Draft NBA 2023 : Le mois de février des prospects français
DRAFT NBA 2023 – Chaque année, plusieurs Français tentent de réaliser leur rêve en se présentant à la Draft NBA. Et les prochaines générations sont particulièrement riches en termes de jeunes à potentiel. À commencer par celle à venir. Menés par le phénomène Victor Wembanyama, ils sont quatre à être annoncés draftés en juin 2023. De manière mensuelle, nous allons suivre la manière dont ils s’y préparent, leurs performances et leurs progrès.
Victor Wembanyama (Metropolitans 92, Betclic Elite)
- Ses statistiques en février : 26.0 points, 11.0 rebonds, 3.7 passes, 0.3 interception, 2.3 contres à 45% au tir, 22% de loin et 80% aux lancers francs, en 34 minutes.
- Meilleure performance : 29 points, 16 rebonds, 1 passe, 1 interception et 3 contres face à l’ASVEL (défaite 65-72).
Plus la draft se rapproche, et plus Victor Wembanyma attire les convoitises. Certaines franchises en NBA ont totalement baissé les armes cette saison et ont maintenant les yeux rivés sur la loterie du 16 mai. C’est le cas des Charlotte Hornets, des Detroit Pistons, des San Antonio Spurs et des Houston Rockets. Avec leur bilan inférieur à 30% de victoires, ces quatre équipes se sont détachées du reste. Il est donc fort probable que Wembanyama atterrisse dans l’une d’entre elles. Du côté des experts et journalistes, le verdict est toujours le même : l’intérieur français sera sélectionné en premier en juin. ESPN (média américain de référence en matière de draft) le place toujours en 1ère position de son Top 100 des meilleurs jeunes de cette cuvée 2023.
Wembanyama a partagé son mois de février entre le championnat et l’Équipe de France, où il a particulièrement brillé. En club, il a été grandement mis à contribution chez ses Metropolitans 92. Au vu des absences des autres cadres (Hugo Besson, Tremont Waters), l’équipe a tourné autour de lui encore plus que d’habitude. Il n’avait jamais disputé autant de minutes (34) et pris autant de tirs (20) par match que ce mois-ci. Il a dû se créer ses tirs tout seul, sans bénéficier des passes ou des espaces créés par ses coéquipiers. Et son isolement s’est ressenti au niveau collectif : les Mets terminent le mois avec une victoire pour une défaite en championnat, ainsi qu’une élimination au premier tour de la Leaders Cup. Il va rester deux mois de compétition au jeune français afin de sécuriser le classement de son équipe. Ainsi que son titre de MVP du championnat.
Victor Wembanyama is a 7’3” prodigy from France, and he’s the best NBA prospect in a generation@vicw_32 stars on the March cover of SI: https://t.co/hqzc5r0F3V pic.twitter.com/NEbe7p0BA6
— Sports Illustrated (@SInow) February 21, 2023
Rayan Rupert (New-Zealand Breakers, NBL)
- Ses statistiques en février (playoffs inclus) : 4.8 points, 2.6 rebonds, 1.2 passe, 1.4 interception, 0.2 contre à 27% au tir, 11% de loin et 61% aux lancers francs, en 18 minutes.
- Meilleure performance : 10 points, 5 rebonds, 2 passes et 2 interceptions contre les Tasmania JackJumpers (victoire 88-68).
Rayan Rupert continue d’être très bien coté dans les mock drafts. Malgré ses faibles statistiques par rapport à ses concurrents, il a gagné deux places dans le classement d’ESPN. Ces derniers le placent 16ème de leur Top 100. Pour cause, son profil défensif continue d’attirer l’œil des recruteurs. Certains de ses matchs ont attiré des dizaines de scouts et dirigeants de NBA. Certains recruteurs pensent qu’il sera drafté dans le Top 15, voire même dans le Top 10. Une trajectoire similaire à Ousmane Dieng attendrait donc l’ancien de l’INSEP.
Côté sportif, Rupert est arrivé dans une période cruciale de la saison avec ses New Zealand Breakers. Il est en effet le premier prospect français à disputer les playoffs en NBL. Son équipe a terminé deuxième de la saison régulière, et a donc joué directement les demi-finales. Avec succès, puisqu’ils l’ont emporté au match décisif et vont donc jouer le titre dans les prochains jours. Rupert a disputé chaque match en tant qu’ailier titulaire, même si son temps de jeu s’est réduit à cause d’un problème de fautes. En finale, il devrait être utilisé sur des courtes missions défensives. À lui d’arriver à lâcher les chevaux en attaque dans ce qui sera sa dernière occasion de se montrer auprès des franchises NBA avant la draft.
