Nous suivre
Cyclisme sur route

Célia Gery : « J’ai rempli un de mes objectifs cette année »

Etienne Goursaud

Publié le

Célia Gery « J'ai rempli un de mes objectifs cette année »
Photo Icon Sport

CYCLISME SUR ROUTE – Célia Gery (FDJ United – Suez) s’est confiée en conférence de presse après sa victoire sur La Flèche Brabançonne.

Célia Gery : « C’est une course qui me convenait. Les filles comptaient sur moi dans le final, mais rien n’était fait d’avance. Je n’avais encore jamais gagné chez les professionnelles et c’était un objectif de ce début de saison. Je l’ai fait aujourd’hui, avec l’aide de toutes les filles. Et je suis vraiment contente. »

C’est une pression qui s’en va ?

Oui et non. Je n’avais pas plus de pression que d’habitude, car ce sont des courses que je découvre. Je n’avais jamais couru sur la Flèche Brabançonne. Je suis vraiment contente, car je me dis que j’ai rempli un de mes objectifs cette année. C’est satisfaisant.

Tu étais la leader ce matin au briefing ou cela dépendait des circonstances de course ?

C’était moi en cas de final comme celui-là. Mais il y avait Franziska Koch, dont on sait qu’elle est très forte. Le déroulement de la course a fait qu’elle s’est sacrifiée pour moi. On a été un peu à contretemps toute la journée. On a loupé la première échappée et on a eu du mal à être dans le bon timing. Les filles se sont sacrifiées pour que je puisse disputer le sprint final.

Ce sprint est un peu particulier, on te voit te retourner plusieurs fois.

Au début, j’étais la seule de l’équipe et j’ai essayé de me placer dans les roues des sprinteuses que je connaissais le mieux, dans les trains des meilleures équipes. À un moment, quand je suis dans la roue de Lotte Kopecky, je me suis sentie enfermée à l’intérieur. J’ai trouvé une ouverture sur la gauche et je suis passée.

C’était très loin de la ligne, mais je me suis dit qu’il fallait lancer à ce moment-là, même si j’étais exposée au vent. Mon directeur sportif m’avait dit d’être très patiente… et je ne l’ai pas vraiment été (rires). J’ai essayé de gérer mon effort, car je savais que ça allait revenir très fort derrière. Finalement, ça l’a fait, en suivant mon instinct.



Tu es une coureuse complète, sur route comme en cyclo-cross. Y a-t-il une discipline que tu préfères ?

On me pose souvent la question. Ce sont deux disciplines qui se complètent vraiment bien. Je ne peux pas faire de choix entre les deux et j’apprécie autant les deux. Cet hiver, j’étais souvent ici pour les cyclo-cross, on logeait régulièrement dans la région.



Tu vas enchaîner avec les Ardennaises ?

Non, je vais terminer ma première partie de saison à Chambéry, sur une manche de Coupe de France, avant de couper. Je n’ai pas vraiment eu de coupure après le cyclo-cross.

Ce sont des courses qui peuvent t’attirer à l’avenir ?

Oui, bien sûr. J’aimerais pouvoir découvrir ces courses dans les prochaines années. Cette saison, on a fait le choix de me faire découvrir les Flandriennes et j’ai adoré. On verra l’année prochaine pour de nouvelles expériences.

Collectivement, sens-tu que la victoire de Franziska Koch à Roubaix a donné une dynamique à l’équipe ?

C’est sûr. Les victoires de Franziska Koch et de Demi Vollering apportent une vraie dynamique. On arrive bien à compter les unes sur les autres. C’est encourageant de voir que chacune peut jouer sa carte selon les profils de course.

Tu vois la Flèche Brabançonne comme une étape ?

Oui, bien sûr. Ce n’est pas une WorldTour, mais il y avait un beau plateau au départ. C’est une première étape franchie. Il faut avancer progressivement.

Quel sera ton programme pour la suite de la saison ?

Je vais couper pendant deux ou trois semaines. Ensuite, je ne sais pas encore précisément ce que l’équipe me réserve pour la deuxième partie de saison. On verra.

Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *