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Estadio Azteca : un voyage dans une enceinte mythique

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Le Stade Aztèque est un lieu mythique pour tous les amateurs de football. Seul stade ayant accueilli deux finales de Coupe de monde, c’est un endroit incontournable lors d’une visite de la ville de Mexico.

Le sport mexicain

Le Mexique est une terre de sport, que ce soit grâce au football ou la Lucha Libre. En 1963, le CIO confie d’ailleurs l’organisation des XIXèmes Jeux Olympiques à Mexico, qui devient le premier pays en voie de développement à obtenir cet honneur. C’est à cette occasion, et en vue de la Coupe du monde 1970, que le Stade Aztèque est construit. Ultra moderne pour l’époque, il est toujours debout malgré les séismes et c’est surtout l’un des plus grands du monde avec plus de 100 000 spectateurs possible. Il est d’ailleurs le seul à avoir accueilli deux finales de Coupe du monde en 1970 et 1986.

Les Mexicains sont fous de football et leur équipe nationale, El Tri, participe très régulièrement aux Coupes du monde. Le championnat domestique est également le plus puissant en Amérique du Nord et n’a pas grand chose à envier aux géants argentins et brésiliens. Cette puissance économique fait que les joueurs locaux s’exportent peu en Europe, ou seulement dans des clubs importants.

Les clubs locaux gagnent très régulièrement la Ligue des Champions CONCACAF (équivalent de l’UEFA en Amérique du Nord et Caraïbes). Un des plus connus est celui de Club America qui évolue justement au Stade Aztéque pour ses matchs à domicile. C’est d’ailleurs lui qui a eu l’honneur de l’inauguration du stade le 29 mai 1966 contre le Torino. Arlindo dos Santos Cruz ouvrait le score et devenait le premier buteur dans cette enceinte.

Plaque commémoratif de l’inauguration du stade – Damien Meunier

Les Coupes du monde

Le Mexique organise donc la Coupe du monde 1970. Tous les amateurs de football savent qu’elle a été marquée de l’empreinte d’un des plus grands : le roi Pelé. Elle reste dans les mémoires comme l’une des plus spectaculaires avec des matchs marquant l’Histoire de la Coupe du monde, comme la demi-finale entre la RFA et l’Italie ou même la finale entre le Brésil, au sommet de son art, et l’Italie. C’est une édition qui fera date grâce à des nouveautés.  Ainsi, l’Union Soviétique a été la première équipe à effectuer une substitution dans un Mondial, la distribution des cartons jaunes et rouges (même si aucun n’a été sorti pendant le tournoi) a été introduite, mais également la possibilité de regarder les matchs en couleur.

Beaucoup de matchs offensifs et de nombreux buts ont été marqués. Le bombardier allemand Gerd Müller termine meilleur buteur avec 10 buts, dont 2 triplés consécutifs, exploit rare à ce niveau. De même, l’ailier brésilien Jairzinho a trouvé les filets à chacun de ses 6 matchs, le seul encore à ce jour à avoir réalisé cette prouesse. Le Stade Aztèque a accueilli la demi-finale entre Italie et RFA, mais aussi la finale qui consacra le Brésil de Pelé. Avec ce sacre, lui et son pays deviennent les premiers à soulever le trophée Jules Rimet qui est conservé par la Seleçao à vie.

Alors que le Mexique ne devait pas organiser le tournoi en 1986, l’organisation est retirée en 1983 à la Colombie. En 1985, à quelques mois de la compétition, un séisme menace de nouveau l’événement, mais les stades sont peu impactés. Quand les suiveurs du football entendent Coupe du monde 1986, c’est le match entre l’Angleterre et l’Argentine qui arrive en premier au rang des souvenirs. Cette fameuse rencontre eut lieu dans le Stade Aztèque. C’est donc là que Diego Maradona inscrivit la Main de Dieu puis le But du siècle. À 16 ans d’écart, deux des plus grands joueurs de l’histoire ont enchanté le Stade Aztèque. Les exploits sont même rappelés sur les murs de l’enceinte.

