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Coupe du monde de biathlon

Coupe du monde de biathlon : le bilan des Bleus après quatre étapes

Flo Ostermann

Publié le

Oberhof : la composition des Bleus pour le relais hommes
Photo Fédération Française de Ski

COUPE DU MONDE DE BIATHLON 2020-2021 – Après les 9 premières courses individuelles et deux relais masculins, les Bleus affichent un bilan contrasté, avec du bon et du moins bon. On fait le point.

Quentin Fillon Maillet – 5ème du classement général de la Coupe du monde avec 339 points

Il le dira sans doute lui-même. Après 9 épreuves individuelles, le bilan de Quentin Fillon Maillet est contrasté. Victorieux de la première poursuite d’Hochfilzen après un démarrage poussif à Kontiolahti, le natif de Champagnole peut malgré tout se targuer de ne pas avoir quitté le top 10 en Autriche. Avec deux podiums au compteur, celui qui a terminé troisième du classement général lors des deux saisons précédentes est pourtant un peu en retrait, comptablement parlant. Cinquième à 89 points de Johannes Boe, celui qui a fait du gros globe de cristal un objectif reste néanmoins dans le jeu. Sa forme sur les skis, ascendante en Autriche, laisse présager un mois de janvier de très bonne facture pour le biathlète de Saint-Laurent.

De plus, QFM a trouvé une certaine stabilité sur le pas de tir, et ce malgré quelques accrocs en Autriche qui l’ont empêché de jouer devant lors du dernier week-end. Avec 92% de réussite, soit le 4ème meilleur score du plateau, il ne lui manque pas grand chose pour faire mouche sur chaque course. Il sera certainement redoutable lors de la reprise à Oberhof, avec au bout, un premier titre mondial individuel ?


Émilien Jacquelin – 6ème du classement général de la Coupe du monde avec 324 points

Orphelin de Martin Fourcade, Émilien Jacquelin répond présent en ce début de saison. S’il n’arrive toujours pas à se faire violence sur les relais, l’Isérois semble avoir passé un cap sur les courses individuelles. Champion du monde en titre de la poursuite, il continue de performer sur cette épreuve, avec deux places de deuxième à Hochfilzen, et un dossard rouge de leader de la spécialité. Surtout, il fait preuve d’une grande régularité, avec 8 top 10 en neuf courses. Et puis, parce que c’est beau (et bon), on se souviendra longtemps de l’énorme sacoche lâchée sur la deuxième poursuite autrichienne, lors de laquelle il a fait passer Johannes Boe pour un cadet.

Derrière la carabine, excepté le relais, le Grenoblois de 25 ans a progressé. Avec un score de 90% de cibles blanchies (95 % sur le couché), il a gagné, pour le moment, 5 % par rapport à la saison précédente. Et avec son tir engagé, inutile de dire qu’il est redoutable. L’avenir des Bleus, c’est (aussi) lui.


Fabien Claude – 11ème du classement général de la Coupe du monde avec 254 points

Car côté avenir (et présent d’ailleurs), Fabien Claude fait aussi figure d’élément solide pour les Bleus. À 25 ans également, le Vosgien a aussi franchi un cap, lui qui a décroché son premier podium en Coupe du monde la saison passée, sur l’individuel de Pokljuka. 19ème du général lors de l’exercice 2019-2020, le natif d’Épinal a gagné en régularité, après des débuts difficiles à l’occasion de la première étape finlandaise (72ème de l’individuel). Depuis, il totalise deux podiums, avec une deuxième place sur la poursuite de Kontiolahti puis une troisième place sur le premier sprint autrichien. S’il reste encore parfois (trop) fougueux sur la piste et face aux cibles, il est désormais la troisième arme fatale de l’équipe de France masculine.





Pourtant, son tir, irrégulier, le pénalise encore. Avec 80% de réussite jusqu’à maintenant, il reste à peine au-dessus de son pourcentage de la saison passée (79%). Face aux cibles, il a d’ailleurs lâché du lest lors de ce dernier week-end autrichien (12ème du sprint, 14ème de la poursuite et 26ème de la mass start). Pour espérer jouer dans la cour des grands plus souvent, le biathlète de Basse-sur-le-Rupt va devoir prendre davantage de bouteille. Il connaît les exemples à suivre.


Simon Desthieux – 19ème du classement général de la Coupe du monde avec 175 points

C’est la déception de l’équipe de France masculine au terme des quatre premières étapes. Sixième du classement général la saison passée, le natif de Belley est, pour le moment, loin de ses standards. Après neuf courses, il n’a aucun top 10 à son compteur et n’est pas parvenu à faire mieux qu’une 11ème place, sur la seconde poursuite d’Hochfilzen. Évincé du relais sur le site autrichien, Simon Desthieux est surtout en délicatesse sur les skis.

Car, pour le coup, son tir est, jusqu’à présent, identique à la saison passée, avec 84 % de cibles tombées. Mais le biathlète de l’Ain a tendance à flancher dans des moments clés. Espérons que la trêve des fêtes de fin d’année puisse lui redonner un coup de fouet, avant une fin d’hiver plus radieuse. Car un Simon Desthieux en grande forme est largement capable de concurrencer les meilleurs.


Antonin Guigonnat – 20ème du classement général de la Coupe du monde avec 169 points

Il est de retour. Après un exercice 2019-2020 pour le moins compliqué (27ème du général), Antonin Guigonnat affiche un meilleur visage après neuf courses individuelles. À deux reprises dans le top 10, le biathlète des Contamines-Montjoie reste néanmoins un peu juste sur les spatules pour jouer plus gros. À 29 ans, Guigonnat montre néanmoins une sacrée solidité face aux cibles, avec 92 % de réussite, lui qui était à 83 % la saison dernière. Avec un peu plus de pêche sur les skis, il pourrait être la bonne surprise tricolore de la deuxième partie de saison, et des Mondiaux de Pokljuka.


Les Bleus sont là, mais les Scandinaves sont supérieurs

C’est le constat simple qu’il faut tirer de ce tout début de saison. Avec 6 podiums pour une seule victoire, les Bleus rivalisent par intermittence face à la superpuissance des Scandinaves, et notamment celle des Norvégiens. Victorieux de 6 des 9 courses individuelles, ces derniers raflent tout ou presque. Seuls Samuelsson, Peiffer et donc Fillon Maillet sont venus priver Johannes Boe et sa bande du Grand Chelem.

Si Quentin Fillon Maillet et Émilien Jacquelin se sont installés dans le top 10 du général, les Norvégiens sont cinq à l’avoir fait. Sans oublier les cas Samuelsson et Ponsiluoma, incroyablement costauds depuis Kontiolahti. Bref, les Français, qui doivent désormais faire sans Martin Fourcade, vont devoir être au presque-parfait pour tenir tête à l’armée norvégienne.


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