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Charlie Dalin : frenchy Vendée blues

Jordane Mougenot-Pelletier

Publié

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Charlie Dalin - Frenchy Vendée blues
Photo Maxime Horlaville/Disobey/Apivia

Le skipper Charlie Dalin, deuxième du dernier Vendée Globe, est revenu sur son expérience post-course. Après 80 jours de mer, il se livre et raconte les hauts et les bas de la récupération. Pour nos confrères de L’Équipe, il parle de la saison à venir mais aussi du Vendée Globe 2024.

Vendée blues

Ce n’est pas quelque chose dont les marins ont l’habitude de parler. N’en déplaise à la fameuse réplique de Francis Blanche : « C’est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases« . Pourtant on ne sort pas du Vendée Globe, course en solitaire et sans escale autour du monde, sans nécessaires séquelles. Sans compter les quatre ans de préparation, à ne penser qu’à l’objectif ultime que constitue la course reine. Pour nos confères de l’Équipe, Charlie Dalin a appelé cela le Vendée blues.

Même si tu te remets au boulot rapidement, il y a un contrecoup, qu’on pourrait appeler le Vendée blues. Je pensais y échapper, mais non. Tu repenses un peu à la course, à ta préparation, à ce que tu aurais pu faire mieux. Après quatre années à plein régime, c’est sans doute normal.

Physiquement aussi le retour sur terre n’est toujours pas digéré. Si aujourd’hui il est en passe de retrouver son état de forme maximal, il n’en a pas toujours été ainsi. Passée l’incontournable euphorie qui suit l’arrivée de la course, Charlie Dalin reconnait une semaine d’apathie et de léthargie. Ce sont les projets et de retrouver le chantier et son bateau qui lui ont permis de retrouver envie et énergie. Le Havrais note tout de même :

Ma capacité de travail n’est pas encore revenue totalement. Tu sens que ton cerveau ne dispose pas de sa vitalité normale.

Charlie Dalin, homme honnête et honnête homme

L’honnêteté de Charlie Dalin est totale, et sur tous les sujets. Arrivé le premier sur la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne, le jeu des compensations a en réalité fait gagner Yannick Bestaven. Ni sentiment d’injustice ni esprit revanchard. Le skipper Apivia fait tout de même part de ses regrets, surtout au vu de sa superbe prestation dans l’Atlantique. Charlie Dalin estime par ailleurs que le Vendée blues pourrait bien être lié à cette déception.

Cela n’empêche pas le champion normand d’être pleinement concentré sur les prochaines échéances qui s’annoncent. Il y aura d’abord la Fastnet Race dans la Manche et la mer Celtique en août puis la Transat Jacques-Vabre qui partira le 7 novembre qui partira de son Havre. Mais c’est bien le Vendée-Globe 2024 qui occupe l’esprit du Français.

J’ai envie d’y retourner, il n’y aucune hésitation. Ce Vendée Globe n’était que ma deuxième course en solitaire en Imoca. J’ai envie de recréer une dynamique et d’accrocher la victoire.

Une occasion pour lui de franchir la ligne le premier et en vainqueur ?

JMPPMJ


Dans mon sang coule à la fois le feu des penne à l'arrabiata et la glace du Grand Colombier. Amoureux des belles lettres et des Talking Heads, je supporte un club olympique. Intéressé par les relations qu'entretient le sport avec la société, je m'intéresse autant à Marc Cécillon qu'à Pep Guardiola, à Tonya Harding qu'à Philipp Roth. Enfant des 90's, on ne me fera pas croire qu'il y a eu plus beau à voir depuis Zinédine Zidane, Marco Pantani et Pete Sampras. La béchamel est une invention du diable, la Super Ligue aussi.

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