Rappel des nations championnes du monde en 1970 et 1986 – Damien Meunier

L’extérieur

C’est d’ailleurs devant des plaques commémoratives que la visite débute. Là sont rappelées les dates d’inauguration, le premier but, les finales de Coupe du monde. Cette première partie de visite nous fait longer le stade par l’extérieur pour bien s’imprégner du lieu. Nous arrivons notamment devant un buste impressionnant de l’ancien capitaine du Club América dont les faits d’armes sont rappelés sous la sculpture. Durant le long du trajet, le guide (qui parle anglais et espagnol) donne quelques informations sur l’enceinte, les matchs des équipes et  des différences de sponsors entre le club local et celui de la fédération qui peuvent poser des soucis en termes de boutique ou dans les vestiaires pour habiller l’ensemble.

Buste en hommage au capitaine – Damien Meunier

La zone média et la coursive

La visite nous amène devant l’entrée des médias et nous entrons enfin dans le stade. Là, un escalier nous attend pour descendre dans la coursive. Une fois en bas, nous arrivons dans celle-ci menant à la pelouse et à la zone de conférence de presse. Cette dernière est un lieu prisé des visiteurs qui se prennent en photo dans le rôle du manager. Il est curieux de remarquer juste à côté des micros un petit autel dédié à Marie.

Lieu des conférences de presse – Damien Meunier

Tout le long de la coursive intérieure, des panneaux peints sur les murs présentant les drapeaux et les logos de toutes les équipes étrangères (clubs ou sélections) ayant disputé un match ici. Nous pouvons voir que la France y a joué 2 matchs et qu’un seul club français est venu : l’AS Nancy Lorraine. Pour tous les amateurs de statistiques et d’histoire, cette zone est une mine de renseignements.

La coursive avec l’ensemble des équipes ayant foulé la pelouse du Stade Aztèque – Damien Meunier

Sur le chemin, nous trouvons des ballons dessinés au sol avec des dédicaces de joueurs célèbres. Celles de Pelé et de Maradona sont très proches l’une de l’autre.

El Pibe de Oro a aussi laissé sa marque – Damien Meunier

Pour rester dans l’histoire, voici un panorama présentant les images fortes de matchs s’étant déroulés dans le stade. En le suivant, on aperçoit l’accès à la pelouse, mais d’abord, les vestiaires.

Panorama rappelant les grands événements ayant eu lieu dans le stade – Damien Meunier

Le vestiaire

Les deux vestiaires se font face. Pour accéder à l’intérieur, nous suivons un couloir aux couleurs du club avec des portraits de joueurs et joueuses mythiques. Ainsi, équipes masculines et féminines sont à l’honneur. À chacune des places des joueurs, leurs portraits sont présents. Les places sont mises en arc de cercle afin que les joueurs puissent voir le coach. Derrière lui, le logo du club (ou de la sélection) et la tête d’aigle, symbole du club. Il est temps de se diriger vers le terrain.

Causerie d’avant match – Damien Meunier

Le terrain

Nous arrivons en bord de terrain via un escalier en colimaçon.

L’accès depuis les vestiaires – Damien Meunier

Cela permet de bien rentrer dans l’antre et de ressentir l’ambiance et les chants du public. On ressent bien l’émotion et la pression que les joueurs des deux équipes subissent en entrant sur la pelouse.

A la sortie des vestiaires, en haut de l’escalier – Damien Meunier

Les gradins

Après la pelouse, la visite nous mène dans les gradins afin d’avoir une vue d’ensemble de cet écrin. Pouvant accueillir plus de 100 000 spectateurs, l’acoustique et l’ambiance sont des paramètres importants du stade. D’ailleurs, le guide nous demande de crier tous en même temps afin que nous nous rendions compte de la réverbération du son. Impressionnant même sans aucun public. Nous terminons la visite par l’anecdote de la statue du fan numéro 1 du club.

Statue du Fan numéro 1 – Damien Meunier

Le club avait lancé un concours pour connaître le plus grand supporter de son équipe afin de l’honorer. Le grand gagnant a prouvé qu’il n’avait raté aucun match à domicile de ses favoris sur les 10 années précédentes, talons de billet à l’appui. En plus de la postérité avec sa statue, le club lui permet d’assister à tous les matchs gratuitement avec ses amis en prévenant en avance.

