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Coupe du monde féminine de rugby 2021

Coupe du monde féminine de rugby : Le rêve de finale est passé pour les Bleues

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Coupe du monde féminine de rugby Le rêve de finale est passé pour les Bleues
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COUPE DU MONDE FÉMININE DE RUGBY 2021 – Combatives, généreuses dans l’effort, mais indisciplinées et parfois inconstantes, les Bleues ont une nouvelle fois échoué en demi-finales, cette fois pour un point (25-24). Une cruelle désillusion, car il y avait la place. 

L’heure était venue pour le XV de France. L’heure d’enfin franchir le cap des demi-finales de la Coupe du monde, après sept tentatives infructueuses, et d’écrire l’histoire du rugby féminin français. Mais l’affaire s’annonçait compliquée face aux Néo-Zélandaises. À domicile, les Black Ferns étaient logiquement les favorites, puisque tenantes du titre. Un gros match s’annonçait là, pour savoir qui allait rejoindre l’Angleterre en finale.

Magnifiques Bleues

Généreuses, les Tricolores vont rapidement faire le siège de la ligne adverse, mais Madoussou Fall se voit empêchée d’aplatir pour concrétiser. Néanmoins, Caroline Drouin ouvre le compteur français au pied (6ème). Les Bleues ont des intentions, et perturbent le jeu néo-zélandais. Mais pas de quoi faire paniquer les Black Ferns, qui assiègent à leur tour l’en-but français, sans plus de réussite.

Les Françaises ont globalement la main sur la rencontre et imposent le défi physique aux locales. Un jeu minimaliste qui finit par payer quand Romane Ménager franchit la ligne pour récompenser la domination tricolore (0-10, 23ème). Piquées au vif, les Black Ferns réagissent. D’abord en inscrivant leurs trois premiers points. Puis en installant enfin leur jeu d’attaque, et et amenant un groupé pénétrant dans l’en-but, heureusement sauvé de belle manière par Madoussou Fall.


Mais le renvoi d’en-but suivant est complètement dévissé par Caroline Drouin. L’occasion est donnée aux Néo-Zélandaises de remettre la pression, occasion immédiatement saisie sur un essai en bout de ligne de Stacey Fluhler (35ème). Un essai qui réveille les Françaises, qui remettent les gaz en attaque. Les Bleues font mal à leurs rivales à force de percussion, et elles parviennent à reprendre l’avantage en toute fin de période. Après une nouvelle phase de jeu à une passe, c’est Gabrielle Vernier, lancée comme un frelon, qui franchit la ligne et remet les Bleues devant à la pause (Mi-temps : 10-17).

Les Black Ferns frappent fort

On s’attendait à une grosse réaction néo-zélandaise au retour des vestiaires. Et elle est arrivée sur une succession de petites erreurs tricolores. Une touche directe, un ballon rendu, une couverture arrière défaillante, un ballon cafouillé par Émilie Boulard et Ruby Tui se jette sur l’aubaine (15-17, 45ème). Le match s’emballe quelque peu, les Black Ferns ont l’occasion de passer devant au pied, sans succès.


Les Bleues ne désarment pas et lancent même quelques belles offensives non récompensées, par manque de soutien. Le rythme est élevé, mais les Françaises rendent trop de ballons, et commettent des fautes évitables. Cela débouche forcément sur une punition, puisque les Néo-Zélandaises retrouvent de l’allant, et vont à dame par Teresa Fitzpatrick, prenant l’avantage pour la première fois (22-17, 58ème).

Cruel

Les vagues noires déferlent sur la défense française, et comme le jeu demande faute, les Black Ferns en profitent pour rajouter trois points (63ème). Mais les Françaises refusent de mourir, et sur une percée bien sentie de Safi N’Diaye, à peine entrée en jeu, Romane Ménager s’offre un doublé entre les poteaux (25-24, 66ème). Il reste un petit quart d’heure aux Bleues pour accomplir un exploit colossal.

Mais suite à un plaquage dangereux, Safi N’Diaye se voit contrainte d’aller s’asseoir dix minutes. Un coup dur pour les Bleues, qui ne renoncent cependant pas, et continuent d’envoyer sur le terrain. Elles reprennent un certain ascendant, mais il faut s’approcher de la ligne adverse. C’est alors que Taumata commet la même erreur que N’Diaye et offre la pénalité du dernier espoir aux Bleues. C’est Caroline Drouin qui a la balle de match à la dernière minute, à 35 mètres en face. Mais la n°10 ne saisit pas l’occasion. Les Françaises donnent tout, vident toutes leurs cartouches, mais rien n’y fait. On vibre, on y croit, mais au final on perd. Une défaite cruelle 24-25 pour les Françaises, qui n’auront jamais été aussi proches d’une finale mondiale.

John Stockton, Gianni Bugno, Zinedine Zidane, Steffi Graf, Frode Andresen, Stéphane Stoecklin, Davis Kamoga, Primoz Peterka, Werner Schlager et Aurélien Rougerie. Point commun entre ces sportifs? Ils m'ont fait rêver et ont bercé mon adolescence. Je suis un fondu de sports et j'essaie de retranscrire ma passion à travers mes articles. Originaire du Périgord, ma passion pour les Girondins, les Jaunards et les Jazzmen transpire dans mes écrits.

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