Bretagne Classic 2023 : Valentin Madouas s’impose sur ses terres
BRETAGNE CLASSIC 2023 – Valentin Madouas (Groupama-FDJ) remporte chez lui la Bretagne Classic. Son premier succès sur une classique World Tour. Il devance son compatriote Mathieu Burgaudeau (TotalEnergies). La formation de Marc Madiot a parfaitement manœuvré dans le final.
Deux hommes à l’avant, Küng en grand animateur
Bien peu étaient les concurrents à vouloir prendre la fugue du jour sur cette Bretagne Classic. Deux hommes se sont échappés. On retrouve l’Italien Alessandro Tonelli (Green Project-Bardiani CSF) et Aaron Van der Beken (Bingoal-WB). Un duo, facile à contrôler pour la meute. Et qui seront avalés à 86 kilomètres de l’arrivée, par le peloton. Sans qu’ils aient pu réellement rêver d’une épopée.
Car la course s’est quelque peu décantée à 80 kilomètres de l’arrivée. Mick van Dijke (Jumbo-Visma) et Stefan Küng (Groupama-FDJ) sont sortis en costauds, dans une des ascensions du jour. Un duo de costauds auquel n’arrivera pas à se joindre Lilian Calmejane (Intermarché-Circus-Wanty) et Gianni Moscon (Astana-Qazaqstan). Les parties en gravel, petite nouveauté de ces dernières éditions, provoquant plusieurs mouvements de course. Avec des coureurs piégés. Dont le champion du monde Mathieu van der Poel (Alpecin-Deceuninck), qui effectue sa reprise, après son titre acquis à Glasgow. Il parviendra à rentrer, mais traînera sa peine dès que la route est difficile. Sans surprise, il ne pèsera pas dans le final de la course.
#BretagneClassic | La course commence à s’animer ! Qui remportera la célèbre classique bretonne cette année ?
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Le numéro de Küng
Le peloton laisse un peu de crédit au duo, qui prend 1:30 d’avance à 60 kilomètres de l’arrivée. Puis près de deux minutes. La menace est prise au sérieux par un peloton, qui ne peut pas laisser trop de crédit à un formidable rouleur comme Stefan Küng. La Soudal-Quick Step et la Movistar, aidées par d’autres formations, prennent le manche pour imprimer un gros tempo. Qui provoque une sélection. Une sélection accélérée par une grosse chute à 45 kilomètres de l’arrivée. Qui envoie à terre Warren Barguil (Arkéa-Samsic) et Ben Healy (EF Education-Easy Post), parmi les gros poissons.
Fausto Masnada (Soudal-Quick Step) déclenche les hostilités à 35 kilomètres de l’arrivée, suivi par Jai Hindley (Bora-Hansgrohe) et quelques autres coureurs. Devant, Stefan Küng s’est débarrassé de son compagnon d’échappée, alors que l’écart n’est plus que de 48 secondes. Mais personne ne parvient à sortir de l’arrière. Comme souvent dans cette configuration, on a des accélérations, puis des ralentissements. Cela profite à Stefan Küng qui lisse son effort à l’avant. S’il est repris, il a montré qu’il avait encore des jambes dans le final. Le Suisse a effectué une journée absolument exceptionnelle à l’avant. Cela aura son importance dans le succès de son coéquipier ce dimanche.
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Cosnefroy provoque la sélection
Les mouvements se poursuivent et le Suisse est rattrapé à 18 kilomètre par un groupe de champions à l’initiative de Benoît Cosnefroy. On y retrouve Valentin Madouas (Groupama-FDJ) mais aussi Benoît Cosnefroy (AG2R-Citroen), Mathieu Burgaudeau (TotalEnergies), Alex Aranburu (Movistar), Marc Hirschi et Felix Grossschartner (UAE- Team Emirates) et Jai Hindley. Rejoints par Tiejs Benoot (Jumbo-Visma), Jasper De Buyst (Lotto-Dstny), Mauri Vansevenant (Soudal-Quick Step), Jakob Fuglsang (Isarel-Premier Tech), Frederik Wandahl (Bora-Hansgrohe) et Pavel Sivakov (INEOS Grenadiers).
Stefan Küng, Felix Grossschartner et Frederik Wandahl s’isolent à l’avant. Valentin Madouas et Mathieu Burgaudeau parviennent à faire la jonction quelques kilomètres plus loin. Les cinq hommes font un gros travail, alors qu’Alex Aranburu reste en carafe seul derrière. Valentin Madouas tente sa chance avant la flamme rouge. Mais ne peut faire le break, alors que Wandahl a disparu. Malgré son attaque, le Breton parvient à déclencher un sprint propre, pour contenir le retour de son compatriote Mathieu Burgaudeau, qui échoue encore une fois à une 2ᵉ place dans une grande course. C’est le 2ᵉ succès du Breton en 2023, après son titre de champion de France. Difficile de dire lequel a le plus de saveur, tant les deux ont de la gueule.
#BretagneClassic | Gagner Plouay pour un Breton avec le maillot de champion de France sur le dos, elle est magnifique cette victoire de Valentin Madouas 🤩
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TOUTALO
4 septembre 2023 à 16h45
Kung était sans doute le plus fort de ce peloton dans l’Ouest, mais le Suisse, si souvent second en chrono, ne termine que quatrième; quatre ou cinq, c’est sa place.
Victoire de Madouas, mais le déroulement de l’épreuve tendrait à vouloir comparer les courses du premier et de son second, Madouas et Burgaudeau. Burgaudeau sans doute aussi fort, mais beaucoup plus généreux dans l’effort que son vainqueur, ce dernier fort adepte du lissage de l’effort ou de la ratagasse à cinq ou huit derrière les autres. Madouas beaucoup plus expérimenté par ses performances en classiques et par sa réflexion à l’approche du sprint, notamment fils du père, et parfait connaisseur de l’endroit lui aussi; et Madouas secondé par son équipier Kung dans le quatuor de tête, contrairement à Burgaudeau, trop seul dans sa course à la Total… N’en jetez plus de ces supériorités en tous genres, cela transpire trop le milieu et le métier, Burgaudeau ne pouvait pas gagner…