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Coupe du monde de biathlon 2020-2021

Coupe du monde de biathlon : les tops et les flops de l’étape d’Antholz

Maxime Boulard

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Coupe du monde de biathlon - Les tops et les flops de l'étape d'Antholz
Photo Marco Bertorello / AFP

BIATHLON – ANTHOLZ – Septième étape de Coupe du monde, avec la dernière répétition avant les championnats du monde à Pokljuka (Slovénie). Site des derniers Mondiaux en 2020, Antholz a encore été le théâtre d’exploits inattendus, mais aussi de coups d’arrêt pour certain(e)s favorit(e)s. Qui a gagné en confiance et qui en ressort avec des doutes, on passe en revue cette semaine de compétition.

Les Flops

  • L’équipe féminine de Norvège

Pourtant omniprésentes sur les podiums depuis le début de saison, les Norvégiennes sont totalement passées au travers de cette étape. La leader du général Marte Olsbu Roeiseland a perdu gros cette semaine. Seulement 31ème de l’individuel avec 4 erreurs, elle termine seulement 7ème de la mass start avec un 17/20. Sa dauphine au général n’a pas fait mieux. Tiril Eckhoff se classe 18ème de l’individuel avec également 4 fautes, mais un temps de ski canon. Sur la mass start, elle prend la 8ème place avec une nouvelle fois 4 erreurs. Collectivement, ça ne va pas mieux. Le relais composé de Karoline Knotten, Ingrid Tandrevold, Tiril Eckhoff et Marte Olsbu Roeiseland n’a terminé que 6ème. Dans le dur dès le premier tir avec un anneau de pénalité, aucune d’entre elles n’aura réussi des tirs propres, perdant à chaque fois du temps. Aucun podium sur une étape entière, une première cette saison.

  • La Suède

Que ce soit les hommes ou les femmes, la Suède a rarement été à la bagarre devant. Seule Hanna Oeberg sauve l’honneur en prenant la deuxième place de la mass start qu’elle aurait pu remporter, derrière Julia Simon. Pour le reste, c’est très loin des attentes. Sur l’individuel, Linn Persson est la mieux classée en terminant 15ème. Avec deux erreurs, Martin Ponsiluoma échoue à 8 secondes du podium et doit se contenter de la 6ème place. Des relais catastrophiques pour les Scandinaves. Malgré l’équipe type Pepe Femling, Jesper Nelin, Sebastian Samuelsson et Martin Ponsiluoma, les Suédois terminent très loin, 15èmes avec 3 tours de pénalité et 16 pioches. Les dames n’ont guère fait mieux. Pourtant bien parti grâce à Johanna Skottheim, le relais s’est vite retrouvé derrière, Elvira Oeberg partant par trois fois sur l’anneau de pénalité. Linn Persson et Hanna Oeberg n’ont pas pu faire mieux que 7èmes.

  • Justine Braisaz-Bouchet

Pourtant très bien engagée dans l’individuel, la Française a totalement craqué. Après un 15/15 sur les trois premiers tirs, Justine Braisaz-Bouchet était en mesure de jouer la victoire. Des espoirs vite disparus. Avec 4 fautes sur le deuxième tir debout, elle a écopé de 4 minutes de pénalité pour une 43ème position au final. C’est encore le tir qui lui a fait défaut sur la mass start : avec 4 erreurs et malgré le 4ème temps de ski, elle ne termine que 14ème. Si elle monte tout de même sur le podium en relais, elle a dû cependant utiliser deux fois deux balles de pioche pour blanchir les cibles. Dure semaine pour la biathlète des Saisies.


Les Tops

  • Lisa Theresa Hauser

Etincelante depuis le début de l’année 2021, l’Autrichienne est en train de s’imposer parmi les meilleures. Troisième temps de ski et cinquième temps de tir, elle s’est offert sa toute première victoire en Coupe du monde sur l’individuel, avec un 19/20. Après sa chute dans le dernier tour de la mass start à Oberhof, Lisa Theresa Hauser ne s’est, cette fois, pas ratée. Elle prend une excellente 3ème place avec un 19/20 et enchaîne un 5ème podium sur les six dernières courses. Il faudra compter avec elle pour les championnats du monde.

  • La Russie

En manque cruel de résultats depuis la saison dernière, les Russes ont rectifié le tir. Après avoir placé trois biathlètes dans les neuf premières sur l’individuel féminin, la Russie a tutoyé les sommets. Aleksandr Loginov a offert la victoire aux siens. Auteur d’un tir excellent (20/20), le champion du monde du sprint a remporté le premier individuel de sa carrière, sa troisième victoire en carrière. Les relais ont également été de bonne facture. Chez les messieurs, les Russes prennent le bronze lors du sprint final contre l’Allemagne. Malgré un tour de pénalité de Loginov, Eduard Latypov a su capitaliser sur le travail fourni par ses équipiers Anton Babikov et Matvey Eliseev avant lui.

Les filles ont fait encore mieux ! Outsiders, les Russes ont su profiter des tours de pénalité de leurs adversaires. Evgeniya Pavlova, Tatiana Akimova, Svetlana Mironova et Uliana Kaisheva l’ont emporté devant l’Allemagne. Une première victoire en relais féminin depuis janvier 2019.

  • La France

Avec 6 podiums en 6 courses, les Tricolores réalisent un petit chelem qui fait du bien ! Après une première partie de saison poussive, les Français(es) réalisent leur meilleure étape cette saison. Sur les individuels, Anaïs Chevalier-Bouchet prend la troisième place avec un 19/20 devant la locale Dorothea Wierer. Quentin Fillon Maillet a imité sa compatriote en prenant également la troisième place, un dixième devant l’Italie Lukas Hofer avec un bon 18/20. En relais, les messieurs confirment avec une seconde victoire de suite. Antonin Guigonnat, Quentin Fillon-Maillet, Simon Desthieux et Emilien Jacquelin l’ont brillamment emporté en étant les seuls du podium sans le moindre tour de pénalité.

Après avoir craqué à Oberhof, les dames ont retrouvé le podium. Anaïs Bescond fautive sur le premier relais avec un tour de pénalité, a pu compter sur ses coéquipières. Après un superbe passage d’Anaïs Chevalier-Bouchet, les Bleues ont ensuite assuré l’essentiel grâce à Justine Braisaz-Bouchet et Julia Simon. Comme un feu d’artifice, cette dernière nous a fait un copier-coller d’Oberhof et entre dans l’histoire en devenant la première Française à gagner deux mass start. Vice-champion du monde de la spécialité, Quentin Fillon-Maillet a tenu son rang et termine second derrière Johannes Boe, le 3ème podium en 3 courses pour le Jurassien. Avant les Mondiaux, l’équipe de France a donc (r)assuré.

Maxime Boulard


Si mon plus vieux souvenir de sport aurait pu m'en dégoûter, la finale de la Coupe du monde 2006 a été tout le contraire. Véritable déclencheur d'une passion qui aujourd'hui ne fait que grandir avec le temps, mon leitmotiv est la France qui brille ! Je relate les exploits passés et présents du sport bleu-blanc-rouge sans ménagement. Sport valide ou handisport, aucune différence, il n'y a que du sport et plusieurs façons de le pratiquer.

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