Nous suivre
JO d'hiver 2026

Cap sur les JO 2030 pour une délégation française pleine de promesses

Victor Clot-Amiot

Publié le

Cap sur les JO 2030 pour une délégation française pleine de promesses
Photo Icon Sport

JO 2026/JO 2030 – Au terme de ces Jeux Olympiques, c’est une équipe de France pleine de promesses qui peut désormais se diriger vers les JO 2030 en France.

La moyenne d’âge des médaillés, premier indicateur au vert

Objectif rempli ! Tous les voyants étaient au vert avant ces Jeux Olympiques pour battre le record de médailles (15 en 2014 et 2018) et de titres (5 en 2018 et 2022). Avec un bilan de 23 médailles dont 8 titres, les Bleus peuvent se réjouir de Jeux Olympiques de tous les records. Mieux, en se projetant vers les JO de 2030 dans les Alpes françaises, il y a fort à parier que ce bilan pourrait très vite être de nouveau battu. Explications.

En 2022, la moyenne d’âge des médaillés s’élevait à 27,8 ans. Cette année, celle-ci était légèrement plus basse (27,3), preuve d’une génération qui monte et qui performe. Mieux encore, en y retirant les biathlètes (quatre d’entre eux, médaillés en 2022 et 2026, font mécaniquement monter la moyenne d’âge), celle-ci a de fait été abaissée de 28 à 27 ans. C’est un signe qui ne trompe pas : l’équipe de France a rajeuni pendant l’olympiade tout en haussant son niveau global.

Les presque-médailles et la génération émergente

Si nos confrères de la Fédération Française de la Lose s’en amusent, nous préférons y voir une lueur d’espoir. Les Français ont trusté les places de finalistes. En plus des 23 médailles récoltées, les Bleus ont également cumulé 9 quatrièmes places, 10 cinquièmes places et 7 sixièmes places. De quoi leur assurer une très belle place à la placing table si celle-ci, introduite en athlétisme, existait aux Jeux d’hiver, et une cinquième position au classement des presque-médailles de nos amis.

Mais s’il est vrai que se réjouir d’accessits peut faire sourire, voire susciter la raillerie, analyser la liste des presque-médaillés donne de grands espoirs pour 2030. On dénombre ainsi 16 athlètes âgés de moins de 26 ans ayant terminé quatrièmes, cinquièmes ou sixièmes*. Une nette amélioration puisqu’en 2022, on ne comptait que 11 athlètes en additionnant les médaillés et les top 6 !

*Éric Perrot, Camille Bened, Océane Michelon, Adam Siao Him Fa, Lorine Schild, Evgeniia Lopareva, Germain Deschamps, Valentin Foubert, Margot Ravinel, Mathis Desloges, Victor Lovera, Romain Allemand, Aidan Chollet, Jonas Chollet, Julia Nirani-Pereira et Léa Casta.



Les Bleus s’affirment dans de nouvelles disciplines

Cette augmentation traduit aussi un élargissement de l’éventail des disciplines dans lesquelles les Français s’affirment. Les Bleus ont ainsi envoyé un contingent record à Milan en patinage de vitesse (cinq hommes et une femme), pour un bilan encourageant. Si la France attend encore sa première médaille olympique, on ne peut que saluer les trois top 5 et le top 10 obtenus par les patineurs tricolores.



En saut à ski, Valentin Foubert est devenu le premier Français à s’immiscer dans un top 5 olympique. Âgé de 23 ans, le natif de Fontainebleau peut désormais se projeter beaucoup plus sereinement vers 2030. C’est également le cas de Romain Allemand, premier Français vainqueur d’une Coupe du monde de snowboard slopestyle il y a quelques semaines. S’il n’a pas décroché de breloque à Livigno, sa cinquième place, à seulement 19 ans, n’augure que du bon.

Dans d’autres disciplines, les Français n’ont obtenu ni médaille ni top 6, mais ont pris rendez-vous avec l’avenir. Ainsi, en ski de fond féminin, Léonie Perry a réalisé de solides Jeux Olympiques (un top 10 et un top 20 en individuel), emmenant dans son sillage Mélissa Gal, avec laquelle elle a terminé septième du sprint par équipes.

Une septième place finale, c’est aussi le résultat des Bleues du short-track. Le collectif tricolore (Aurélie Lévêque, Cloé Ollivier, Bérénice Comby et Eva Grenouilloux) a renoué avec les Jeux Olympiques vingt ans après la dernière participation d’un relais féminin français. Avec une moyenne d’âge de 21,5 ans, les quatre femmes sont en plein apprentissage et ne cessent de progresser. Chez les hommes, derrière Quentin Fercoq (26 ans), une jeune génération absente aux Jeux — à l’exception d’Étienne Bastier (22 ans) — est aussi en train d’éclore, avec 2030 dans le viseur.

Des nouveaux sports qui pourraient venir gonfler le bilan

Les prochains mois devraient nous en dire davantage, mais les nouveaux sports au programme des Jeux Olympiques de 2030 pourraient permettre à la France d’augmenter son total de médailles. On pense ainsi au ski de vitesse, où Simon Billy est quadruple champion du monde en titre, au freeride, où la France a terminé à cinq médailles lors des premiers championnats du monde disputés en janvier, ou au télémark, discipline dans laquelle les Bleus ont décroché huit breloques aux Mondiaux l’an dernier.

Bien sûr, l’élargissement potentiel du panel d’épreuves de ski-alpinisme pourrait également permettre à la France de glaner quelques médailles supplémentaires.

Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *