Nous suivre

Handisport

David Smetanine : « On veut transmettre mais aussi montrer qu’on fait les choses avec intelligence »

Avatar

Publié

le

Champion paralympique en natation à Pékin en 2008, David Smetanine nous a accordé un entretien. Le Grenoblois est revenu sur son parcours, tout en évoquant ses futures échéances, en tant que sportif ou non. Un homme d’engagement, sans aucun doute.

David, peux-tu nous raconter un peu ton parcours ?

Beaucoup de choses me caractérisent aujourd’hui de part mon statut de sportif, mais aussi de part mes différents engagements. Je suis quelqu’un qui a été éduqué avec les valeurs du sport en général, mes parents m’ont toujours incité à pratiquer un sport pour que je m’épanouisse, mais aussi pour le lien social évident que cela représente.

Côté pratiques, habitant Grenoble, j’ai commencé à faire du ski très tôt. Mais mon premier vrai sport que j’ai pratiqué en étant petit, c’est le judo. C’est une belle école de la vie, où les valeurs et le respect sont très présents. Ensuite, étant entouré de nageurs, j’ai eu envie de changer de sport. Et puis durant les Jeux Olympiques de Barcelone en 1992, j’ai eu un déclic, et c’est à partir de là que j’ai voulu devenir sportif de haut niveau en natation. Ça a été un grand moment pour moi, la découverte de ce sport fantastique, mais aussi la difficulté qui va avec.

On imagine que ton accident survenu en 1995 a été un tournant dans ta vie ?

Oui, cette année-là, un accident est venu couper mon élan sportif. Finalement, j’ai eu la possibilité de reprendre le même sport car dans un premier temps, sur le plan thérapeutique, la natation était excellente et malgré le handicap, tout le monde peut flotter ou nager. C’est une discipline vraiment accessible, quelque soit l’âge ou le handicap.

Dans un deuxième temps, cela m’a également permis de me raccrocher à quelque chose et de retrouver mon identité sportive. Finalement, au vu de mes capacités, on m’a proposé de reprendre la compétition et de nager de façon plus sérieuse. Ça a vraiment été un aboutissement pour moi et à partir de là, je me suis dit que si je ne pouvais pas être champion olympique, je serai champion paralympique.

Comme tu l’as dit, tu as continué la natation, une discipline que tu pratiquais déjà auparavant. En quoi ce sport t’a aidé à accepter ton handicap ?

Déjà, l’identité est différente. Avec la masse de travail et les nombreux entraînements, on passe du statut de patient à celui de sportif. Quand j’ai fait le choix de revenir à la natation en compétition, je me suis de nouveau entraîné comme un sportif “normal”, comme tout le monde devrait le faire. Même si j’étais un peu en marge des autres, j’étais donc de nouveau un sportif de haut niveau comme les autres, et pas une personne handicapée, tout simplement. C’est cette branche sportive à laquelle j’ai pu me raccrocher qui a vraiment été salvatrice pour moi.

Puis, quelques années après, le titre paralympique et mes différents résultats ont fait que les gens n’avaient plus le même regard sur moi. C’est devenu un regard bienveillant, admiratif, un regard de passionnés de sport et non plus de la pitié ni de la compassion comme cela pouvait être parfois le cas. A partir de là, le combat était gagné, car j’avais la même reconnaissance que tous les autres sportifs de haut niveau.

Tu auras 45 ans quand les Jeux Paralympiques de Tokyo débuteront. Seras-tu de la partie dans les bassins au Japon ?

Oui bien sûr, je m’entraîne de nouveau en ce moment en vu de briller à Tokyo.

Après Tokyo viendront les Jeux Olympique de Paris en 2024. Les as-tu dans un coin de la tête en tant que sportif ?

Non, à priori pas en tant que sportif mais au sein du comité d’organisation de Paris 2024, oui je l’espère, notamment pour travailler sur le dossier paralympique.

Justement, peux-tu nous en dire un peu plus sur le rôle que tu as eu au sein du comité de candidature pour Paris 2024 ?

