Nous suivre
Cyclisme sur route

Boucles de la Mayenne 2025 : Pierre Latour piège les sprinteurs sur la 1ère étape

Etienne Goursaud

Publié le

Boucles de la Mayenne 2025 Pierre Latour piège les sprinteurs sur la 1ère étape
Photo LNC

BOUCLES DE LA MAYENNE 2025 – Pierre Latour (TotalEnergies) a remporté en solitaire la 1ère étape en piégeant les sprinters. Le grimpeur a tenté sa chance à 1500 m du but et a résisté au retour du peloton. Une victoire qui va faire un bien énorme au coureur, souvent en proie à la malchance.

Mais qu’elle fait plaisir celle-là ! Trop souvent habitué à la malchance, dans les communiqués pour annoncer des chutes et des abandons et en proie aux doutes dans les descentes, Pierre Latour a renoué avec la victoire. Et pas de la façon la plus moche qu’il soit. Parti à 1500 mètres du but, en contrant Florian Sénéchal (Arkéa-B&B Hôtels), dans un final punchy, le grimpeur et maillot blanc du Tour de France 2018 a été au bout de son exploit. Le coup du kilomètre revisité en version 1500 m. Quel exploit physique et quelle façon de se redonner de la confiance. Et offrir la sixième victoire de la saison pour la TotalEnergies.

Quatre hommes à l’avant

Quatre courageux ont formé la première échappée de cette édition des Boucles de la Mayenne et ceux, dès les dix premiers kilomètres de cette première étape. On retrouve des formations désireuses de montrer le maillot, comme CIC – U – Nantes, qui a placé le tout jeune Lenaic Langella (20 ans) à l’avant. Mais aussi Van Rysel Roubaix, qui ne manque que très rarement les bons coups, notamment sur les courses françaises. Représentée par deux hommes, le Français Célestin Guillon et le plus Français des Belges, Kenny Molly. À ces trois hommes, s’ajoute Clément Izquierdo (Cofidis). Un groupe bien maîtrisé par le peloton, qui n’a laissé qu’un écart maximal de 3:40.

Un quatuor devenu trio quand, à 31 kilomètres de l’arrivée, Kenny Molly a été victime d’une chute. L’écart était alors de 1:05 avec un peloton qui avait entamé la chasse depuis 20 kilomètres. Malgré une belle résistance, notamment quand ils n’ont compté que dix secondes d’avance, les échappées ont dû s’incliner face à une meute de fauves organisée. Même si Clément Izquierdo a tenté de prolonger le plaisir en solitaire, s’isolant à 14 kilomètres du but. Il résistera 2 kilomètres. Mais la meute avait envie de se jouer la victoire au sprint, malgré un final avec quelques petites bosses bien casses-patte. Des coureurs ont tenté de déstabiliser la bonne marche du peloton. Dont Alessandro De Marchi (Jayco-AlUla). Mais le peloton a bien fini par être piégé.

Beaucoup d’attaques dans le final

Celle du trio Anthon Charmig (XDS-Astana), Damien Touzé (Cofidis) et Clément Venturini (Arkéa-B&B Hôtels) a été en revanche bien plus incisive. Rejoints par Michel Hessmann (Movistar) et Alessandro De Marchi (encore). Malheureusement, malgré une certaine organisation, ils ont dû accepter le retour du peloton à quatre kilomètres du but. L’attaque de Joris Chaussinand (CIC – U – Nantes) fut tout aussi incisive dans la foulée ! Il sera repris à 1500 m du but. Mais l’attaque suivante, celle de Pierre Latour, sera celle de la victoire. Le peloton, piégé, devant se résigner à jouer la deuxième place. En premier lieu, Biniam Girmay, qui avait imposé sa pointe de vitesse, mais qui doit se contenter de la deuxième marche. Devant Paul Penhoët, qui rassure tout de même sur sa condition.

Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *