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David Ferrer, la fin d’une sacrée carrière

Quentin Marchesan

Publié le

David Ferrer, 37 ans, a mis fin à sa carrière sur sa terre natale à l’issue du Masters 1000 de Madrid, après sa défaite au 2ème tour face à l’Allemand Alexander Zverer. Retour sur une remarquable carrière.

David Ferrer l’avait annoncé en août 2018, c’est désormais chose faite. L’Espagnol a enlevé son bandana, rangé sa raquette et a donc mis fin à une carrière professionnelle de plus de 19 ans, entamée à l’entrée du 21ème siècle. Il aura passé une partie de sa carrière dans l’ombre de son compatriote et ami Rafael Nadal. Néanmoins, il n’est pas inconnu du circuit et pour cause : pas moins de 27 titres remportés sur les tournois ATP ( 1 ATP 1000, 10 ATP 500, 16 ATP 250) et 7 saisons dans le top 10.

D’abord axé sur un style défensif, Ferru, comme il est surnommé par les joueurs du circuit, fait partie des tennismen qui ont su faire évoluer leur style de jeu pour avoir aujourd’hui un style beaucoup plus offensif. De plus, il possède un très bon coup droit et une vitesse de déplacement rapide. Autre caractéristique du nouveau retraité : sa taille. En effet, la taille moyenne sur le circuit est de 1m80, Ferrer, lui, ne fait que 1m75. À l’image de nombreux de ses compatriotes, la terre battue est son terrain de jeu privilégié. Mais c’est également un joueur redoutable sur dur et loin d’être ridicule sur gazon. Il laissera indéniablement un vide sur le circuit.

Les années marquantes

Ferrer remporte son premier titre ATP à Bucarest en 2002, il n’est à ce moment-là encore qu’un espoir du tennis espagnol mais ne tardera pas à confirmer l’étendue de son talent. Il éclot alors aux yeux du grand public en 2005. D’abord aux États-Unis où il atteint les demi-finales à Miami, puis en France avec un remarquable quart de finale à Roland-Garros. Deux matchs perdus face à Nadal qui sera à plusieurs reprises son bourreau. Déterminé, Ferru confirmera en étant très régulier tout au long de ses saisons en se hissant régulièrement en quarts de finale des tournois du Grand Chelem, et en remportant plusieurs tournois ATP.

David Ferrer et Rafael Nadal, les meilleurs ennemis – Getty Images

Cette régularité sera récompensée lorsqu’il atteint la troisième place au classement ATP en 2013. La même année, il se hisse en finale de Roland-Garros mais croise à nouveau sur son chemin le maître incontestable de la terre battue : Rafael Nadal. Par la suite, Ferrer ne dépassera plus les quarts de finale de Grand Chelem mais continuera à remporter des titres et à finir ses saisons dans le top 10, jusqu’en 2016. Cette année-là, l’Espagnol se blesse à la jambe à Monte-Carlo et lors de son retour, les résultats ne suivent pas. Il sort ainsi du top 20, une première depuis 2004. S’en suivent alors deux saisons de déclin progressif. Il annonce alors prendre sa retraite après les tournois de Barcelone et Madrid de 2019, sur sa terre natale.

Tout au long de sa carrière, David Ferrer s’est également distingué avec l’équipe nationale d’Espagne en Coupe Davis répondant systématiquement présent. Il a ainsi remporté soulevé le plus célèbres des saladiers à trois reprises, en 2008, 2009 et 2011.





Un dernier hommage

Les organisateurs du Masters 1000 de Madrid ont décidé de lui offrir une wild-card et ont tenu à lui rendre hommage. Un évènement que les têtes d’affiche du tournoi tels que Nadal, Federer, Thiem ou encore Cilic et Del Potro n’ont pas manqué.

David Ferrer aura donc mené une très belle carrière. Mais à l’image de beaucoup d’autres joueurs du top 20, il a dû faire face au Big Four (Federer, Nadal, Djokovic, Murray), ce qui l’a sans doute empêché de gagner plus, et notamment de triompher en Grand Chelem. Gracias Ferru, et bon vent !

Quentin Marchesan

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