J’ai été membre du comité des athlètes durant la phase de candidature. On a beaucoup travaillé sur le terrain avec l’ensemble des membres, que ce soit en France ou à l’international, pour mener au bout ce projet afin que Paris puisse l’emporter. Depuis, le comité de candidature a été dissous et le comité d’organisation a été créé. Ce dernier s’agrandit d’ailleurs petit à petit.

Concernant le comité d’organisation, quel rôle aimerais-tu jouer ?

J’ai postulé il n’y a pas très longtemps pour un poste de Manager Sport pour lequel il y a eu une grosse sélection. Pourtant si proche du but, je n’ai pas été retenu mais j’espère avoir un rôle qui mettra en avant mon expertise paralympique, l’expérience que j’ai pu acquérir en tant qu’athlète, mais aussi en tant que membre de la commission des athlètes du Comité Internationale Paralympique, sans oublier mes autres engagements (David Smetanine est également Ambassadeur du sport en Isère et de la sécurité routière pour le Préfet de l’Isère, mais aussi Ambassadeur Sport Handicap pour la région Auvergne – Rhône-Alpes).

J’espère vraiment pouvoir jouer un rôle en faveur du mouvement paralympique, car si beaucoup de choses ont été dites pour le mouvement olympique, ce n’est pas forcément le cas pour le paralympisme, notamment en ce qui concerne la mobilité, l’aménagement des infrastructures et la place prépondérante que ces Jeux Paralympiques devront prendre en 2024.

Pour revenir à Tokyo 2020, qui verrais-tu être le porte-drapeau de la délégation française ?

Je ne sais pas trop. On pourrait imaginer Marie-Amélie Le Fur porte-drapeau, notamment après son retour à la compétition cet été. Mais l’athlétisme a porté le drapeau à de nombreuses reprises lors des dernières éditions, avec Joël Jeannot (2004) et Assia Al’Hannouni (2008). Alors je ne sais pas, c’est délicat comme question. (rires)

Être porte-drapeau, on imagine que tu aimerais qu’on te le propose ?

Oui bien sûr ! J’avais été pressenti pour Londres 2012. C’est vrai que la natation n’a pas porté le drapeau depuis bien longtemps. Mais bien sûr que j’aimerais, c’est évident. Qui ne rêve pas d’être porte-drapeau un jour ? Et puis, la natation a toujours ramené beaucoup de médailles, donc pourquoi pas. Il y a une règle d’or pour être porte-drapeau, c’est d’être champion paralympique. Après, ce n’est pas moi qui décide, mais bien entendu que si on me le propose, je dirais oui. Après cinq Jeux Olympiques, ce serait une belle façon de boucler la boucle.

Tu es engagé au sein de l’association ELA, mais tu es aussi le fondateur de la Fondation Handisport David Smetanine, qui œuvre au Cameroun. C’était important pour toi de t’engager sur le plan caritatif et humanitaire ?

C’est important, bien sûr. On veut transmettre mais aussi montrer qu’on fait les choses avec intelligence. Concernant ma fondation au Cameroun, j’avais envie de montrer ce que peut amener le sport dans ce pays, notamment ses valeurs. Je pense que c’est essentiel.

Pour ELA, c’est une opportunité qui m’a été proposée au Stade de France, où j’ai rencontré le président de l’association, Guy Alba. C’est une proposition que j’ai tout de suite accepté, car j’ai vraiment été touché qu’on me le propose et aussi parce que je souhaitais soutenir la lutte contre ces maladies rares (34 types de leucodystrophie recensées). D’ailleurs, je nageais beaucoup avec Béatrice Hess, la femme la plus titrée de l’histoire du sport, qui elle-même était engagée avec ELA. Ça fait 14 ans maintenant, et je n’ai pas changé, je suis toujours autant engagé dans cette association.

Peux-tu nous en dire un peu plus sur ta fondation au Cameroun ?

Bien sûr. C’est une fondation à but non lucratif, qui a comme principes de fond le respect des personnes, la reconnaissance du handicap au Cameroun, l’intégrité des personnes bien entendu et qui a aussi comme engagement le sport et le handicap, en montrant le lien social que le sport peut représenter. Le plus important, c’est de faire en sorte que la dignité des personnes soit respectée. Malheureusement, la situation des personnes handicapées au Cameroun n’est pas la même qu’en France, on est tributaires des capacités d’investissement du pays. C’est beaucoup plus complexe que chez nous.

Une autre action de la fondation me tient à cœur au Cameroun, elle concerne les fournitures scolaires. On intervient aujourd’hui dans quatre grandes villes du pays ; les enfants y bénéficient de fournitures et on a distribué des sacs à dos, des cahiers et des manuels scolaires dans ces villes. Quatre nouvelles villes seront choisies l’année prochaine afin d’être davantage présent sur le territoire.On est reconnu d’intérêt général, on tend maintenant à être reconnu d’utilité publique. L’engagement a tellement été fort que l’Ambassade de France au Cameroun a décidé de nous aider et de mettre à disposition des manuels scolaires.

Dernière question, quel regard portes-tu sur le médiatisation du handisport aujourd’hui ?

Je pense qu’il y a une prise de conscience qui est réelle. France Télévisions, et il faut les remercier, a fait beaucoup, notamment pour les Jeux Paralympiques. Malheureusement, la couverture est importante uniquement tous les quatre ans. Celle-ci doit être plus régulière et c’est en ce sens que les choses doivent évoluer.

Maintenant, France Télévisions nous a déjà prévenu, ils diffusent du “sport évènement” et du “sport spectacle”, et donc les Jeux Olympiques et Paralympiques. Ils avaient retransmis les Mondiaux handisport d’athlétisme de Londres l’an dernier, mais c’est vrai que ça reste trop occasionnel. Espérons un engagement plus fort des médias à l’avenir, notamment à l’approche de Paris 2024.

Photo de couverture : C215

Flo Ostermann

 


Avatar

Clique pour commenter

Poster un Commentaire

avatar
  S'abonner  
Me notifier des

Handisport

Chronique tricolore : Marie Bochet, une skieuse hors du commun

Maxime

Publié

le

Par

Chronique tricolore - Marie Bochet, une skieuse hors du commun
AFP

Skieuse alpin handisport, Marie Bochet a fait de son handicap une force. Véritable légende, elle a révolutionné sa discipline dès son plus jeune âge. Depuis ses premiers Jeux Paralympiques en 2010 à seulement 16 ans, elle a absolument tout remporté, plusieurs fois. Aujourd’hui, elle compte plus de 150 victoires internationales, ce qui fait d’elle la skieuse française la plus titrée.

Ses débuts et des premiers Jeux frustrants

Marie Bochet est née le 9 février 1994 à Chambéry. Dès sa naissance, on lui diagnostique une agénésie de l’avant-bras gauche, c’est-à-dire une absence ou malformation du membre. Elle découvre le ski vers 5 ans grâce à son grand frère et adhère ensuite au club des Saisies. D’abord en compétition contre des skieurs valides, elle rejoint à 12 ans, le club handisport d’Albertville où elle évoluera jusqu’au haut niveau.

Alors qu’elle a intégré le lycée un an plus tôt, Marie Bochet est sélectionnée pour participer aux Jeux Paralympiques de Vancouver 2010. Si à 16 ans elle est surtout là pour prendre de l’expérience, ses premiers Jeux resteront frustrants pour elle. En effet, elle échoue par deux fois au pied du podium en terminant 4ème du combiné alpin et du slalom. À cela, elle ajoute une 7ème place en géant et deux 8èmes places en Super-G et descente. Des résultats plus que corrects, après lesquels elle se promet de travailler encore plus pour faire mieux en 2014.

Premières médailles et premiers gros globes

L’année 2011 lui permet d’éclore au grand jour. Elle participe alors à ses premiers championnats du monde à Sestrières (Italie) où elle remporte 4 médailles. En épreuves individuelles, elle devient vice-championne du monde de descente et de Super-G et remporte le titre en géant. Et pour couronner le tout, elle remporte le titre mondial par équipes avec ses coéquipiers de l’équipe de France. Cette même année, Marie Bochet remporte son premier gros globe de cristal du classement général ainsi que les petits globes de slalom et géant. Les premiers d’une longue série ! La saison suivante, en 2012, elle confirme sa domination en décrochant son second gros globe de cristal consécutif, mais aussi ceux du slalom et de combiné.

2013-2016, domination sans partage

À seulement 18 ans, elle est déjà la meilleure de sa catégorie. Pour sa troisième saison en Coupe du monde, Marie Bochet doit céder son trône à sa meilleure concurrente de l’époque, l’Allemande Andrea Rothfuss. Elle parviendra tout de même à prendre le petit globe de la descente et la deuxième place au général. Cependant, l’objectif principal de la saison était ailleurs, à La Molina (Espagne) pour les championnats du monde. La skieuse de Chambéry a bien fait puisqu’elle réalisera un quintuplé historique en remportant les 5 épreuves (descente, super-g, géant, slalom, combiné). À la fin de cette saison, et après avoir concilié sport plus études, elle obtient son baccalauréat Economique et Social.

Sélectionnée pour les Jeux Paralympiques de Sotchi en 2014, elle aborde la compétition avec le sentiment d’inachevé de Vancouver. Cette fois, elle ne se rate pas et ne gagne pas seulement un titre, mais 4 ! Elle devient championne paralympique de descente, de super-g, de combiné et de géant. Elle partage même par deux fois le podium avec sa compatriote Solène Jambaqué. Cette performance exceptionnelle a été le début de la reconnaissance du grand public. En fin de saison, elle remporte également son troisième gros globe de cristal.

À partir de 2015, les superlatifs commencent à manquer. Toujours pas rassasiée, Marie Bochet réalise la saison parfaite. Elle remporte une quatrième fois la Coupe du monde et 3 petits globes supplémentaires. Si réaliser le grand chelem au Mondiaux était déjà inouï, elle repousse les limites du réel en le faisant une deuxième fois aux Mondiaux de Panorama (Canada) en 2015. Les années se suivent et se ressemblent pour la skieuse tricolore. Lors de la saison 2015-2016, elle réalise l’exploit de remporter toutes les courses auxquelles elle a pris part et dépasse les 50 victoires en carrière. Au terme de cette saison, une nouvelle fois dantesque, elle s’adjuge logiquement tous les globes mis en jeu.

Des médailles à n’en plus finir

Une fois n’est pas coutume, l’année 2017 n’est pas vraiment réussie, bien que beaucoup se contenteraient de cette saison. En Coupe du monde, elle n’a pas pu défendre ses chances, elle ne termine que 6ème du général et ne remporte aucun globe. Cependant, comme toutes les années impaires, les Mondiaux de ski alpin sont organisés à Tarvisio (Italie). Après deux quintuplés en or, Marie Bochet est enfin battue, malgré l’argent en géant et en slalom, elle remporte tout de même le titre en descente, Super-G et combiné.

Après une année de Coupe du monde moyenne, la Française repart en 2018 avec les Jeux de Pyeongchang en ligne de mire. Porte-drapeau, elle se devait de montrer l’exemple et elle l’a fait. Comme à Sotchi, elle réalise un quadruplé doré où elle remporte, entre autres, le titre en slalom qui lui avait échappé quatre ans auparavant. À le suite de ces Jeux, elle renouera avec le gros globe de cristal, son sixième.

Après 2013 et 2015, Marie Bochet confirme l’adage jamais deux sans trois, en prenant les cinq titres mondiaux individuels à Kranjka Gora et Sella Nevea. Une performance extraordinaire qu’elle rend pratiquement banale tellement elle est au-dessus de ses concurrentes. Par le suite, elle remporte, presque logiquement, la Coupe du monde ainsi que trois petits globes. L’an dernier, malgré une saison raccourcie à cause du Covid-19, elle est parvenue à glaner un huitième globe de cristal.

