend bien faire voir aux Franciliens, des vertes et des pas mûres. En tout cas s’il avait été footballeur, Roger Federer aurait sans doute parié une victoire des Herbiers, préférant le gazon à la terre battue. « The Greatest of All Time » a choisi Stuttgart pour son retour à la compétition, après plus de deux mois d’absence. Un retour en Allemagne devenu traditionnel depuis bientôt trois saisons, pour le Suisse, malgré deux échecs en 2016 et 2017, pour préparer au mieux le tournoi de Wimbledon. Gazon maudit ?

Quoiqu’il en soit, le numéro 2 mondial, espère un parcours sans mauvaise herbe. Ce soir, un « petit club » nous montrera s’il est venu jouer avec la main verte sur le ballon, ou se promener comme un touriste dans Le Jardin des Tuileries.

Charlie Creteur


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