Ce qu’il faut retenir de la conférence de presse de Clémence Calvin
Après une semaine de silence total, Clémence Calvin, soupçonnée de s’être soustraite à un contrôle antidopage à Marrakech, s’est exprimée devant la presse, à Paris. La native de Vichy, vice-championne d’Europe du marathon en 2018, a donné sa version des faits, accusant les agents de l’AFLD de l’avoir agressée sans se présenter en amont. Extraits.
En préambule, l’avocat de Clémence Calvin, Me Arnaud Péricard, a annoncé que l’AFLD (Agence Française de Lutte contre le Dopage), avait notifié ce matin à l’athlète française sa suspension à titre provisoire et l’ouverture d’une procédure disciplinaire après le manquement présumé de Marrakech le 27 mars dernier.
Me Péricard a ensuite évoqué les 24 contrôles que la Française a subies ces derniers mois : « Tous ses prélèvements opérés depuis 14 mois ont toujours été négatifs », prouvant, selon lui, qu’il n’y a « pas de problématique de dopage. »
La version des faits de Clémence Calvin
D’une voix hésitante, Clémence Calvin a ensuite pris la parole en expliquant d’abord pourquoi elle s’est murée dans le silence durant une semaine : « Si je n’ai pas parlé avant, c’est parce que je suis en premier lieu une athlète et avec ma famille et mes proches, on voulait me préserver de tout ça. Et vu l’ampleur que cela a pris, je les remercie. »
La Française a ensuite relaté la scène avec les contrôleurs de l’AFLD à Marrakech : « Ce que j’ai vécu, c’était tout sauf un contrôle, c’était d’une grande violence, une incompréhension totale. Des gens m’ont saisi par le bras et m’ont dit police française (…) je n’ai jamais vécu ça, et à aucun moment je n’aurais pu imaginer qu’il s’agissait d’un contrôle. »
L’athlète a, dans un second temps, répondu aux questions des journalistes, dont celle portant sur les rumeurs faisant état d’un accrochage entre son mari, Samir Dahmani, et les contrôleurs de l’AFLD : « Non, jamais. Mon mari est quelqu’un de très calme. Il s’est contenu, il a seulement éclaté dans la voix ». Dahmani fait quant à lui l’objet d’une suspension à titre conservatoire pour obstruction au contrôle.
« Ce que j'ai vécu le 27 mars, c'était tout sauf un contrôle »
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« Depuis que je fais de l’athlétisme, il y a de la jalousie, des gens qui diffusent de fausses infos sur moi »
La Martégale, le plus souvent confuse dans ses propos, a fondu en larmes au cours de la conférence de presse : « C’est parce que ça me rappelle des souvenirs émouvants que j’ai vécus avec vous », avant de se défendre et d’expliquer pourquoi, selon elle, cette affaire a pris une telle ampleur : « On (Dahmani et elle-même) est un couple atypique, avec de belles valeurs. Notre vie est particulière, je ne vois pas en quoi on peut déranger. Depuis que je fais de l’athlétisme, il y a de la jalousie, des gens qui diffusent de fausses infos sur moi ».
« Je reste droite et fière »
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La suite ?
Suspendue (provisoirement) par l’AFLD depuis ce matin, Clément Calvin compte néanmoins courir le Marathon de Paris ce dimanche. L’athlète devrait saisir le Conseil d’État en référé afin de s’aligner sur l’épreuve parisienne. Toujours est-il que cette conférence de presse a de quoi laisser dubitatif, tant la Française a semblé très confuse dans ses explications, notamment concernant ce silence après les révélations dans la presse. A ce jour, Clémence Calvin reste cependant présumée innocente. Reste à savoir si l’AFLD communiquera publiquement sur cette affaire qui continue d’intriguer au plus haut point.