Une visite forte intéressante et prenante donc dans cet antre mythique. En étant proche du terrain, difficile de ne pas repenser à Pelé ou Maradona et leurs buts historiques. Pour chaque match, les premiers supporters à rentrer pour la rencontre ont le droit à une visite privée avec, notamment, la galerie presse non accessible au grand public.

Damien Meunier


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Centre Bell de Montréal : l’antre des Canadiens

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Après la visite du Stade Olympique en début d’année, notre reporter continue le tour des sites sportifs de Montréal et du Canada avec le Centre Bell. Temple du hockey s’il en est, il accueille depuis 1996 l’équipe la plus titrée de la Ligue Nationale de Hockey (NHL) . Retour sur une visite très intéressante, là où le hockey est au cœur du centre-ville.

Rappel historique de la construction du Centre Bell

Les Canadiens de Montréal sont l’équipe la plus titrée de la NHL avec 24 Coupes Stanley soulevées depuis le début de la compétition, en 1917. À titre de comparaison, la deuxième de ce classement sont les Mapple Leafs avec 13 trophées. L’équipe montréalaise jouait durant ses périodes fastes au Forum de Montréal depuis 1926, soit 70 ans. Lorsque la société de chemin de fer canadienne se sépare de terrains constructibles à la fin des années 80, une patinoire est alors construite. Cet édifice, dédié au sport national, est le plus grand d’Amérique du Nord avec une capacité d’accueil de plus de 21 000 spectateurs. Inauguré en 1996 pour un match face aux Rangers de New-York, tout le monde espérait alors retrouver bien vite le succès en séries éliminatoires (dernier en 93) après les grandes années.

D’abord appelé Centre Molson, du nom de la brasserie, il est ensuite renommé Bell en 2001 lorsque l’entreprise de téléphonie rachète les droits du nom pour une durée de 20 ans. Le Centre Bell accueille également de nombreux spectacles toute l’année, comme les concerts de U2, Madonna ou Céline Dion. Grâce à sa connexion à deux stations de métro (accès par des souterrains, pratique en hiver) et à une gare de train, il est idéalement situé pour tous les spectateurs.

L’effervescence de la boutique un soir de match – D.Meunier (Dicodusport)

Les gradins

La visite commence à la boutique du tricolore. Accessible depuis l’extérieur, elle est aussi ouverte les soirs de match directement depuis l’intérieur de l’enceinte. Notre guide nous récupère et nous amène directement dans les tribunes. Avant de présenter l’arène, il nous demande d’où venons-nous et quelles équipes nous supportons. Surprise, la grande majorité des visiteurs venaient de France (Tours, Orléans…). Il commence à nous parler de la construction de l’arène, de la capacité, des écrans géants (3e plus grands en termes de superficie) et autres anecdotes telles que le nom du premier buteur au Centre Bell (Vincent Demphousse à la 6e minute de jeu). En plus des informations pratiques, le guide nous demande de regarder au-dessus de l’aire de jeu. On y trouve plusieurs drapeaux blancs et rouges avec des numéros dessus.

Ils représentent les Coupes Stanley pour les blancs et les chandails retirés pour les rouges. Pratique courante dans les sports Nord-Américains, le retrait d’un numéro de maillot est non seulement une immense marque de respect mais aussi l’occasion d’honorer un glorieux ancien. Le numéro ne sera plus porté par de nouveaux joueurs. Montréal a retiré à ce jour 18 numéros (comme ceux de Jean Béliveau, Guy Lafleur ou Maurice Richard) ainsi que le numéro 99 de Wayne Gretzy. Le guide nous explique que c’est pour son implication et la manière dont il a fait évoluer le hockey lors de sa carrière que ce numéro est ôté pour TOUTES les équipes, y compris celles dans lesquelles il n’a pas évoluées. Dernière information donnée par notre guide sur les boxes en haut des tribunes, il s’agit en fait des statisticiens des matchs et de responsables de la Ligue. Ainsi, ils ont une bonne vision de ce qu’il se passe sur la glace. Après ce moment en tribunes, notre groupe reprend la route en direction des loges.