Un palmarès inégalable

Au cours de ses 10 premières années de carrière, Marie Bochet s’est construit un des plus grands palmarès du sport tricolore, et elle n’a que 26 ans.

  • 27 victoires en Coupe d’Europe (36 podiums)
  • 98 victoires en Coupe du monde (104 podiums)
  • 8 gros globes de cristal, 21 petits globes
  • 20 médailles d’or et 4 argent aux mondiaux
  • 8 médailles d’or paralympiques

Maxime Boulard


Lire la suite

Handisport

Handisport : les évènements sportifs à suivre en 2021

Maxime

Publié

le

Par

Handisport - Les évènements sportifs à suivre en 2021
Photo Athlétisme Handisport

HANDISPORT – Si le handisport est encore très peu évoqué dans les médias, l’année 2020 n’a rien arrangé. Après des annulations et des reports à la pelle, les athlètes espèrent enfin pouvoir concourir de nouveau. Si le virus laisse le sport tranquille, l’année 2021 pourrait être belle. Au programme, des Coupes du monde, des championnats d’Europe et du monde mais surtout, les Jeux Paralympiques.

Les sports blancs chamboulés

Si la saison des sports d’hiver est déjà courte, elle le sera encore plus cette année. Le ski alpin débutera le 20 janvier pour la première étape de Coupe du monde qui ira en Suisse, à Veysonnaz. Du 1er eu 7 février, c’est à Saalbach (Autriche) que les skieurs se retrouveront pour la seconde étape. Les finales de Coupe du monde de ski alpin auront lieu à Sakhaline (Russie) du 25 février eu 7 mars. Des finales au terme desquelles les globes de cristal seront décernés.

Le snowboard aussi voit sa Coupe du monde raccourcie. La première étape aura lieu à Pyha (Finlande) du 12 au 14 février. Le site de La Molina en Espagne organisera la seconde étape dix jours plus tard, du 22 au 24. Initialement prévus du 7 au 20 février, les championnats du monde handisport qui regroupaient le ski alpin, le ski de fond, le biathlon et le snowboard, ont été reportés en 2022. Les étapes pré-paralympiques de Pékin ont également été annulées.

Tennis : les tournois du Grand Chelem toujours présents

Du 8 au 21 février aura lieu l’Open d’Australie, premier des quatre tournois majeurs. Lors du tournoi de tennis fauteuil, on pourra compter, entre autres, sur Nicolas Peifer et Stéphane Houdet. Un des rares évènements handisports dans l’hexagone, les Internationaux de France (Roland-Garros) seront biens programmés du 17 mai au 6 juin. Seul tournoi du Grand Chelem annulé la saison passée, Wimbledon se déroulera du 28 juin au 11 juillet. Ce sera le dernier tournoi de la saison pour les joueurs de tennis fauteuil, puisque l’US Open se déroulera en même temps que les Jeux Paralympiques.

L’athlétisme s’en sort bien

Si on en croit le calendrier, l’athlétisme fait partie des disciplines qui s’en sortent bien. Huit Grands Prix sont pour l’instant au programme. L’ouverture de la saison se fera à Dubaï (10-13 février). Il faudra ensuite attendre un mois pour les prochains Grand Prix, du 18 au 20 mars : ce sera à Tunis puis à Sao Paulo entre le 25 et le 27 mars. En avril, on revient en Europe et plus précisément en Italie (16-18 avril) avant de repartir pour la capitale chinoise, Pékin (23-25 avril). Malgré son annulation en 2020, le HOP, Handisport Open de Paris sera bien présent du 5 au 7 mai. Le second Grand Prix du mois de mai se déroulera à Nottwil (14-16 mai) et la dernière étape en Arizona n’a pour l’instant aucune date fixée.

Avant l’objectif final des Jeux, les athlètes auront une répétition générale lors des championnats d’Europe d’athlétisme du 1er au 5 juin à Bydgoszcz (Pologne).

