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Hockey sur glace

Caroline Baldin : « Je dirai au revoir au haut niveau après le championnat du monde »

Maxime Cazenave

Publié le

Caroline Baldin  « Je dirais au revoir au haut niveau après le championnat du monde »
Photo Icon Sport

Hockey sur Glace / Mondial D1A – Récemment championne de Suisse pour la quatrième fois de sa carrière avec le ZSC Zurich, Caroline Baldin vient de produire une nouvelle saison remarquable. La gardienne internationale boucle ainsi sept années couronnées de réussite en Suisse, et se prépare à disputer le dernier grand défi de sa carrière avant de se retirer : le Mondial D1A avec l’équipe de France. A moins d’un mois des hostilités, on fait le point avec celle qui est aussi connue sous le sobriquet de Carowall.

Tu viens de remporter ton quatrième titre de championne de Suisse avec Zurich. Quel élément a été la clé de votre succès tout au long de l’année ?

On a réussi à créer une très bonne alchimie avec les joueuses et le staff. Malgré la jeunesse de notre équipe, sur les playoffs, on n’a pas eu besoin de superstars, donc c’était hyper agréable.

Le club semble énormément miser sur son centre de formation.

C’est le but de l’organisation. Zurich est de plus en plus professionnel dans la mesure où le club possède quatre équipes féminines. Il y en a une plutôt loisirs, mais ils recrutent également des joueuses de moins de quatorze ans de toute la région. Ça permet à ces filles de mieux se connaître, de jouer en hockey féminin toutes ensemble. Elles jouaient en Ligue D cette saison et viennent d’être promues en Ligue C. En plus de jouer avec les garçons, ça leur rajoute des matchs et cela crée des liens. Pour le club, cela lui permet de voir les jeunes potentiels pour l’emmener vers le GCK, qui est notre équipe B, et pouvoir se développer afin d’ensuite venir au ZSC.

Comme un symbole, c’est une joueuse de 16 ans qui a inscrit le but pour valider le titre dans le dernier match de la finale.

Cette joueuse de 16 ans a marqué le but décisif, et on a également eu pour les playoffs une joueuse qui a eu quinze ans en mars. Elle a joué dans les trois équipes cette année ! Je suis assistante coach de l’équipe B, et le plan est de vraiment développer les jeunes joueuses du club pour que l’équipe première puisse les utiliser plus tard.

Quel va être ton avenir à l’issue de cette saison ?

Jusqu’en novembre, le plan était de rester. Je me suis posée afin de décider de ce que je ferais après puisque je vais arrêter le haut niveau. Je vais finalement déménager à Lausanne avec ce gros pincement au cœur de quitter Zurich puisque j’ai eu une super opportunité professionnelle, donc le focus sera de développer cette carrière-là.

Il s’agit donc de ta dernière saison professionnelle ?

C’était mon dernier titre et mon dernier match avec Zurich, donc ça a été une grande émotion. Il me reste le championnat du monde avec l’Équipe de France et ensuite je dirai au revoir au haut niveau. Je risque de continuer à jouer au hockey, mais en tout cas ni en Ligue A, ni en Équipe de France.





Cela doit être quelque chose de particulier de pouvoir clôturer ta grande aventure avec l’équipe de France à domicile ?

C’est vraiment un honneur de pouvoir terminer avec ce groupe-là, à la maison. Ça va être une grande fête et j’ai vraiment hâte. La fin à Zurich m’a permis d’avoir un avant-goût de ce que c’était. Avec l’équipe de France, c’est une histoire qui est encore plus grande et plus forte en émotion. Mes amies font partie de cette équipe, on a vécu des choses incroyables avec le staff et les joueuses. Pour le moment, le message que j’ai donné à Greg (Tarlé), c’est que je veux me focaliser sur la performance. Ça commence par la préparation, pour terminer de la plus belle des manières.

Comment juges-tu cette poule de cinq ? On semble se diriger vers un duel avec la Slovaquie, une équipe qui vous ressemble.

Clairement ! Ce sont des équipes que l’on connaît, à l’exception des Pays-Bas que l’on a pas joués depuis très longtemps. Ça va être un peu comme Vaujany (en 2018), un championnat du monde où les équipes sont très rapprochées. On a accumulé un peu plus d’expérience en allant en Élite au Mondial à Espoo. Chaque match sera difficile, il faudra les prendre les uns après les autres, puisqu’il y aura une véritable bataille à chaque fois.

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