Charlotte Verdier (Clermont Foot 63) : « Une responsabilité forte de prendre les gants »
FOOTBALL – Le Clermont Foot 63 poursuit son développement vers le plus haut niveau à travers sa section féminine montée en D2 féminine en 2022, un an après l’ascension de la formation masculine dans l’élite du football français en découvrant la Ligue 1. Rencontre avec Charlotte Verdier, élément-clé en endossant cette responsabilité de dernier rempart de l’équipe clermontoise au poste de gardien de but.
Bonjour Charlotte Verdier. Tout d’abord pouvez-vous vous présenter aux lecteurs de notre média ?
Bonjour, je m’appelle Charlotte Verdier, j’ai 23 ans et j’ai commencé à pratiquer le football en évoluant dans l’Aveyron au sein d’un petit club à côté de chez moi, en jouant avec les garçons jusqu’en U15. Après, je suis partie à Rodez et en parallèle, j’étais au pôle espoir à Blagnac. Ensuite, j’ai eu l’opportunité de signer en D2 à Toulouse, en tant que gardienne numéro deux au début, puis j’ai pu devenir numéro un jusqu’au moment du début du Covid en 2020. J’ai eu l’occasion de venir au Clermont Foot 63 en juillet 2020 pour jouer la montée en D2. Aujourd’hui, j’entame ma troisième saison avec le club auvergnat.
Comment est venue votre passion pour le football, et plus spécifiquement pour le poste de gardien de but ?
Vers huit ans, j’ai eu l’envie de faire du foot et mes parents m’ont inscrite. Petite, on m’a mis dans les cages, et j’ai su directement au fond de moi que c’était le poste de gardienne qui me correspondait le mieux. Une fois qu’on y goûte, c’est inné. Le poste de gardien, cela ne s’invente pas, c’est quelque chose que l’on a au fond de soi je pense, car tout le monde ne peut pas prendre la responsabilité d’aller dans les cages.
Une ascension en D2 féminine avec le Clermont Foot 63
Pourquoi avoir choisi de rejoindre le Clermont Foot 63 après trois années avec le Toulouse FC ?
En D2 féminine avec Toulouse, on a joué pendant deux années le maintien, c’était compliqué. Je cherchais un autre objectif et une montée, c’est intéressant à jouer. Clermont était en R1 féminine et le projet me correspondait bien dans un club très accueillant. Donc cela a motivé mon choix de rejoindre le club auvergnat avec à la clé, un super objectif qui a été atteint au bout de ma deuxième saison dans cette équipe.
La montée du Clermont Foot 63 en Ligue 1 a-t-elle eu une incidence pour la section féminine afin de surfer sur la vague ascendante du club avec cette ambition d’accéder à la D2 féminine ?
L’opportunité de pouvoir jouer la montée juste un an après celle de l’équipe masculine a été très motivante, c’est vrai. C’était aussi notre objectif après nos résultats de la saison passée et cela dès le premier jour où l’on s’est retrouvées en août. Puis, nous sommes arrivées à ce potentiel scénario en accédant aux deux confrontations de barrages d’ascension que l’on a disputées contre Lorient pour finalement décrocher cette montée en D2 féminine.
Justement pour deux rencontres décisives où le travail d’une saison repose, aborde-t-on cela d’une façon différente ou avec une pression supplémentaire ?
Pour préparer cette ultime étape, il n’y a pas eu une préparation différente que d’habitude. Le match aller que nous avons remporté 4-0 en Bretagne a été un avantage considérable et a apporté de la sérénité pour aborder le tout dernier match à Clermont devant notre public. C’était moins stressant, car on savait que l’on avait juste à profiter et à finir le travail. Il ne fallait pas se mettre une pression supplémentaire si l’on montrait le visage du match aller et si l’on jouait comme nous l’avons fait tout l’exercice 2021-2022.
Objectif : maintien en D2 féminine !
Cette ascension en D2 féminine a-t-elle une influence sur la fréquentation des spectateurs pour venir encourager l’équipe féminine du Clermont Foot 63 ?
La montée en D2 féminine attire plus de spectateurs en tribunes qui viennent voir le football féminin. En championnat, on remarque qu’il y a plus de monde pour venir nous encourager. Après c’est un public essentiellement composé des familles des joueuses, des filles qui évoluent au sein du centre de formation du Clermont Foot féminin, ce que je trouve très important car cela permet de développer l’esprit club avec les différentes sections féminines. Cela serait bien d’avoir encore plus de monde quand on voit les affluences qu’il peut y avoir dans d’autres pays pour regarder du football féminin. Mais à titre de comparaison avec mon passage à Toulouse, on voit que l’intérêt pour le football féminin a bien évolué et c’est tant mieux.
Cette saison, le Clermont Foot 63 est en difficulté avec seulement une victoire et un nul en deux mois et demi. Avez-vous défini un objectif ou un nombre de points précis à atteindre avant la trêve et à l’issue de la saison ?
Il faudrait que l’on arrive à la trêve de mi-saison avec un maximum de points. Pour le moment, nous en avons que quatre (une victoire contre Albi, un nul contre Nîmes ). En début de saison, nous avions fixé l’objectif de la sixième place qui permettrait à l’équipe de se maintenir en D2 féminine et de continuer à évoluer dans cette division.