Les autres grands rendez-vous

Côté escrime, les jeunes seront à l’honneur puisque du 24 au 26 avril prochain auront lieux les championnats du monde jeunes (U17- U23) en Thaïlande. Le mois de mai sera chargé pour les escrimeurs, les 1er et 2 mai se déroulera le Challenge International de Sarrebourg. Il y aura également les championnats d’Europe à Eger (Hongrie) du 12 au 18 mai avant de finir par une Coupe du monde à Rio de Janeiro (25-28 mai).

En natation, les nageurs rentreront dans le grand bain du 16 au 22 mai pour les championnats d’Europe à Funchal au Portugal. Quant aux World Series de Berlin, ils n’ont à l’heure actuelle pas de date arrêtée. Il en est de même pour les championnats d’Europe pour sourds, qui n’a ni date, ni lieu.

Peu médiatisé, le tir à l’arc sera à l’honneur cette année. La ville d’Olbia (Italie) sera le théâtre des championnats d’Europe du 30 avril au 9 mai, avec à la clé des qualifications paralympiques. Si ces championnats ne suffisent pas pour aller aux Jeux, le Tournoi mondial de qualification paralympique se tiendra à Nove Mesto (République Tchèque) du 5 au 11 juillet. Enfin, du 10 au 12 avril, les pongistes se rendront à Lasko, en Slovénie, pour le Tournoi de Qualification Paralympique. Trois jours durant lesquels ils essayeront de gagner leur place pour Tokyo.

Les événements multisports

Rassemblement peu connu, les Invictus Games sont une compétition multisports regroupant des soldats et des vétérans de guerres, blessés et handicapés. D’abord prévus en 2020, ils ont été décalés du 29 mai au 5 juin 2021 et se dérouleront à La Haye (Pays-Bas). Ce sera la 5ème édition de ces Jeux.

Évidemment, comment ne pas évoquer les Jeux Paralympiques d’été de Tokyo ? Ils sont pour beaucoup d’athlètes l’objectif n°1 de la saison. Après leur report de 2020 à 2021, on espère cette fois qu’ils se dérouleront aux dates prévues, c’est à dire du 25 août au 6 septembre.

Maxime Boulard


Lire la suite

Handisport

Championne des Championnes françaises 2020 : Marie Bochet (6ème), la reine des neiges

Maxime

Publié

le

Par

Championne des Championnes françaises 2020 - Marie Bochet (6ème), la reine des neiges
Photo Facebook Marie Bochet

MULTISPORTS – Icône du ski alpin handisport, Marie Bochet a une nouvelle fois dominé la saison dernière. Vainqueur de trois globes de cristal et auteure d’une douzaine de podiums, la skieuse de Chambéry est 6ème du classement Championne des Championnes françaises 2020.

Encore une fois, Marie Bochet n’a laissé que des miettes à ses adversaires. Les années se suivent et se ressemblent puisqu’en effet, en 2020, elle a remporté son 8ème gros globe de cristal en catégorie « debout ». Et ce n’est pas tout. À cela, elle ajoute les petits globes de Descente et de Super-G. Avec pratiquement 100 victoires en Coupe du monde, Marie Bochet rend l’exceptionnel presque banal. Une hégémonie qui n’est pas prête de s’arrêter puisqu’à seulement 26 ans, l’octuple championne paralympique vise désormais les Jeux de Pékin en 2022.

Pour en savoir plus sur Marie Bochet

Le championnes du Top 10 déjà dévoilées

Maxime Boulard


Lire la suite

Handisport

Champion des Champions français 2020 : Arthur Bauchet (7ème), au sommet de son art

Maxime

Publié

le

Par

Champion des champions français 2020 - Arthur Bauchet (7ème), au sommet de son art
Facebook Arthur Bauchet

MULTISPORTS – Skieur alpin handisport, Arthur Bauchet n’en finit plus d’impressionner. Déjà quadruple médaillé d’argent aux Jeux à 20 ans, il sort d’une saison 2020 exceptionnelle. Avec vingt podiums et 3 globes de cristal, il est 7ème du classement Champion des Champions français 2020.

Skieur en catégorie debout, Arthur Bauchet, le nouveau chouchou du public français, a réalisé une saison pleine. Sur 22 départs en Coupe du monde lors de l’exercice 2019-2020, il est monté 20 fois sur le podium et a remporté 18 courses. Rarement inquiété, il a maîtrisé sa saison de bout en bout. Une performance inouïe qui lui a permis de décrocher les petits globes de Descente ainsi que de Slalom Géant, mais aussi et surtout le gros globe de cristal du Général. Vainqueur une seconde fois consécutive du classement général, il est bien parti pour régner plusieurs années.

Pour en savoir plus sur Arthur Bauchet

Les champions du Top 10 déjà dévoilés

 

Maxime Boulard


Lire la suite

Handisport

Handisport : ce qu’il faut retenir des championnats de France de natation 2020

Maxime

Publié

le

Par

Handisport : ce qu'il faut retenir des championnats de France de natation 2020
Photo Fédération Française Handisport

Ce week-end avaient lieu à Angers les championnats de France de natation handisport en petit bassin (25m). Parmi les nageurs présents, cinq étaient déjà qualifiés pour les Jeux Paralympiques de Tokyo. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces championnats ont été prolifiques. De nombreux records nationaux et internationaux sont tombés. On a pu voir le retour à la compétition d’un champion paralympique et la jeunesse qui a pris le pouvoir.

Une programmation particulière

Les titres nationaux n’étaient pas décernés par course, ni par sexe, mais par catégorie d’âge. En effet, trois catégories d’âge étaient présentes, Jeunes (-16 ans), Juniors (-20 ans) et Seniors/Masters. Les hommes et les femmes ont nagé ensemble dans chaque catégorie. Lors de chaque course, les nageurs gagnaient des points en prenant en compte le handicap et le temps de chacun pour arriver à une meilleure équité. Aussi, les enjeux de ce format étaient de permettre aux nageurs de pratiquer les 4 nages et développer une polyvalence. Mais aussi combler d’éventuelles lacunes et s’habituer aux efforts très intenses.

Retour de Charles Rozoy et records mondiaux

Ayant repris l’entraînement l’an dernier, le champion paralympique de Londres, Charles Rozoy, a fait son retour à la compétition. Après l’arrêt de sa carrière en 2017, il a souhaité se concentrer sur des projets personnels. Il avoue tout de même que le décalage des Jeux de 2020 à 2021 pouvait être un sérieux objectif pour lui.

S’il y a bien un autre nageur qui a crevé l’écran, c’est Alex Portal. Après 7 courses, il totalise 7 records nationaux et internationaux ! Il bat le record de France du 100m brasse, les records d’Europe du 100m papillon et du 50m nage libre. Mais surtout les records du monde du 400m nage libre, 100m dos, 100m nage libre et 200m 4 nages ! Déjà qualifiée pour Tokyo, Claire Supiot a elle aussi battu des records : record national du 100m papillon, d’Europe du 50m nage libre et du monde du 100m nage libre. Après avoir participé aux Jeux Olympiques de Séoul en 1988, elle sera une des favorites des Paralympiques de Tokyo.

La jeunesse au pouvoir

Dans la catégorie Jeunes (-16 ans), Manon Haab est championne de France avec 768 points, 4 points devant Zélia Masse avec 764 points. Hector Denayer complète le podium avec 679 points. Chez les Juniors (-20 ans), la nageuse de Marseille, Agathe Pauli, l’emporte avec 743 points. Léane Morceau prend la deuxième place (646 points) et Luan Mazet Vignaud la troisième (609 points).

En toutes Catégories ce sont une nouvelle fois les jeunes qui l’emportent. Alex Portal et Ugo Didier, respectivement nés en 2001 et 2002, prennent les deux premières places. Avec un total de 961 et 954 points, les deux nageurs normalement Juniors devancent Laurent Chardard (934 points) qui est lui en catégorie Seniors/Masters. De très grosses performances de l’ensemble des nageurs qui prévoient une pluie de médailles aux Jeux Paralympiques l’an prochain.

Maxime Boulard

 


Lire la suite

Fil Info

Championnat du monde masculin de handball 2021Il y a 8 heures

Championnat du monde masculin de handball 2021 : le calendrier des Bleus

MONDIAL MASCULIN DE HANDBALL 2021 - Découvrez le calendrier de l'équipe de France masculine lors du Championnat du monde 2021....

Championnat du monde masculin de handball 2021Il y a 8 heures

Championnat du monde masculin de handball 2021 : programme et résultats

Le Championnat du monde masculin de handball 2021 a lieu du 13 janvier au 1er février en Égypte. Qui succédera...

Championnat du monde masculin de handball 2021Il y a 8 heures

Championnat du monde masculin de handball 2021 : la France s’impose dans la douleur face à la Suisse

MONDIAL MASCULIN DE HANDBALL 2021 - Difficilement, la France est venue à bout de la Suisse : victoire 25-24. Carton...

[Vidéo] Belinda Bencic contrainte de taper la balle dans sa chambre d'hôtel [Vidéo] Belinda Bencic contrainte de taper la balle dans sa chambre d'hôtel
TennisIl y a 9 heures

[Vidéo] Belinda Bencic contrainte de taper la balle dans sa chambre d’hôtel

TENNIS - Comme pas moins de 46 autres joueurs et joueuses, Belinda Bencic est bloquée pour 15 jours dans sa...

Football - Liga notre pronostic pour Alaves - FC Séville Football - Liga notre pronostic pour Alaves - FC Séville
FootballIl y a 9 heures

Football – Liga : notre pronostic pour Alaves – FC Séville

LIGA - Alaves reçoit le FC Séville pour le compte de la 19ème journée du championnat espagnol. Notre pronostic pour...

Football - Premier League notre pronostic pour Leicester - Chelsea Football - Premier League notre pronostic pour Leicester - Chelsea
FootballIl y a 9 heures

Football – Premier League : notre pronostic pour Leicester – Chelsea

PREMIER LEAGUE - Leicester accueille Chelsea lors de la 18ème journée du championnat anglais. Notre pronostic pour cette rencontre.

Football - Bundesliga notre pronostic pour Bayer Leverkusen - Borussia Dortmund Football - Bundesliga notre pronostic pour Bayer Leverkusen - Borussia Dortmund
FootballIl y a 9 heures

Football – Bundesliga : notre pronostic pour Bayer Leverkusen – Borussia Dortmund

BUNDESLIGA - Le Bayer Leverkusen reçoit le Borussia Dortmund dans le cadre de la 17ème journée du championnat allemand. Notre...

Vendée Globe 2020 : le classement de la course Vendée Globe 2020 : le classement de la course
Vendée Globe 2020Il y a 10 heures

Vendée Globe 2020 : le classement de la course

VOILE - Découvrez le classement en temps réel du Vendée Globe 2020, la 9ème édition de la course autour du...

Football - Bundesliga notre pronostic pour Borussia M'Gladbach - Werder Brême Football - Bundesliga notre pronostic pour Borussia M'Gladbach - Werder Brême
FootballIl y a 10 heures

Football – Bundesliga : notre pronostic pour Borussia M’Gladbach – Werder Brême

BUNDESLIGA - Borussia M'Gladbach reçoit le Werder Brême dans le cadre de la 17ème journée du championnat allemand. Notre pronostic.

NBA notre pronostic pour Los Angeles Lakers - Golden State Warriors NBA notre pronostic pour Los Angeles Lakers - Golden State Warriors
NBA 2020-2021Il y a 10 heures

NBA : notre pronostic pour Los Angeles Lakers – Golden State Warriors

NBA 2020-2021 - On vous livre notre pronostic pour le match entre les Los Angeles Lakers et les Golden State...

Advertisement

Sondage

[Sondage] À quelle place le XV de France va-t-il terminer le Tournoi des 6 Nations 2021 ?

Vendée Globe 2020

Vendée Globe 2020 : le classement de la course

Nous suivre sur Facebook

Dicodusport © 2020 - Tous droits réservés