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En immersion avec l’ALFA Lions #19 : comment aider le porteur de balle au footy ?

Flo Ostermann

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Chaque semaine, retrouvez l’actualité de l’ALFA Lions, le club lyonnais de football australien. Cette semaine, les Lions vous expliquent comment aider un coéquipier qui est en possession du ballon. Suivez le guide !

A la suite du forfait de la deuxième équipe de Toulouse la semaine dernière, les Lions affichent deux victoires de plus au compteur et iront défier Cergy ce week-end pour boucler un mois de mars parfait !

Après avoir découvert les différentes caractéristiques des positions du football australien, nous allons parler des différentes façons d’aider un coéquipier en possession du ballon. Nous allons nous placer dans une situation classique avec un coéquipier au milieu du terrain qui a reçu une passe à la main, et donc qui peut être plaqué par l’adversaire.

1ère option : Je suis derrière le joueur

Je dois proposer une solution de l’arrière. Pour cela, il faut couper près de mon coéquipier pour une petite passe à la main. Avec ma vitesse, je devrais être capable de gagner du terrain et de me donner quelques secondes nécessaires pour faire une passe au pied précise. Idéalement, j’ai pris les informations sur le placement de mes coéquipiers avant de déclencher ma course.

2ème option : Je suis proche de mon coéquipier

Je décide de le protéger. Si mon coéquipier possède quelques mètres de liberté, c’est sûrement la meilleure option. Au football australien, nous avons le droit de protéger le porteur de balle en faisant rempart avec notre corps. Cela peut permettre à notre coéquipier de gagner de minuscules mais précieuses secondes pour ajuster une passe au pied ou s’extraire d’une situation périlleuse. Le rempart peut être soft, avec seulement le corps en opposition. Mais il est aussi possible d’asséner un coup d’épaule à un adversaire qui serait trop proche.

Attention à bien prendre garde de regarder le ballon pour que ce ne soit pas considéré comme un acte violent d’antijeu, mais généralement, ça passe…

3ème option : Je suis (encore) proche de mon coéquipier

Je décide de proposer une solution. Si mon coéquipier est trop cerné par les adversaires, c’est sûrement la meilleure option. Ici, ce sera malheureusement une solution de courte durée, mais cela peut faire la différence sur la durée d’un match. Si je suis à 5-8 mètres de mon coéquipier et qu’il est trop cerné pour aller le protéger, je dois lui proposer une option de passe à la main. Comme vous l’avez compris, le problème ne sera déplacé que de 5 à 8 mètres, mais cela peut donner le temps nécessaire pour déclencher une longue passe au pied ou trouver de nouveaux joueurs avec une plus grande marge de liberté, un peu plus loin.

4ème option : Je suis devant mon coéquipier, entre 10 et 30 mètres

Je dois m’en aller ! Et oui, parfois au football australien, la meilleure solution est tout simplement de partir de là, et le plus vite possible. Pourquoi ? Parce que si je suis entre 10 et 30 mètres de mon coéquipier, je suis très certainement dans la zone dans laquelle il est capable de faire une passe au pied. Je suis donc dans les couloirs d’appels d’autres coéquipiers placés plus haut sur le terrain. Je dois donc partir au plus vite pour libérer l’espace pour les appels de mes coéquipiers.

Cela peut paraître bizarre, mais il faut comprendre que recevoir une passe au pied à l’arrêt revient à perdre le ballon et se faire très mal à coup sûr. Le temps que le ballon arrive, un adversaire aura le temps d’intervenir, et il arrivera à pleine vitesse sur votre côté ou dans votre dos.

5ème option : Je suis devant mon coéquipier, à plus de 30 mètres

Je dois proposer une solution pour une passe au pied. Pour cela, il faut bien analyser 2 choses.
La position de mon coéquipier, s’il est tourné vers la gauche du terrain, il serait inutile de faire un appel à droite, car ce serait impossible pour lui de me servir.

Les zones libres, pour faire mon appel dans celles-ci et m’accorder autant de mètres de liberté possibles. Une fois la zone repérée, je dois placer une énorme accélération de 10-15 mètres pour distancer mon défenseur et me laisser le plus de temps possible pour réceptionner la balle dans de bonnes conditions.

Voilà les différentes façons d’être utile sans le ballon. Ce sont souvent des choses qui ne se voient pas, mais qui sont très importantes pour l’équilibre de l’équipe et la fluidité du jeu. Si tous les joueurs arrivent à prendre la bonne option, vous pouvez alors créer des actions proches d’être impossibles à défendre et alors éviter beaucoup de pertes de balle.

C’est pour cela qu’il est important pour chaque joueur de bien connaître son (ses) rôles. Ces principes ne peuvent s’appliquer qu’avec beaucoup de communication. Ainsi, je dois toujours parler au porteur de balle pour lui indiquer sa marge de manœuvre (« chaud », « libre », « 5 mètres ») et ma position (en criant son nom, ou en lui indiquant des endroits du terrain comme ligne ou centre).

ALFA Lions


Journaliste/Rédacteur depuis septembre 2015 - Mes premiers souvenirs dans le sport ? Les envolées du Stade Toulousain et les duels Villeneuve-Schumacher et Häkkinen-Schumacher à la fin des années 90, la Coupe du monde de football en 1998, l’exploit du XV de France face aux All Blacks en 1999, mais aussi Richard Cœur de Lion qui vole sur les montagnes du Tour de France. Bien parti pour devenir professeur d’EPS, les événements de la vie (et la flemme d’animer des séances de 3x500 mètres toute ma vie) m’ont conduit à revoir mes plans. Me voilà depuis fin 2017 sur Dicodusport, média grâce (et pour) lequel je partage ma passion : le sport dans tous ses états. Le tout accompagné par les fous furieux et folles furieuses cités sur cette page !

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