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Cyclisme sur route

Clasica San Sebastian 2023 : Remco Evenepoel remporte sa 3ème victoire en battant Bilbao au sprint

Maxime Cazenave

Publié le

Clasica San Sebastian 2023
Photo Icon Sport

CLASSICA SAN SEBASTIAN 2023 – Et de trois pour Remco Evenepoel ! Trop fort pour ses adversaires, le Belge a fait exploser la course à 70 kilomètres de l’arrivée, avant d’éliminer un à un ses concurrents. Seul à suivre, Pello Bilbao a cédé au sprint. À seulement 23 ans, le Belge égale le record de victoires dans l’épreuve détenu jusqu’alors par Martin Lejarreta.

Qui pour battre Remco Evenepoel ? Telle était la question à l’heure d’aborder la 42ᵉ édition de la toujours très attendue Clasica San Sebastian. Tenant en titre et vainqueur de deux des trois dernières éditions, le jeune Belge faisait de nouveau figure d’épouvantail. Peu après le départ fictif, ce dernier aurait pu voir sa course se terminer prématurément en raison d’une chute finalement sans conséquence.

Malgré tout, cela n’a pas empêché la formation rapide d’une échappée en début de journée. Ils sont cinq à avoir pris la poudre d’escampette, dont deux Français : Franck Bonnamour (AG2R-Citroën), Romain Bardet (DSM-Firmenich), Julien Bernard (Lidl-Trek), Nathan Van Hooydonck (Jumbo-Visma) et Mikel Iturria (Euskaltel-Euskadi). Faisant preuve d’une belle entente, ce quintette va posséder jusqu’à 5:15 d’avance sur le peloton.

Remco Evenepoel fait tout péter à 70 bornes de la ligne

Mais à plus de 100 bornes de l’arrivée, le peloton emmené par les Soudal-Quick Step d’Evenepoel et les Bahrain-Victorious de Pello Bilbao augmente la cadence à l’approche du mythique Jaizkibel. À l’avant, Bonnamour lâche prise le premier, avant que Bernard et Iturria ne cèdent à leur tour. Bardet et Van Hooydonck sont les deux seules à résister à un peloton lancé à vive allure. Alors qu’il reste encore 71 kilomètres, Remco Evenepoel va prendre ses responsabilités et placer une attaque tranchante au sommet d’Erlaitz ! Derrière, seuls Pello Bilbao (Bahrain-Victorious), Aleksandr Vlasov (Bora-Hansgrohe) et Alberto Bettiol (EF Education-EasyPost) parviennent à le suivre. Les quatre hommes rejoignent alors rapidement le duo de tête pour former une échappée cinq étoiles sur les routes basques !

L’intensité de la course a été décuplée puisque l’urgence se fait sentir dans un peloton réduit à une trentaine d’unités. La longue descente qui suit pour rejoindre Saint-Sébastien sera notamment le théâtre d’une grosse chute de Simon Guglielmi (Arkéa-Samsic). À l’avant, Evenepoel prend des énormes relais, et permet au groupe de six de prendre le large au fil des kilomètres, tandis que la chasse est menée de manière désordonnée derrière. Au premier passage sur la ligne d’arrivée, l’écart est déjà de 1:10 !

Pello Bilbao cède seulement au sprint

Avant-dernière difficulté de la journée, le Mendizorrotz va poursuivre l’écrémage. Evenepoel voltige sur les pentes. Immédiatement, les rescapés de l’échappée matinale, Bardet et Van Hooydonck, cèdent. Le Tricolore n’aura pas perdu sa journée puisqu’il sera élu combatif du jour, tout en remportant le classement de la montagne. À son tour, Bettiol doit lâcher prise avant le sommet. Dans le peloton, AG2R-Citroën met sur orbite Felix Gall. L’Autrichien file en contre avec Mikel Landa avant de se faire reprendre dans la descente qui suit. De toute façon, il est déjà trop tard. Le trio de tête continue à augmenter inexorablement son avance. Avec un déficit de 1:45 à moins de 30 kilomètres de l’arrivée, la victoire va se jouer devant.





Avec ses 2,1 km à plus de 10%, le Murgil-Tontorra s’apparentait à un véritable juge de paix dans les dix derniers kilomètres. Sur les pourcentages les plus difficiles, Remco Evenepoel imprime un tempo soutenu et régulier qui met en difficulté ses deux compagnons. À 4oo mètres du sommet, Aleksandr Vlasov lâche prise, et ne reverra plus jamais la tête de la course. En guise de consolation, sa place sur le podium est assurée, l’écart avec le reste du peloton étant abyssal (plus de trois minutes). En souffrance, Pello Bilbao s’accroche jusqu’au bout. Avec sa pointe de vitesse, le Basque dispose alors d’une réelle carte à jouer en cas d’arrivée à deux, mais se fait finalement déposer sur la ligne par la surpuissance du Belge. À 23 ans, Remco Evenepoel remporte donc sa troisième victoire sur la classique basque.

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