« Déchéance sportive », « grande solitude » : Justine Braisaz-Bouchet vide son sac après une saison olympique catastophique
BIATHLON – Dans un entretien accordé à nos confrères de L’Équipe, Justine Braisaz-Bouchet s’est confiée sans détour après une saison olympique compliquée sur tous les plans.
On s’en doutait et on en a désormais la certitude. La saison 2025-2026 aura été une galère mentale pour Justine Braisaz-Bouchet ! Dans un entretien accordé à nos confrères de L’Équipe, la championne s’est confiée sans détour sur la saison passée et les changements qu’elle met en place pour aborder la saison 2026-2027, au cours de laquelle elle a annoncé s’entraîner en marge de l’équipe de France.
« Ces dernières années, j’avais un fonctionnement à la maison et un fonctionnement en stage… Mais au printemps, à Oslo, on a fait le bilan et on était d’accord que mon fonctionnement n’allait pas ». La biathlète, championne olympique de la mass-start en 2022 et multi-médaillée au niveau international, devra payer ses stages et son matériel, sans avoir la certitude d’être alignée sur les deux premières épreuves de Coupe du monde.
Justine Braisaz-Bouchet : « Je me suis sentie un peu trahie »
« JBB » décrit aussi le malaise qui a augmenté au fil des semaines lors de cette saison 2025-2026. « Ce qui me marque c’est le manque d’énergie et un sentiment de solitude immense dans mon projet sportif ».
Jusqu’à ce point d’orgue : sa non-sélection sur le relais mixte et le relais femmes aux JO de Milan-Cortina, les deux relais ayant décroché la médaille d’or. Si, sportivement, les faits ont donné raison au staff de l’équipe de France, la pilule n’est pas passée pour Justine Braisaz-Bouchet : « Je me suis sentie un peu trahie parce que j’avais l’impression que les plans étaient décidés depuis longtemps. J’y ai cru et c’est pour ça que j’ai été déçue. Je me suis donc retrouvée aux Jeux, fatiguée, en colère, sous pression aussi avec l’aspect extra-sportif et, au final, cela a été déception sur déception ».
Forcément, l’affaire de la fraude à la carte bancaire, dans laquelle elle a été victime de Julia Simon, remonte aussi à la surface. La suspension d’un mois ferme et de cinq mois avec sursis, qui a permis à cette dernière de disputer la majeure partie de la saison, n’a pas davantage été digérée. « Normalement, il n’y a pas d’acte sans conséquence. Tu ne peux pas agir de manière inconséquente. Pour moi, ce n’est pas possible. C’est le sentiment que j’ai eu », confie la biathlète de 29 ans, qui évoque un groupe dysfonctionnel en parlant de l’équipe de France féminine. Des mots forts, point d’orgue d’une saison galère pour Justine Braisaz-Bouchet.
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