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Coupe du monde de rugby : L’Australie, ambitieuse malgré une préparation morose

Tom Lacaille

Publié le

Coupe du monde de rugby - L'Australie, ambitieuse malgré une préparation morose
Photo Icon Sport / Visuel Dicodusport

COUPE DU MONDE DE RUGBY 2023 – Double championne du monde (1991 et 1999) et finaliste en 2015, l’Australie aborde la Coupe du monde 2023 avec moins de certitudes que lors des précédentes éditions. L’équipe d’Eddie Jones ne semble plus être une des prétendantes à une victoire finale, et les derniers résultats ont confirmé cette hypothèse. Mais leur partie de tableau ouverte et l’émergence de fortes individualités permettent de garder une lueur d’espoir. 

L’historique de l’Australie en Coupe du monde

Parfois, des équipes arrivent à se sublimer lors des grands évènements, d’autres assument pleinement leur statut de favori/outsider. L’Australie, en ayant atteint les quarts de finale de chaque édition de la Coupe du monde, fait partie de ce cercle privé. Ce n’est pas pour rien que les Wallabies ont soulevé à deux reprises le trophée William Webb Ellis (1991 et 1999), a été deux autres fois finalistes (2003 et 2015) et ont atteint, en neuf éditions, six fois les demi-finales.

Le contexte est clair. L’Australie en Coupe du monde a toujours été un prétendant au titre final, et même si la forme actuelle de l’équipe laisse à désirer, il faudra toujours rester sur ses gardes. Mais en 2019, lors de la dernière édition, les Australiens se sont largement inclinés face à une équipe d’Angleterre historique (40-16), lors des quarts de finale. Cela tombe bien, les deux nations pourraient encore se retrouver à ce stade de la compétition.

L'Australie championne du monde en 1999

L’Australie championne du monde en 1999 – Photo Icon Sport

Les 33 joueurs de l’Australie

Si la plupart des nations ont annoncé des listes sans de grands changements, le staff australien en a décidé autrement. En se privant du capitaine emblématique Michael Hooper (125 sélections) ou du demi d’ouverture Quade Cooper (80 sélections), Eddie Jones a misé sur la jeunesse de son effectif. Un choix critiqué, mais assumé, qui réservera peut-être des surprises.

Les avants

Angus Bell (Warratahs) 23 caps

Pone Fa’amausili (Rebels) 3 caps

Zane Nonggor (Reds) 1 cap

Blake Schoupp (Brumbies) 1 cap

James Slipper (Brumbies) 130 caps

Taniela Tupou (Queensland Reds) 48 caps

Matt Faessler (Randwick) 2 caps

David Porecki (Waratahs) 14 caps

Jordan Uelese (Melbourne Rebels) 18 caps

Richie Arnold (Stade Toulousain) 2 caps

Nick Frost (Brumbies) 13 caps

Matt Philip (Melbourne Rebels) 28 caps

Will Skelton (Capitaine, Stade Rochelais) 24 caps

Langi Gleeson (Waratahs) 3 caps

Tom Hooper (Brumbies) 4 caps

Rob Leota (Eastern Suburds) 13 caps

Fraser Mcreight (Queensland Reds) 12 caps

Rob Valetini (Brumbies) 34 caps

Les arrières

Issak Fines-Leleiwasa (Brumbies) 1 cap

Tate McDermott (Queensland Reds) 25 caps

Nic White (Brumbies) 61 caps

Carter Gordon (Melbourne Rebels) 4 caps

Lalakai Foketi (Manly RFC) 5 caps

Samu Kerevi (Queensland Reds) 40 caps

Izaia Perese (Brisbane Broncos) 2 caps

Jordan Petaia (Queensland Country) 26 caps

Max Jorgensen (Waratahs) 0 cap

Andrew Kellaway (NEC Green Rockets) 23 caps

Marika Koroibete (Saitama Wild Knigkts) 55 caps

Mark Nawaqanitawase (Waratahs) 7 caps

Suliasi Vunivalu (Queensland Reds) 1 cap

Ben Donaldson (Waratahs) 3 caps

Josh Kemeny (Melbourne Rebels) 1 cap

Le joueur à suivre : Mark Nawaqanitawase

Auteur de cinq essais en sept sélections, Mark Nawaqanitawase sera l’une des attractions des Wallabies. Trois-quarts rapide et puissant, sa forme étincelante du moment est un atout de taille pour l’Australie. Dans un contexte où cette équipe manque de confiance et de régularité dans le jeu, la force des individualités sera primordiale. Le danger permanent qu’il apporte sur la défense adverse lui permet d’être imprévisible.

En ayant connu une progression constante depuis les plus jeunes sélections australiennes, il est l’heure pour lui de se révéler lors de la plus grande compétition. Dès sa deuxième sélection, en 2022, Nawaqanitawase avait inscrit un doublé contre le Pays de Galles. Un porte-bonheur pour réitérer cette performance en phases de poules ?





Mark Nawaqanitawase, ici face à la France le 27 août dernier, sera l'un des atouts offensifs des Wallabies

Mark Nawaqanitawase, ici face à la France le 27 août dernier, sera l’un des atouts offensifs des Wallabies – Photo Icon Sport

Le calendrier de l’Australie

1ère journée, 9 septembre (18h) : Australie -Géorgie

2ème journée, 17 septembre (21h) : Australie -Fidji

3ème journée, 24 septembre (21h) : Pays de Galles -Australie

4ème journée, 1er octobre (17h45) : Australie – Portugal

Notre pronostic pour l’Australie

Dans une Poule C d’une rare homogénéité, l’Australie devra principalement se débarrasser du Pays de Galles et des Fidji pour espérer atteindre les quarts de finale. Sur le papier, tout est possible. Mais en réalité, l’Australie a peu de marge pour battre ses concurrents. Si les confrontations contre la Géorgie et le Portugal devraient être une formalité, les deux autres rencontres sont à hauts risques. Cependant, au vu de la méforme totale des Gallois, les hommes d’Eddie Jones partent avec une infime longueur d’avance pour la qualification.

Face Fidjiens, récents vainqueurs de l’Angleterre, la tâche s’annonce différente. Mais encore une fois, le passif australien en Coupe du monde et la force de certaines individualités leur laissent l’occasion de croire à une qualification. En cas de première place, et de logique respectée dans la Poule D (Argentine en tête, suivie de l’Angleterre), les Wallabies pourraient affronter le XV de la Rose en quarts de finale. En d’autres termes, leur tableau est ouvert et, malgré une dynamique négative, les chances de surprendre semblent réelles.

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