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Didier Tholot, la passion du terrain

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Didier Tholot

Rencontre avec Didier Tholot, ancien avant-centre des Girondins de Bordeaux, qui recherche un nouveau projet en tant qu’entraîneur.

Didier, si vous devez vous présenter en une phrase ?

Entraîneur juste et bosseur !

Quel moment de votre carrière de joueur vous a le plus marqué ? Et en tant qu’entraîneur ?

Comme joueur il y en a deux, tout d’abord mon passage à Martigues. J’ai effectué deux saisons très intéressantes sportivement dans lesquelles j’ai inscrit 14 buts chaque année, pour un buteur c’est très important. Et ensuite Bordeaux car j’ai vécu des émotions très fortes avec ce club.
Comme coach il y a la montée avec Libourne alors que nous disposions du plus petit budget de national ! Mon passage à Sion aussi avec deux coupes de Suisse remportées et le fait d’avoir disputé l’Europa League.
Les bons moments en tant que joueur et entraîneur sont vraiment différents. Comme joueur c’est une joie qui est plutôt instantanée. Alors qu’en tant qu’entraineur c’est une suite logique que l’on espère suite à un travail mis en place avec son équipe pour gagner.

Quel joueur vous a le plus impressionné sur le terrain ? Et quel joueur en tant que coach ?

J’ai eu la chance de jouer avec Zizou, il reste celui qui m’a le plus impressionné à l’entraînement en termes de qualité et d’aptitudes naturelles. En tant qu’entraineur je pense à Mathieu Valbuena à ses débuts, j’ai tout de suite senti que c’était un joueur capable de faire gagner une équipe. Dernièrement j’ai eu la chance d’entraîner Edmilson Fernandes à Sion qui est un jeune très doué.

Vous avez joué avec Zidane, est-ce qu’à ce moment là vous saviez qu’il allait faire la carrière qu’il a eu ensuite comme joueur puis comme coach ?

Franchement non je n’en étais pas sur, on voyait tous qu’il avait quelque chose de plus mais on ne peut pas être sur que ça va passer au niveau mental. Un joueur avec de grosses qualités mais sans mental, ça ne marche pas. Et non je ne le voyais pas entraîneur mais il est intelligent et il a su passer les étapes petit à petit pour arriver là où il en est.

Vous avez été joueur avant d’être entraîneur, en quoi cela est-il un avantage pour cette fonction ?

Déjà cela permet de bien connaître le vestiaire, ce qui est un avantage. On peut deviner comment vont agir ou réagir certains joueurs donc on sait comment faire avec eux. D’avoir été joueur donne aussi de la crédibilité vis-à-vis du vestiaire. Après ceux qui ne l’ont pas été peuvent avoir une approche différente du métier qui peut aussi être un avantage. Dans les deux cas cela est bénéfique pour entraîner.

Avez-vous envie de retrouver un club ? Si oui, est-ce qu’il y a des championnats que vous visez particulièrement ?

Oui j’ai envie d’entraîner mais je ne cherche pas particulièrement un championnat mais plutôt un beau projet dans lequel je peux bien m’exprimer. Cette odeur de vestiaire, de terrain et ce rapport avec les joueurs me manquent aujourd’hui. Je prends le temps de faire les choses correctement.

Aujourd’hui vous êtes consultant, appréciez-vous ce rôle ?

C’est un rôle différent et sympathique à faire mais ce n’est pas mon métier. C’est quelque chose de temporaire qui me permet d’analyser des matchs et de rester dans le monde du football.

Nous allons profiter de votre nouveau rôle, qu’avez-vous pensé des qualifications de nos bleus ? Malgré le niveau de jeu moyen, la France peut-elle espérer briller à la Coupe du Monde ?

Oui je pense qu’elle peut briller à la Coupe du Monde car c’est dans la culture française de se transcender dans les grands rendez-vous. Offensivement l’équipe de France a un potentiel qu’elle a rarement eu par le passé, et même si la qualification a été moyenne, je pense que ces joueurs-là peuvent être plus performants qu’ils ont pu l’être sur une Coupe du Monde. Il faut que l’équipe de France arrive à trouver son équilibre pour être au top niveau et c’est la chose la plus difficile à trouver pour une équipe de foot.

Cristiano Ronaldo ou Messi ? Et pourquoi ?

Les deux ! C’est impossible de faire un choix, ce sont deux joueurs qui peuvent faire gagner une équipe à eux tout seul quand elle va mal… En tant qu’entraîneur c’est une chose inestimable.

Nicolas Jacquemard


Passionné de sport et entrepreneur depuis mes 18 ans, la création de Dicodusport m'a semblé évidente pour participer à la médiatisation d'un plus grand nombre de sports. Le chemin est long mais avec une équipe des plus motivées et les Jeux Olympiques de Paris 2024 en point de mire, nous y arriverons ! Journaliste dans le monde du sport depuis plus de 5 ans, je traite aussi bien de football, de rugby, de biathlon et de cyclisme.

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