Depoortere, Alldritt, Fickou… les grands gagnants et perdants de la tournée d’automne du XV de France
XV DE FRANCE – On fait le point sur les joueurs qui ont brillé ou déçu lors des trois matchs de la tournée d’automne des Bleus.
Les joueurs du XV de France qui ont marqué des points
La ligne d’arrière de l’UBB
Quand Yoram Moefana reviendra de blessure, et s’il revient vite à un excellent niveau, il se pourrait que la ligne arrière (hors poste de numéro 15) soit une ligne 100 % UBB. On ne voit pas comment Damian Penaud, malgré une discrétion relative lors des deux derniers matchs, pourrait perdre son statut de titulaire à l’aile droite. Et on voit encore moins comment Louis Bielle-Biarrey, étincelant face à l’Australie, pourrait être remplacé. Il a la jeunesse, l’explosivité et cette capacité à créer des différences, comme sur son essai face aux Australiens, qu’il se fabrique presque seul.
Avec les deux ailiers, Nicolas Depoortere a été l’un des grands artisans de cette tournée. Le centre a marqué deux essais contre les Fidji et deux contre l’Australie, tout en affichant une activité remarquable même en dehors de ses réalisations. Dès lors, la tentation de s’appuyer sur une ligne qui se connaît parfaitement peut être grande pour Fabien Galthié. Le sélectionneur l’a reconnu : son équipe est moins forte qu’il y a quatre ans. Il va donc vouloir revenir à certaines certitudes avant le Mondial 2027. Une ligne issue du même club peut en être une, à condition de conserver ce niveau. Hormis Damian Penaud, qui aura 31 ans en 2027, tous les autres auront moins de 28 ans : dans la force de l’âge.

Grégory Alldritt envoie un message à Fabien Galthié
Boudé par le sélectionneur lors du premier match contre l’Afrique du Sud, Grégory Alldritt a été titularisé lors des deux suivants. Excellent face aux Fidji et solide contre l’Australie, le Rochelais a montré qu’il restait un prétendant sérieux pour le poste de numéro 8. Avait-il besoin de cette piqûre d’orgueil ? La question se pose, tout comme celle de sa relation de confiance avec le staff. En tout cas, Alldritt n’a visiblement aucune intention d’abandonner son fauteuil de titulaire.
Julien Marchand et Anthony Jelonch ont disputé trois bons matchs
Tous deux corrects contre l’Afrique du Sud et très solides ensuite, les deux avants toulousains confirment leur valeur. Julien Marchand, en l’absence de Peato Mauvaka, prouve qu’il est au minimum un titulaire bis crédible. Malgré un début de match compliqué contre l’Australie, il a bien réagi et a montré une grande propreté en touche. Quant à Anthony Jelonch, il devait marquer des points après deux graves blessures et dans un poste où la concurrence est féroce. Il a réussi 36 plaquages en trois matchs, pour seulement quatre manqués : une tournée très encourageante.

Les joueurs du XV de France qui ont perdu des points
Gaël Fickou n’a pas su répondre comme Grégory Alldritt
Lui aussi cadre du XV de France et lui aussi bousculé par Fabien Galthié (il a été sorti du groupe lors du deuxième match), Gaël Fickou n’a pas affiché la même réaction que son coéquipier Rochelais. Si son match contre l’Australie n’est pas catastrophique en soi, son apport offensif est devenu très insuffisant. Un seul mètre gagné ballon en main. Dans un match cadenassé, passe encore. Dans une rencontre à 80 points, beaucoup moins. Et encore moins pour un joueur aussi expérimenté.

C’est un constat qui dure depuis près de deux ans, déjà visible avant le Mondial, et renforcé depuis. Évidemment, il ne faut pas tomber dans la culture de l’instant. Mais voir Kalvin Gourgues montrer plus en 15 minutes que celui qu’il a remplacé en 65 soulève des questions. Le joueur du Racing 92 a « profité » de l’absence de Yoram Moefana. Mais lorsque ce dernier reviendra, la hiérarchie pourrait à nouveau bouger.
Régis Montagne trop léger en pilier droit
L’un des rares titulaires sur les trois matchs (Julien Marchand, Anthony Jelonch, Romain Ntamack, Louis Bielle-Biarrey, Damian Penaud, Thomas Ramos) aura déçu. Avec l’absence de Uini Atonio, la France cherchait une solution crédible au poste de pilier droit. Il pouvait s’imposer, mais malgré une légère montée en puissance, le Clermontois est passé de « très en difficulté » à « juste moyen ». Et au niveau international, le « moyen » n’est pas suffisant. Surtout à moins de deux ans du Mondial en Australie, où les Bleus voudront enfin briser la série de trois éliminations consécutives en quarts de finale.



Courault
24 novembre 2025 à 13h56
Bizarrement rien sur Ntamac ……
Il a pourtant peu briller sur les 3 matchs .