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Coupe du monde de biathlon

Ce qu’on a aimé et moins aimé lors de la saison 2025-2026 de biathlon

Etienne Goursaud

Publié le

Ce qu’on a aimé et moins aimé lors de la saison 2025-2026 de biathlon
Photo Icon Sport

Des Bleus en or, des globes de cristal, l’émotion Johan-Olav Botn et les limites des rivaux : le bilan marquant de la saison de biathlon 2025-2026.

Une saison en bleu-blanc-rouge

Si on est Français et qu’on aime le biathlon, la dégustation de caviar aura été à la fois régulière, goûteuse et fournie. Tant l’équipe de France a posé sa patte sur l’ensemble de la saison ! Les gros globes de cristal, qui sacrent les vainqueurs des classements généraux, sont dans l’escarcelle de deux Français. Éric Perrot a triomphé chez les hommes, tandis que Lou Jeanmonnot, un an après son immense frustration, remporte enfin ce gros globe qui s’était refusé à elle la saison passée.

L’équipe de France a également réalisé des Jeux Olympiques fous ! Avec 13 médailles, dont six en or, les Bleus affichent le meilleur bilan de leur histoire olympique. Et sont la meilleure nation de ces JO. Point d’orgue, les Bleus ont remporté les trois relais disputés (hommes, femmes et mixte).

Preuve d’une domination sans partage, malgré quelques péripéties, que ce soit dans le relais hommes comme dans le relais femmes. Des JO marqués par l’apothéose de Julia Simon et le retour en grâce de Quentin Fillon Maillet, deux des héros français de cette quinzaine pas loin d’être sainte pour le biathlon français.

On n’oubliera pas qu’à l’échelon inférieur, la France a également tout raflé ! Les deux gros globes de cristal sont revenus à Gaëtan Paturel et Paula Botet. Mieux, chez les hommes, les quatre premiers du classement général sont Français. Tandis que les cinq premières chez les femmes sont tricolores.

Les Bleus remportent la Coupe des nations hommes et femmes. Voldiya Galmace-Paulin a remporté le petit globe de l’individuel, Gaëtan Paturel et Paula Botet ceux du sprint et de la poursuite. Tandis qu’Amandine Mengin a remporté le petit globe de la mass start. Avec 13 médailles, la France a également écrasé les championnats d’Europe.



L’or et l’émotion de Johan-Olav Botn

C’est l’une des grandes images de ces Jeux Olympiques. Johan-Olav Botn, champion olympique de l’individuel lors des JO 2026. Le Norvégien avait tiré à 20/20 pour aller chercher le sacre ! Un sacre rempli d’émotion ! Tant pour ce premier titre en carrière que pour tout le contexte autour de celle-ci. Ami de Sivert Bakken, décédé à la fin de l’année dernière dans sa chambre d’hôtel, il a vécu tout le début d’année 2026 avec un poids et une peine que l’on ne peut que difficilement imaginer.



Absent tout le début de l’hiver, pour cause de maladie, et peu saignant lors de son retour avant les Jeux, les questions étaient légitimes autour de la forme de celui qui avait débuté la saison en boulet de canon, large dossard jaune après l’étape du Grand-Bornand. Sa médaille n’en est que plus belle. Le dépassement de soi, la fraternité, on était en plein dans l’esprit olympique après cette épreuve de l’individuel.

Sturla Lægreid, son attitude qui gâche de grands Jeux Olympiques

C’est à la fois un des héros et un des « bouffons » de ces Jeux Olympiques. Bouffon dans le sens primaire du terme d’avoir voulu amuser la cour du roi. Parce que, oui, Sturla Lægreid a fait de grands Jeux Olympiques. Alors qu’il arrivait à Milan-Cortina en n’étant monté sur aucun podium de Coupe du monde, il a glané une médaille à chaque course qu’il a disputée. Le bronze sur l’individuel et le sprint. L’argent sur la poursuite et la mass start. Sans oublier l’argent sur le relais hommes. Tombé à chaque fois sur plus fort, mais d’une immense régularité.

C’est surtout son attitude très puérile qui est venue gâcher tout cela. Après sa première médaille, il s’est fendu d’une interview surréaliste ! Avouant avoir trompé sa copine et affirmant en mondiovision vouloir la reconquérir. D’une part, c’est totalement inapproprié pour une équipe de Norvège qui a perdu à la fin de l’année Sivert Bakken, mort subitement dans sa chambre d’hôtel. Champion olympique de l’individuel, Johan-Olav Botn est celui qui a découvert son compatriote mort. Avec cette interview, Lægreid a quelque part « volé » son moment à Botn. Ainsi que le moment d’émotion légitime de la Norvège.

On n’oubliera pas non plus que des médias sont allés sortir de sa tranquillité l’ex-compagne du Norvégien. Alors qu’elle n’avait absolument rien demandé à tout ce tourbillon. En termes d’immaturité, la barre a été placée très haut à ce moment-là. À cela s’ajoutent de petites provocations envers Émilien Jacquelin. On a un combo de comportements à oublier !

Le manque de leaders réguliers cette saison

Cette saison, le gros globe de cristal du classement général est bleu-blanc-rouge. Éric Perrot, chez les hommes, et Lou Jeanmonnot, chez les femmes, sont les biathlètes qui ont triomphé et qui ont été les plus réguliers cette saison. Une grande satisfaction pour le clan tricolore, dont les représentants auront été à la hauteur de la saison.

Une régularité qui n’aura pas été le maître mot des concurrents, plus généralement, cette saison. Chez les hommes, on a évoqué le début de saison manqué de Sturla Lægreid, qui a fini ensuite en trombe. Le tenant du titre du gros globe n’a pas été en mesure de défendre sa couronne. Sebastian Samuelsson a été capable, comme trop souvent, du meilleur comme du pire, tandis que l’ensemble de la Norvège a été un peu moins dominante, après les retraites de Johannes et Tarjei Boe.

La malchance s’est emparée de Johan-Olav Botn, dossard jaune en début de saison et malade en début d’année 2026. Comme pour Tommaso Giacomel, victime d’un souci au cœur lors de la mass start des JO et out toute la fin de la saison.

Chez les femmes, cela n’a pas été mieux. Tenante du titre, Franziska Preuss n’a jamais été en mesure de défendre sa couronne. Elle a arrêté sa carrière à la fin des Jeux Olympiques, mais n’aurait, sauf miracle, pas pu entrer dans le top 5 du général. Une régularité que n’ont pas davantage trouvée les sœurs Oeberg. Elvira et Hanna, capables de fulgurances, comme en fin de saison, mais aussi de réaliser des courses catastrophiques.

Même Lisa Vittozzi est passée à côté de trop de courses pour espérer jouer ce gros globe. Sur la continuité de la saison de Coupe du monde, on est resté quelque peu sur notre faim.

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