En immersion avec l’ALFA Lions #24 : l’ANZAC, un week-end pas comme les autres


Chaque semaine, retrouvez l’actualité de l’ALFA Lions, le club lyonnais de football australien. Cette semaine, les Lion(ne)s reviennent sur l’ANZAC Day, un jour très spécial commémorant la bataille de Gallipoli (Turquie).

Depuis plusieurs années, la commune de Villers-Bretonneux (Somme) organise autour du 25 avril, « Les Journées Australiennes » : toute une semaine d’animations, d’échanges et de découvertes de la culture australienne, dans ce village libéré par les troupes de sa Royale Majesté venues de l’autre bout du monde, lors de la Grande Guerre.

Pour les Australiens et les Néo-Zélandais, le 25 avril est un jour très spécial, car il commémore la bataille de Gallipoli (Turquie), qui fut pour eux la plus importante de la Première Guerre Mondiale. C’est pourquoi, chaque 25 avril au lever du soleil, moment choisi par les troupes de l’ANZAC (Australian and New-Zealand Army Corps), des cérémonies du souvenir sont organisées un peu partout dans ces pays et en Europe.

Depuis 2009, Villers-Bretonneux organise, en partenariat avec le CNFA (Comité National de Football Australien), un match commémoratif en hommage aux soldats australiens qui ont joué au football australien pour la première fois en 1916 dans cette ville. Le match oppose donc la France aux Aussie Spirit (sélection de joueurs australiens évoluant en Europe).

Revenons sur cette journée avec les Lyonnais présents cette année à Villers-Bretonneux

L’ANZAC, c’est l’occasion de faire un beau match de Footy, mais c’est avant tout l’occasion de rendre hommage aux soldats australiens qui sont tombés pour la France pendant la 1ère Guerre Mondiale. Qu’est-ce que cette journée particulière représente pour vous ?

Pierre Lechasles : C’est vrai que les Australiens célèbrent cet évènement par un match de Footy, c’est pourquoi cette Cup a été créée. L’ANZAC est un évènement culturel très important pour tous les Australiens. Étant fan de ce sport, je me suis imprégné de la culture australienne et c’est vraiment plaisant de partager cela avec des Australiens en France.

Thibaut Sorin : Effectivement, pour avoir vécu en Australie pendant quelque temps, je me rends compte de l’importance que les Australiens portent à cette date. Cela me tient donc à cœur de me mobiliser pour eux et leur culture. Égoïstement, participer à un évènement qui me rappelle mon séjour en Australie est aussi un plaisir.

Mathieu Ostorero : Ce match face à une sélection d’Australiens a une saveur spéciale car pour eux, l’ANZAC est très important et on s’en rend compte quand on en parle avec eux. La plupart des soldats avaient notre âge et ont traversé le monde pour venir nous aider pendant la 1ère Guerre Mondiale. Ils sont très attachés à ce que représente cette semaine, car c’est une partie importante de leur (jeune) histoire.

Emerentiane Delacommune : Jouer un match de footy, c’est une façon de mettre à l’honneur ce pays. C’est aussi une manière de remercier ce pays qui a traversé les océans pour combattre à nos côtés.

Marine Assemat : En pratiquant le Football Australien, nous nous sentons proches de la culture australienne. Les Australiens accordent une grande importance à célébrer l’ANZAC DAY, véritable fête nationale. Participer au match de commémoration est un grand honneur pour ma part car nous rendons hommage à notre histoire commune. Au-delà de la rencontre sportive, nous partageons de forts et intenses moments, tout au long de la journée, avec les Australiens et les habitants de Villers-Bretonneux.

Les filles, vous avez dominé une grande partie du match, et vous échouez à un petit goal au final. Qu’a-t-il manqué pour l’emporter ?

E.D : On fait un très beau premier quart temps et on remonte bien à la fin, mais on a manqué de précision dans nos kicks et notre jeu. Et les Australiennes ont très bien jouer leur seconde mi-temps.

M.A : En effet, nous avons perdu le match à un goal prêt (6 points). Nous y avons cru jusqu’au bout, pourtant. C’est durant le 3ème quart-temps que notre intensité de jeu a diminué. Les Australiennes ont su profiter de cette situation et ont réalisé davantage de kicks. Nous avons essayé de recoller au score durant le dernier quart-temps, mais nos efforts n’ont pas suffi. Nous devons davantage travailler sur la puissance et la précision de nos kicks et surtout, plus de régularité dans notre jeu.

C’est de bon augure pour l’Eurocup qui aura lieu en juin en Suède ! Quels sont vos objectifs pour cette compétition ?

M.A : Gagner la Cup ! Plus sérieusement, nous souhaiterions gagner des places au classement général de l’Eurocup. La 3ème place nous semble accessible. Pour cela, nous devrons conserver notre cohésion d’équipe, communiquer davantage sur le terrain et être appliquer dans nos gestes. Nous sommes un groupe solidaire et avons tous les ingrédients pour terminer la saison en beauté.

Les Lions présents à l’ANZAC

Les gars, superbe victoire ! Ça faisait un bon moment que l’équipe de France n’avait pas battu l’Australie. Qu’est-ce qui a fait la différence cette année ?

M.O : Je pense que l’on a gagné car on avait l’habitude de jouer ensemble. La plupart du groupe (9 joueurs sur 14) sont partis à l’IC 17 et ont fait les deux dernières Eurocup. On commence à bien se connaître. Et les « nouveaux » ont été excellents, Thib Sorin et Clément Decaux de Bayonne, notamment.

P.L : Oui, depuis 2013 ! Donc c’est sûr, beaucoup de fierté. Ce qui a fait la différence, c’est que l’équipe des Australiens ne se connaissaient pas avant ce match, ils devaient créer une cohésion rapidement. Alors que nous, nous jouons maintenant depuis plus de 3 ans avec la même équipe renforcée par quelques nouveaux. Nous avons réussi à jouer notre Footy et à les prendre de vitesse.

Mathieu, Pierre, ça fait plusieurs fois que vous participez à l’ANZAC. En quoi est-ce que ça représente un événement important à vos yeux ?

M.O : L’ANZAC est un match spécial car on joue contre une équipe 100% australienne, qui vient des 4 coins de l’Europe. On a à cœur de leur montrer qu’on sait aussi jouer au footy en France. Ensuite, le fait d’aller au Mémorial est toujours un moment très fort émotionnellement. Voir tous ses noms qui sont venus nous aider et qui n’ont pas pu rentrer chez eux…

P.L : Oui, c’est la deuxième fois et je n’espère pas la dernière. Jouer un match de footy contre des Australiens est plein d’enseignements, mais au-delà de ça, tout l’engouement autour du village de Villers-Bretonneux est extraordinaire. Nous logeons chez l’habitant pendant le week-end et nous sommes avec de nombreux Australiens.

Thibaut, tu as réussi à décrocher le maillot de meilleur joueur du match. Pour toi, qui s vécu en Australie, j’imagine que cela a une saveur particulière…

T.S : Obtenir le maillot de meilleur joueur du match est pour moi comme une cerise sur le gâteau. Très sincèrement, je suis surtout content que l’on ait pu regagner ce match qui échappait à l’équipe de France depuis 2013. Gagner contre cette équipe australienne constituée de joueurs qui ont grandi avec ce sport est un excellent résultat. Je suis aussi particulièrement ravi d’avoir obtenu ce succès avec des copains lors d’une journée qui s’est déroulée dans une superbe ambiance.

ALFA Lions

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