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Coupe du monde de football 2022

Coupe du monde de football : L’Argentine joue avec le feu mais se défait de l’Australie

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Coupe du monde de football L’Argentine joue avec le feu mais se défait de l’Australie
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COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2022Comment l’histoire aurait-elle pu s’écrire autrement ? Pour son 1000e match professionnel, Lionel Messi a débloqué la situation pour percer le coffre-fort de l’Australie. Julian Alvarez a ensuite fait le break pour donner de l’air à l’Albiceleste. Malgré une réduction du score tardive de l’Australie, les hommes de Lionel Scaloni l’emportent 2-1 et affronteront les Pays-Bas en quarts de finale.

Oubliée la défaite inaugurale face à l’Arabie Saoudite, l’Argentine a validé la première place de son groupe afin de défier la surprenante Australie en huitièmes de finale. Face aux Socceroos, l’Albiceleste partait largement favorite, mais devait se méfier d’une équipe qui a réussi à surprendre la Tunisie puis le Danemark pour décrocher son ticket. Seize ans après avoir accroché l’Italie en Allemagne au même stade, les troupes de Graham Arnold comptaient bien mettre en difficulté la bande à Messi.

L’Australie cadenasse l’Albiceleste, une fulgurance de Messi débloque la situation

D’entrée, les Australiens montrent leurs intentions en effectuant un pressing haut. Leur débauche d’énergie, combinée à un impact physique dur, gênent considérablement le développement du jeu argentin. Les espaces sont restreints, et les joueurs offensifs ne disposent d’aucun ballon intéressant à grignoter. Papu Gomez tente une première frappe totalement manquée, symbolique des difficultés sud-américaines à percer le coffre-fort jaune (17e). Les Australiens suivent leur plan de jeu avec réussite. Ils cassent totalement le rythme en enchaînant des longues phases de possession. Sur un corner, Harry Souttar va même lancer une première petite alerte sur la cage argentine (30e).

Mais après une trentaine de minutes à déambuler tranquillement, le héros national va sortir l’Argentine de sa léthargie. Lionel Messi débloque la situation à lui seul en s’appuyant sur Nicolas Otamendi avant de placer une frappe à ras de terre chirurgicale (35e). Jusqu’à la pause, l’Albiceleste capitalise sur le coup de génie du joueur parisien pour rentrer aux vestiaires avec un court avantage dans un match fermé. Comme un symbole, seulement trois tirs ont été déclenchés en 45 minutes

L’Argentine aime se donner des sueurs froides

Menée, l’Australie décide logiquement d’augmenter l’intensité de son pressing, ce qui libère des espaces en contre-attaque. Les Argentins bénéficient alors de plus d’opportunités, notamment en perçant sur le côté droit via Nahuel Molina et Rodrigo De Paul. Sans vraiment montrer de grandes choses, l’Argentine va profiter d’un cadeau du gardien australien Matthew Ryan pour faire le break. Ce dernier tarde à dégager, et se fait gêner par De Paul. En renard, Julian Alvarez surgit pour transformer l’offrande (58e). A 0-2, la rencontre semble pliée.

A l’abri et poussée par ses bruyants supporters, l’Argentine se fait plaisir en restant sérieuse défensivement. Lionel Messi martyrise les défenseurs adverses en effectuant notamment un rush solitaire de quarante mètres, tandis qu’Emiliano Martinez se montre impérial dans les airs sur les rares ballons qui arrivent dans sa surface. En contrôle, les Sud-Américains semblent se diriger vers une victoire simple, mais une frappe anecdotique de Craig Goodwin est déviée par Enzo Fernandez, ce qui trompe Martinez (76e)! L’Argentine perd alors immédiatement sa sérénité. Aziz Behich passe ensuite tout près de l’égalisation en réalisant un rush solitaire phénoménal.

Les Socceroos y croient de nouveau, et jettent leurs dernières forces dans la bataille. Toutefois, cela ne sera pas suffisant pour mettre en péril les hommes de Lionel Scaloni. Ces derniers font bloc défensivement, et réalisent des grosses phases de possession. En contre, Lionel Messi fait des ravages, offrant deux occasions en or à Lautaro Martinez. En cruel manque de confiance, l’attaquant de l’Inter vendange avant de buter sur Ryan. Puis, le multiple Ballon d’Or déclenche une frappe enroulée qui flirte avec la lucarne opposée. Malgré une dernière énorme frayeur suite à une frappe en pivot du jeune Garang Kuol stoppée par Martinez, l’Argentine conserve jusqu’au bout l’avantage. L’Albiceleste l’emporte finalement 2-1 sans briller, mais sécurise sa place en quarts de finale.

Homme du match : Lionel Messi

Ce match était pour lui. Pour sa 1000e en professionnel, Lionel Messi a répondu présent. Alors qu’on le pensait endormi à l’image de son équipe en première période, l’attaquant du Paris Saint-Germain n’a eu besoin que d’un seul ballon pour faire étalage de son talent unique. Après s’être démarqué depuis le côté droit, il a placé un plat du pied à ras de terre imparable pour libérer une Albiceleste qui se cassait alors les dents sur le bloc hermétique des Australiens.

Dans le second acte, le bonhomme de 1m69 s’est offert quelques plaisirs tout en continuant à orienter le jeu des siens : un rush en solitaire de 40 mètres, une frappe à l’entrée de la surface non cadrée, des arabesques soyeuses. En fin de match, le récital est total. Il offre deux caviars pour plier la partie à Lautaro Martinez, mais ce dernier vendange. Puis, il déclenche une frappe enroulée magnifique qui frôle la lucarne, et permet surtout à l’Albiceleste de gratter du temps en écœurant la défense australienne. Bref, un vrai match à la Messi, toujours aussi insaisissable balle au pied.

Lionel Messi, buteur pour son 1000ème match professionnel, lors d'Argentine - Australie

Lionel Messi, buteur pour son 1000ème match professionnel, lors d’Argentine – Australie – Photo Icon Sport

Journaliste/Rédacteur depuis 2012 - Bercé par l’amour des Girondins de Bordeaux, les échecs de Christophe Moreau sur le Tour de France sous l'ère Lance Armstrong et le fade-away létal de Dirk Nowitzki, ma passion dévorante pour le sport a toujours été un pan incontournable de ma vie. Transmettre ma passion à l’écrit a été une transition naturelle. Suiveur assidu de basket et de hockey sur glace, je garde toujours un peu de place pour suivre le cyclisme, le football et le maximum de performances françaises.

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