Nous suivre
Coupe du monde de football

Championnat du monde non officiel, bâton de Nasazzi… Ces alternatives officieuses à la Coupe du monde

Maxime Cazenave

Publié le

Championnat du monde non officiel, bâton de Nasazzi Ces alternatives officieuses à la Coupe du monde
Photo Icon Sport

COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2026 – En parallèle à la compétition reine, de nombreux « titres » officieux et plus ou moins reconnus continuent de vivre. Championnat du monde non officiel, bâton de Nasazzi ou encore classement livre pour livre : tour d’horizon des autres Coupes du monde.

Championnat du monde non officiel

On commence avec celui qui est sans aucun doute le plus connu, d’autant plus que son principe reprend le fameux bâton de Bourbotte, bien connu en France : le championnat du monde non officiel. Pour en trouver l’origine, il faut remonter aux balbutiements du football international. Alors que le premier match entre deux sélections, disputé entre l’Angleterre et l’Écosse, s’était soldé par un match nul en 1872, l’Angleterre est devenue le premier détenteur de ce titre officieux en remportant la deuxième confrontation (2-0) en 1873.

Le principe est ensuite simple : à chaque rencontre officielle, le titre est remis en jeu. Pour s’en emparer, une équipe doit battre le tenant du titre. Ce fonctionnement a permis à de nombreuses sélections de le conquérir au fil des décennies. En 1931, l’Autriche est ainsi devenue la première nation extérieure aux îles Britanniques à s’en emparer en battant l’Écosse, qui demeure la sélection ayant conservé le titre le plus longtemps.

Ces dernières années, ce trophée officieux a même couronné des nations inattendues. La Sierra Leone, le Libéria ou encore le Kosovo ont ainsi figuré au palmarès. Une passation de pouvoir a déjà eu lieu durant cette Coupe du monde 2026 puisque l’Australie a dépossédé la Turquie lors de son match d’ouverture. Le duel entre les États-Unis et les Socceroos revêt donc également un enjeu particulier.

Bâton de Nasazzi

Le principe est proche, mais avec quelques différences. Le bâton de Nasazzi prend comme point de départ le sacre de l’Uruguay lors de la première Coupe du monde en 1930. Son nom fait référence au capitaine de la Celeste à l’époque, le défenseur José Nasazzi. Pour s’emparer du bâton, une sélection doit battre son détenteur lors d’un match officiel, qu’il s’agisse d’une compétition, d’un match qualificatif ou même d’une rencontre amicale.

Depuis novembre 2020, le détenteur du bâton de Nasazzi est également champion du monde non officiel. L’Italie avait alors réussi à réunifier les deux titres en battant la Pologne. Depuis, les deux distinctions suivent exactement le même parcours. Aujourd’hui, l’Australie en est la détentrice.





Championnat du monde livre pour livre

Ce titre officieux possède un règlement différent des deux précédents. Le championnat du monde livre pour livre (pound for pound) exclut totalement les matchs amicaux et ne prend en compte que les rencontres disputées dans le cadre d’une compétition internationale ou continentale, ainsi que les qualifications associées.

À la différence des deux premiers titres, ce classement cherche à mesurer la valeur réelle des sélections dans les matchs à enjeu. Autre particularité : il est rendu vacant avant chaque Coupe du monde afin que le futur champion du monde puisse automatiquement s’en emparer.

L’Argentine l’avait ainsi remporté en 2022 avant de le perdre face à l’Uruguay lors des éliminatoires sud-américains. Après plusieurs changements de mains sur le continent, le Japon en est devenu le dernier détenteur grâce à sa victoire contre la Bolivie en Kirin Cup le 18 novembre dernier.

YouTube video

Pourquoi ces titres officieux passionnent les amateurs de football ?

Ces distinctions alternatives reposent toutes sur une idée simple : désigner un « champion à battre » et suivre sa trajectoire au fil des années. Contrairement au classement FIFA, souvent critiqué pour sa complexité, ces titres offrent une lecture immédiate et ludique des rapports de force internationaux. Chaque rencontre du détenteur devient un événement particulier, puisque le trophée est remis en jeu à chaque fois. Une façon originale de revisiter l’histoire du football mondial et de créer des enjeux supplémentaires, même lors de matchs qui paraissent anodins.

Bâton de Netto

On termine avec une légère entorse au principe mondial. Comme le bâton de Nasazzi, le bâton de Netto trouve son origine dans une compétition fondatrice : l’Euro 1960. Son premier détenteur est donc l’URSS, vainqueure du tournoi, dont le capitaine était le milieu de terrain Igor Netto.

Contrairement aux autres distinctions évoquées, ce trophée concerne exclusivement les sélections européennes. Son détenteur actuel est donc différent puisqu’il s’agit de la République tchèque. Les Tchèques s’en sont emparés en mars dernier en battant l’Irlande. Placés dans un groupe de Coupe du monde sans adversaire européen, ils sont assurés de conserver le bâton au moins jusqu’à la phase à élimination directe.

YouTube video

Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *