Désillusion pour les Bleues du handball, battues par l’Allemagne en demi-finales du Mondial
MONDIAL DE HANDBALL FÉMININ 2025 – Les Bleues tombent en demi-finales, battues par des Allemandes plus fortes qu’elles (23-29).
S’il faut un début à tout, on se serait bien passé de cette première. Invaincue en demi-finales des championnats du monde jusqu’à ce match contre l’Allemagne ce vendredi soir, l’équipe de France a connu une triste première en 2025. Triste comme une prestation vraiment très décevante des Françaises. Le quart de finale remporté contre le Danemark ce mercredi avait soulevé les espoirs du retour de la grande équipe de France.
Cet espoir aura été en même temps éphémère et balayé avec une énorme brutalité par des Allemandes tout simplement plus fortes que les Tricolores. Qui vont devoir vite se ressaisir, sous peine de terminer à la 4e place, comme lors du dernier Euro. Ce serait un échec immense. Une première depuis qu’Alain Portes était le sélectionneur, il y a plus de dix ans.
FIN DU MATCH 🇫🇷23-29🇩🇪
C’est terminé. Les BLEUES s’inclinent face aux Allemandes.
Il faut désormais se concentrer sur dimanche et tout donner pour aller chercher le bronze ! 🥉 #BleuetFier pic.twitter.com/TEf8oYWJOY— Équipes de France de Handball (@FRAHandball) December 12, 2025
Un premier acte manqué mais seulement trois buts de retard
Si le match contre le Danemark avait été un match référence sur beaucoup de points, les Françaises sont retombées, en long et en large, dans leurs travers durant ce premier acte face aux Allemandes. Une défense qui a souffert, comme elle avait souffert contre les Pays-Bas lors du tour principal.
Si les Bleues ont d’abord su endiguer la force allemande en début de rencontre (3-2, 7e), les Allemandes ont rapidement trouvé des solutions, avec une base arrière qui a totalement pris le dessus sur la défense tricolore.
Des Allemandes qui avaient manifestement étudié le jeu des Bleues et leur quart de finale contre le Danemark, en mettant en place une défense en 1-5. Objectif : perturber la relation entre Léna Grandveau et Sarah Bouktit. Objectif atteint, puisque la pivot tricolore n’a marqué qu’un seul but dans le jeu. Léna Grandveau elle-même a été en souffrance au tir (3/6 dans le premier acte).
Cet axe perturbé, les Bleues ont été déboussolées. Les échecs au tir se sont multipliés, ce qui a permis aux Allemandes de creuser le premier écart du match (6-10, 16e).
Le temps mort de Sébastien Gardillou a marché un temps, avec des rotations efficaces. Sarah Bouktit manque même l’égalisation à 13-13, dans ce qui restera comme le tournant de ce premier acte. Car ce sont bien les Allemandes qui ont terminé le plus fort, basculant à la pause avec un avantage confortable (15-12). Alors que les Bleues avaient concédé 38 tirs contre le Danemark, elles en ont concédé 25 face à l’Allemagne, preuve que la défense est passée à côté. Mais avec seulement trois buts de retard, tout restait encore jouable.
Il n’y aura pas eu de révolte dans le second acte
Malheureusement, la révolte n’aura pas lieu dans le second acte. La défense tricolore ne trouve pas de solutions. Annika Lott enquille les buts, et les Françaises en encaissent cinq en huit minutes de jeu (16-20, 38e). Une défense en rade et des gardiennes en panne. Entrée au quart d’heure de jeu, Floriane André ne parvient pas à élever le niveau dans les cages.
Tout le contraire de son ancienne coéquipière à Brest, Katharina Filter, qui multiplie les parades et écœure les Tricolores les unes après les autres. Des Bleues qui ne marquent que six petits buts dans le premier quart d’heure du second acte (18-22, 46e).
En plus des parades de l’ancienne Brestoise, c’est toute la circulation de balle des Bleues qui a été défaillante dans cette demi-finale. Les Allemandes ont mis en place une défense haute, comme l’avaient fait les Pays-Bas. À chaque fois, la France a manqué d’imagination, avec des joueuses perdues sur le terrain. C’était déjà le cas lors du dernier Euro, et cela devient inquiétant.
L’animation offensive en rade, les rares scories allemandes n’ont jamais été exploitées par les Françaises. On avait senti une impuissance contre les Néerlandaises, mais ce sentiment a été encore plus fort ce vendredi.
Seule Orlane Kanor, auteure de son meilleur match du Mondial, a entretenu quelque peu l’espoir (20-24, 52e ; 23-26, 58e), avant l’ultime résignation. L’Allemagne, comme un symbole, terminera la rencontre sur un 3-0. Si l’expérience était du côté des Bleues, la qualité et l’envie étaient clairement du côté des Allemandes.


