Coupe du monde de rugby : L’Uruguay, le moment de confirmer
COUPE DU MONDE DE RUGBY 2023 – Qualifiée après avoir battu les États-Unis lors du tournoi de qualification, l’Uruguay participera pour la troisième fois consécutivement à la Coupe du monde. Même si le tirage au sort des phases de poules ne leur est pas favorable (dans la Poule A avec notamment la France et la Nouvelle-Zélande), Los Teros tenteront d’accrocher les meilleures nations. Si les deux premières places semblent inatteignables, la troisième n’est pas exclue.
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L’historique de l’Uruguay en Coupe du monde
Deuxième pays d’Amérique du Sud le plus développé dans le monde du rugby (après l’Argentine), l’Uruguay a connu plusieurs participations à la Coupe du monde, dont la première en 1999. Depuis, mis à part les éditions 2007 et 2011, ils ont toujours été parmi les nations qualifiées. Même s’ils n’ont jamais pu atteindre les quarts de finale lors de leurs quatre participations, l’Uruguay est monté en puissance, notamment en 2019.
En effet, malgré une dernière place dans la Poule D de la Coupe du monde au Japon, Los Teros ont remporté le troisième match de leur histoire en Coupe du monde face aux Fidji (après avoir battu l’Espagne en 1999 et la Géorgie en 2003). Cette récente belle prestation servira d’exemple pour la jeune génération qui s’apprête à disputer l’édition 2023.

La joie de l’Uruguay après la victoire face aux Fidji lors de la Coupe du monde 2019 – Photo Icon Sport
Les 33 joueurs de l’Uruguay
Dans la liste des 33 qui participeront à la Coupe du monde, le sélectionneur Esteban Meneses a pu s’appuyer sur plusieurs joueurs évoluant en France (Top 14 et Pro D2). En plus de la jeunesse apparente dans cette sélection, des hommes expérimentés seront du voyage. Effectivement, sept joueurs disputeront leur troisième Coupe du monde, tandis qu’ils seront onze à vivre pour la deuxième fois cette aventure.
Les Avants :
Diego Arbelo (29 ans), Matias Benitez (35 ans), Ignacio Peculo (24 ans), Reinaldo Puissi (24 ans), Guillermo Pujadas (26 ans), Mateo Sanguinetti (31 ans), Facundo Gattas (28 ans), German Kessler (29 ans), Felipe Aliaga (23 ans), Ignacio Dotti (29 ans), Manuel Leindekar (26 ans), Juan Manuel Rodriguez (26 ans), Manuel Ardao (24 ans), Santiago Civetta (25 ans), Carlos Deus (22 ans), Manuel Diana (27 ans).
Les Arrières :
Santiago Alvarez (21 ans), Santiago Arata (27 ans), Tomas Inciarte (26 ans), Agustin Ormaechea (32 ans), Felipe Berchesi (32 ans), Ignacio Facciolo (22 ans), Juan Manuel Alonso (21 ans), Felipe Arcos Perez (23 ans), Bautista Basso (22 ans), Nicolas Freitas (30 ans), Andres Vilaseca (capitaine) (32 ans), Baltazar Amaya (24 ans), Lucas Bianchi (22 ans), Éric Dosantos (28 ans), Felipe Etcheverry (27 ans), Gaston Mieres (33 ans), Rodrigo Silva (30 ans).
A huge #RWC2023 lies ahead for this @TerosXV group 🇺🇾 pic.twitter.com/sU8bPxi14P
— Rugby World Cup (@rugbyworldcup) August 21, 2023
Le joueur à suivre : Santiago Arata
Depuis 2020, le demi de mêlée uruguayen fait le bonheur du Castres Olympiques. Avec près de 60 matchs à son actif avec le CO, il sera un des joueurs de l’Uruguay avec le plus d’expérience dans un grand championnat comme le Top 14. Numéro 9 rapide et doté d’appuis dévastateurs, il est un vrai poison aux abords des rucks. Justement, sa capacité à dynamiser le jeu sera un atout de taille pour Los Teros afin de surprendre leurs adversaires.
Même s’il revient de blessure (fracture du doigt contractée fin juillet dernier), il devrait être en mesure de disputer les matchs de poules. En équipe nationale, Santiago Arata compte 45 sélections pour 14 essais inscrits. Une arme offensive qu’il ne faudra pas négliger.
Le calendrier de l’Uruguay
1ère journée, 14 septembre (21h) : France – Uruguay
2ème journée, 20 septembre (17h45) : Italie – Uruguay
3ème journée, 27 septembre (17h45) : Uruguay – Namibie
4ème journée, 5 octobre (21h) : Nouvelle-Zélande – Uruguay
Notre pronostic pour l’Uruguay
Historiquement, l’Uruguay a toujours montré qu’elle donnerait tout sur un terrain, malgré l’écart de niveau avec la plupart de ses adversaires. Cette année, la rage qui animera cette équipe sera également de la partie, et pourrait leur permettre de réaliser une des plus belles éditions de leur histoire. On le rappelle, les Uruguayens n’ont jamais remporté deux matchs en phases de poules de Coupe du monde. Peut-être cette année ?
Si les chances de victoires contre la France et la Nouvelle-Zélande semblent inexistantes, le match contre la Namibie sera plus abordable pour glaner une quatrième victoire en Coupe du monde. Toutefois, si contre l’Italie, la tâche s’annonce plus rude, les espoirs demeurent présents. Et si l’Uruguay infligeait le sort qu’elle a fait subir aux Fidji quatre ans plus tôt (victoire 27-30) ? Los Teros en ont les moyens.



