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Athlétisme

Dopage : L’URSS aurait-elle couvert Ben Johnson ?

Nicolas Jacquemard

Publié le

Dopage : L’URSS aurait-elle couvert Ben Johnson ?
La Presse Canadienne

Le monde sportif est un vaste univers. Il offre à son public et à ses adeptes les sensations les plus fortes. Chaque athlète, chaque sportif se voit dans l’obligation de se donner au maximum pour se hisser au sommet de sa discipline. Ainsi, certains athlètes sont prêts à tout risquer pour posséder la gloire et la renommée. Dès lors, les activités sportives qui au départ devraient servir à encenser les meilleures performances se voient enclines à toutes formes d’entourloupes et de fraudes flagrantes.

En effet, bon nombre de sportifs s’adonnent au dopage pour s’assurer d’impressionnantes performances. C’est le cas de l’athlète Ben Johnson testé positif au test antidopage lors des Jeux olympiques de 1988. Mais, ce dernier aurait été couvert par l’URSS. Voici quelques éclaircissements concernant l’affaire.

Ben Johnson : célèbre pour une mauvaise raison ?

De son vrai nom Benjamin Sainclair Johnson, Ben Johnson est un sprinter canadien spécialiste du 100 m. Il est né le 30 décembre 1961 à Falmouth en Jamaïque. Issu d’une famille pauvre de dix enfants, son enfance ne fut pas une des plus agréables. Pour se sortir de cette misère, sa mère part s’installer au Canada avec cinq de ses frères. Le jeune Ben Johnson avait 15 ans. Il s’introduit dans le monde du sport grâce à l’un de ses frères aînés. Très tôt, il s’initie à l’athlétisme et réalise de très bonnes performances sur les courses de 100 m.

Il intègre l’équipe nationale du Canada à l’âge de 19 ans. Deux ans plus tard, il remporte sa première médaille internationale aux Jeux du Commonwealth de 1982, où il termine deuxième au 100 m. Ben Johnson se fit très rapidement une grande réputation dans ce domaine. Néanmoins, il est surtout célèbre pour avoir été testé positif au winstrol, qui est un produit dopant. Cet événement fit un grand scandale lors des Jeux olympiques de Séoul en 1988.

L’URSS a-t-elle couvert Ben Johnson ?

L’ancien patron du laboratoire moscovite de l’Agence mondiale antidopage, Grigory Rodchenkov décide de passer aux aveux. En effet, l’autobiographie de l’ancien responsable de l’AMA contient de lourdes révélations. D’après ces dernières, le boycott des Jeux olympiques de 1984 par l’Union soviétique a été causé par la crainte d’un scandale international de dopage.

Cet ouvrage fait également la lumière sur l’affaire Ben Johnson. En effet, lors des Godwill Games de Moscou de 1986, Ben Johnson a bien battu Carl Lewis aux 100 m. Seulement après, il a été testé positif au stanozolol. Grigory Rodchenkov affirme avoir réalisé lui-même l’analyse du sportif. Le sprinter canadien aurait déjà été testé positif aux stéroïdes deux ans avant les JO de 1988. Ce contrôle antidopage a été couvert par l’URSS afin d’éviter un scandale.

En outre, le laboratoire de Rodchenkov avait découvert à cette époque, 14 résultats positifs au dopage. Mais, L’URSS à faire taire l’affaire afin de préserver son image. Il faut croire que l’ancien patron de l’AMA en a eu marre de faire partie de ces magouilles.

Depuis cet événement marquant, la réputation du sprinteur canadien a pris un grand coup. Ce sont peut-être là les risques à courir lorsqu’on décide de s’entrainer sous stéroïdes.

Dicodusport


Passionné de sport et entrepreneur depuis mes 18 ans, la création de Dicodusport m'a semblé évidente pour participer à la médiatisation d'un plus grand nombre de sports. Le chemin est long mais avec une équipe des plus motivées et les Jeux Olympiques de Paris 2024 en point de mire, nous y arriverons ! Journaliste dans le monde du sport depuis plus de 5 ans, je traite aussi bien de football, de rugby, de biathlon que de cyclisme.

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