En immersion avec l’ALFA Lions #17 : les mauvais réflexes du football australien


Chaque semaine, retrouvez l’actualité de l’ALFA Lions, le club lyonnais de football australien. Cette semaine, les Lions nous expliquent les mauvais réflexes récurrents que l’on retrouve au football australien.

On retrouve les Lions le jour d’un déplacement capital à Toulouse qui déterminera vraisemblablement de l’issue de la saison. Si vous êtes intéressés, le match aura lieu ce samedi 9 mars à 15h au stade Sordelo de Pech David. On vous tient au courant du résultat la semaine prochaine !

Comme expliqué précédemment, le football australien est un mélange de plusieurs sports (foot, comme chez nous, rugby, basket,  ou encore volley).. Le problème, c’est que les gestes de ces sports spécifiques ne sont utiles qu’à des moments très précis. Voici ici les gestes parfois difficiles à corriger pour les nouveaux joueurs et qui peuvent faire basculer un match.

La passe à la main : En football australien, la passe à la main doit être effectuée en donnant un coup de poing dans le ballon, celui-ci étant posé sur son autre main. Un peu à la manière du volley, mais poing fermé plutôt qu’avec la paume. Le problème ? Pour les anciens rugbymans, voire tous les non-volleyeurs, ce geste n’est pas du tout naturel.

Alors, on arrive au bout d’un mois à le maîtriser, à l’entrainement, grâce à des exercices ou des circuits. Mais à la 75ème minute d’un match de haute intensité, il n’est pas évident d’avoir la lucidité de libérer ses bras et faire le geste du coup de poing dans le ballon. Et évidemment, les conséquences sont lourdes, car la balle est rendue à l’adversaire si une passe à la main n’est pas effectuée correctement. La solution ? Difficile à dire, sinon répéter, répéter et répéter encore le geste aux entraînements jusqu’à ce qu’il devienne votre nouveau réflexe.

Le tir au pied quand le ballon est au sol : En footy, le coup de pied est très utilisé, notamment pour faire progresser rapidement le ballon vers l’avant, ou dégager son camp. Le problème ? Non ! Les problèmes ? Lorsque le ballon est au sol, tirer au pied devient doublement dangereux. Il est tout simplement impossible de savoir la réaction d’un ballon ovale lorsque l’on frappe et qu’il est au sol. Ainsi, tirer dedans, c’est accepter qu’il aille n’importe où. C’est-à-dire vers un coéquipier, ou vraisemblablement dans les mains de ses adversaires ou directement en touche (ce qui rend le ballon à l’adversaire).

Deuxièmement, si un joueur adverse fait l’effort de se baisser pour récupérer le ballon à la main, l’arbitre sifflera immédiatement « Kick in danger » ou « Jeu dangereux ». Pas besoin d’expliquer pourquoi … on cherche encore des doigts sur tous les terrains d’Australie ! La solution ? Faire l’effort de se baisser, ça ne semble rien, mais encore une fois, après l’effort et avec les cuisses qui brûlent, ce n’est pas toujours simple. Donc faire l’effort de se baisser, saisir le ballon, puis lever haut les bras et exécuter une passe à la main à un coéquipier ou garder les bras collés et attendre l’impact.

Le plaquage haut : On retrouve ici un des problèmes qui existent au rugby. Néanmoins, il est plus fréquent au football australien car ce n’est pas deux lignes qui s’affrontent mais 18 joueurs arrivant de toutes les directions. Le problème ? Un plaquage haut rend le ballon à l’adversaire.
La solution ? Plaquer bas ! Non ce serait trop simple, en effet, souvent le plaquage semble légal au départ, mais l’adversaire se baisse lorsqu’il sent le plaquage pour s’en extirper et c’est là que la situation devient dangereuse.

Quel choix alors ? Plaquer, c’est rendre la balle à l’adversaire, Lâcher, c’est permettre à son adversaire de partir et potentiellement aller marquer. Alors on fait les deux mon capitaine ! Lorsque l’on sent que le plaquage devient trop haut, il faut absolument commencer à lâcher, il serait trop bête de rendre la balle si facilement. Alors lâcher oui, pour que l’arbitre ne siffle pas, puis immédiatement le plaquer à nouveau, même si c’est encore trop haut, puis relâcher, puis replaquer … Bref, vous avez compris, il faut mettre le doute dans la tête de l’arbitre et jouer avec la règle en quelque sorte. Si en plus, un coéquipier à le temps d’arriver pour vous donner un coup de main, vous avez peut-être réalisé une action aussi importante que marquer un goal.

ALFA Lions

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