Rayan Rupert is every NBA teams dream 😴
At 18 years old the Next Star is one of the hardest workers ever seen at the Breakers 🏋️
Don’t miss any of the NBL23 Championship Series – starting Friday, March 3 🏆 pic.twitter.com/r2bfiWKXWK
— NBL (@NBL) February 23, 2023
Sidy Cissoko (Team Ignite, G-League)
- Ses statistiques en février : 18.8 points, 5.3 rebonds, 4.3 passes, 1.0 interception, 0.3 contre à 47% au tir, 50% de loin et 50% aux lancers francs, en 32 minutes.
- Meilleure performance : 24 points, 6 rebonds, 4 passes, 1 interception et 1 contre face au Memphis Hustle (défaite 97-123).
On pensait Sidy Cissoko enterré, mais le voilà qui renaît de ses cendres. Alors qu’il était peu à peu descendu dans les mock drafts au fur et à mesure de la saison, le Français est en train de remonter en flèche grâce à un excellent mois de février, où il a quasiment doublé ses statistiques. Il est aujourd’hui 30ème du Top 100 d’ESPN, soit un gain de 4 places par rapport au mois dernier. Certaines prédictions le voient drafté au premier tour en juin prochain. Ce qui était le plan voulu à partir du moment où il avait signé dans la G-League Ignite.
En février, Cissoko a lâché les chevaux. De retour d’une pause de plus de deux semaines, il a enchaîné trois matchs à plus de 20 points pour la première fois de la saison. Jusqu’à même battre son record avec 24 points la semaine dernière. Le tout avec des excellents pourcentages. Après avoir pris ses marques pendant des mois, l’ailier français a enfin pris ses responsabilités en attaque. En février, il est tout simplement le meilleur marqueur de son équipe devant les prospects Scoot Henderson et Leonard Miller, annoncés devant lui à la draft. Cette capacité à scorer était ce qui manquait à sa panoplie. Déjà intéressant pour les franchises NBA par sa polyvalence et son athlétisme, il ajoute une nouvelle corde à son arc.
Season-high 23 points, 6 rebounds, 6 assists for 18-year old French wing Sidy Cissoko with G League Ignite. Made 5/9 threes from beyond the arc, attacked the rim in a straight line and showed his vision as a passer. Playing better and better as the season moves on. pic.twitter.com/IszqwednDm
— Jonathan Givony (@DraftExpress) February 24, 2023
Bilal Coulibaly (Metropolitans 92, Betclic Elite)
- Ses statistiques en février : 9.7 points, 5.7 rebonds, 0.7 passe, 1.3 interception, 0 contre à 67% au tir, 80% de loin et 50% aux lancers francs, en 30 minutes.
- Meilleure performance : 14 points, 7 rebonds, 2 passes, 1 interception face à Dijon (victoire 93-86).
Le mois de février a été celui de l’explosion pour Bilal Coulibaly. Pour pallier les absences aux Metropolitans, il a été réquisitionné chez les pros et n’a pas joué en espoirs. Sur les trois matchs qu’il a joués ce mois-ci, il a doublé son temps de jeu habituel. Face à l’ASVEL en Leaders Cup, il a même davantage joué (34 minutes) que sur ses cinq premiers matchs professionnels cette saison. De quoi faire grossir ses statistiques, qui ont tout simplement triplé depuis le mois dernier. Il a montré une vraie maturité pour son âge (18 ans) et un gros potentiel physique.
Les deux derniers mois de compétition devraient permettre à Coulibaly de consolider sa place dans la rotation des Mets. Mais son avenir sur le long terme reste une interrogation. Il n’est toujours pas sûr qu’il se présente à la Draft cette année, étant donné qu’il pourrait être dans le Top 10 en 2024, selon les dernières estimations. Il est en tout cas placé à la 36ème place du Top 100 d’ESPN cette année. Une place sûrement trop basse étant donné ses ambitions. Le jeune parisien fera son choix avec ses agents à la fin de la saison.
18-year-old Bilal Coulibaly fits the mold of an NBA wing with his size and explosiveness at 6-foot-7 with a 7-foot-3 wingspan. Showcasing his evolving offensive skillset and disruptive defensive ability in the 🇫🇷 U21 Espoirs league while impacting winning for the Senior team. pic.twitter.com/y4vHys9hcj
— League Him (@League_Him) February 22, 2023
Les autres Français en embuscade
À l’image de Bilal Coulibaly, certains joueurs peuvent faire une entrée tardive dans le top 60 des projections (synonyme de draft). C’est le cas de Malcolm Cazalon (KK Mega, Serbie), Nadir Hifi (Le Portel, Betclic Elite), Daniel Batcho (Texas Tech, NCAA) ou encore Maxime Raynaud (Stanford, NCAA). Ce sont les quatre prospects qui semblent encore dans la course. Ces derniers ont cependant peu de chances d’être draftés par rapport aux quatre noms cités plus haut. Il faudrait qu’ils réalisent une fin de saison régulière en trombe ou des bonnes performances en playoffs. De quoi impressionner les recruteurs NBA.


