Cyclisme : Godon, Rodriguez, Ayuso, les tops et flops de la semaine du 22 au 28 avril
CYCLISME SUR ROUTE 2024 – Dorian Godon, Carlos Rodriguez, Juan Ayuso : retrouvez les tops et flops de la semaine de cyclisme du 22 au 28 avril.
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Les tops
Dorian Godon (Decathlon-AG2R La Mondiale)
Il n’avait jamais gagné au niveau World Tour, avant le Tour de Romandie. Voilà qui est fait pour le coureur français. Et même doublement fait, car il s’est imposé sur la première et la dernière étape. À chaque fois au sprint. Et à chaque fois avec une grande facilité. Évidemment, la startlist de sprinters de l’épreuve suisse n’est pas la plus fournie du monde. Mais Dorian Godon est loin d’être un pur sprinteur. Plutôt puncheur/sprinteur, capable de briller sur une Flèche Brabançonne (vainqueur en 2023). Ces deux succès World Tour confirment aussi l’incroyable dynamique de la formation Décathlon-AG2R-La Mondiale en 2024. Douze victoires depuis le début de l’année. On n’est que fin avril.
Carlos Rodriguez (INEOS Grenadiers)
L’Espagnol redonne un peu de sourire à la formation britannique, qui est relativement en difficulté en ce début de saison. En s’adjugeant le classement général du Tour de Romandie. En faisant parler sa régularité. Carlos Rodriguez n’a pas gagné d’étape en Suisse, mais a su être bon dans le contre-la-montre et profiter de la défaillance de Juan Ayuso sur l’étape reine. C’est le premier succès de l’Espagnol sur une course à étapes World Tour. De bon augure pour le Tour de France, où il sera un candidat au podium sur la Grande Boucle.

Les flops
Juan Ayuso (UAE Team Emirates)
Durant la semaine du Tour de Romandie, il a avoué ne pas avoir les bonnes jambes. Néanmoins, sa défaillance sur l’étape reine, ce samedi, alors qu’il était leader du classement général, pose questions. Si le grimpeur espagnol est talentueux, en montagne, son niveau ne semble pas s’être considérablement élevé. Il a progressé en chrono, mais il n’est pas le crack annoncé. Loin de Tadej Pogacar au même âge. En Romandie, il a été considérablement dominé. Lui qui aimerait avoir un co-leadership sur le Tour de France, n’a pas envoyé de signaux si positifs à sa direction. On rappelle que sur la dernière Vuelta, il avait subi la loi des Jumbo-Visma (4e). Surtout, Isaac Del Toro arrive très vite dans son dos.
Alex Aranburu (Movistar)
Avec la startlist annoncée sur le Tour de Romandie, sur le papier, c’était lui le favori sur les étapes rapides. Résultat, 7e de la première étape et 5e de la dernière étape. Alors que son équipe de la Movistar a beaucoup travaillé pour lui. C’est à l’image de sa saison, où il ne trouve pas l’ouverture, malgré de belles opportunités qui se présentent à lui. Il lui manque toujours cette petite pointe de vitesse qui fait la différence. Sauf qu’on ne parle plus d’un espoir du cyclisme, mais d’un coureur confirmé de 28 ans, dont sa formation peut attendre qu’il franchisse un cap. Cap qu’il ne franchit pas pour l’heure.