Ecran géant avec les drapeaux blancs et rouges au-dessus

Les loges

Plusieurs loges sont présentes tout autour de l’aréna pour accueillir le maximum de sponsors. Elles permettent également de réceptionner plusieurs spectateurs. Certaines sont louées à l’année alors que d’autres sont disponibles au match. Elles permettent de vivre la rencontre dans un grand confort avec buffet, nourriture et d’autres services personnalisés. Outre le salon privatif, des sièges sont réservés en tribunes. Pour permettre à tous les convives d’accéder aux zones privilégiées, des ascenseurs sont évidemment présents. Dans les couloirs, de nombreux posters géants retracent des matchs marquants des dernières années, notamment les Winter Classic, matchs joués en extérieur dans des stades de football. Tout le monde se sent imprégné de l’histoire de ce grand club. On peut même y voir des réserves de grands crus.

Pendant la visite des loges, le guide évoque également les deux équipes affiliées à l’organisation, à savoir le Rocket de Laval et les Canadiennes de Montréal. Pour le Rocket, c’est une nouvelle équipe qui a emménagé au début de la saison 2017-2018 à Laval, ville située au Nord de Montréal. Elle évolue à la Place Bell et a pris le nom de la légende Maurice Richard surnommé « Rocket » pendant des années. Les Canadiennes, ancienne équipe des Françaises Marion Allemoz, capitaine de l’équipe de France, et Lore Baudrit, évoluent quant à elle au complexe Bell à Brossard au sud de la métropole. C’est également ici que l’équipe fanion s’entraîne.

Exemple d’une photo dans les couloirs

Les zones médias

Qui dit club sportif, dit médias. Partenaires importants lors des matchs et de la saison, des studios sont présents au sein même de la patinoire pour faciliter les émissions pendant les pauses de la partie.

Accès aux médias

Avant d’accéder à la galerie presse pour la suite de la visite, petit tour par la zone de conférence de presse de l’entraîneur où il vient face aux journalistes après les matchs. Chacun des visiteurs a l’occasion de se prendre au jeu de se mettre à la place de l’actuel directeur de jeu.

Pour se prendre au jeu de l’entraîneur

Après ce petit intermède, nous accédons enfin à la galerie presse. Galerie est véritablement le nom. Nous sommes à 27 mètres au-dessus de la glace, la vue est imprenable et les médias sont vraiment aux premières loges pour retranscrire au mieux le jeu. La galerie fait le tour de la patinoire et peut accueillir jusqu’à 300 journalistes accrédités, soit plus que toute autre franchise de la ligue. Dos à nous, un « mur » de sièges. Les jours de matchs, quand l’enceinte est pleine, de nombreux spectateurs sont présents ici et ne sont pas gênés par les journalistes.

27m au dessus de la glace

Le vestiaire

Devant l’entrée du vestiaire, une vitrine présente une réplique des 24 Coupes remportées, comme pour rappeler aux joueurs leurs responsabilités vis-à-vis de l’héritage des glorieux anciens. Nous entrons par l’entrée réservée aux médias.

L’armoire à trophées

A l’intérieur, plusieurs éléments importants. Tout d’abord, la liste des joueurs qui ont joué pour le club. Et la forme de la pièce. En forme de « C », comme le logo du club qui trône en plein centre. On y voit également clairement la devise du club : « Nos bras meurtris vous tendent le flambeau, à vous toujours de le porter bien haut. » Petite anecdote du guide, le logo est sacré et il est interdit de marcher dessus. Lors d’un match, un tapis rouge est posé dessus pour éviter le sacrilège. Il nous est impossible de pénétrer plus loin et devons rester derrière une barrière. Nous essayons tous de nous imaginer l’effervescence d’un soir de match.

Le Mur des Capitaines

Avant de revenir au point de départ, petit tour par le Mur des Capitaines. Inauguré il y a moins d’un an, il présente tous les Capitaines de l’équipe depuis ses débuts. On y trouve évidemment les plus connus du grand public qui ont vu leur chandail retiré. C’est ainsi qu’on voit la photo de deux gardiens qui officiaient en tant que capitaine, Georges Hainsworth et Bill Durnan. Depuis, seul Roberto Luongo des Canucks de Vancouver a eu ce privilège. Au cours de sa longue histoire, le CH n’a eu qu’un seul capitaine européen, le Finlandais Saku Koivu. Comme ailleurs dans l’aréna, tout est fait pour rappeler l’Histoire aux joueurs, dirigeants ou simples visiteurs. La visite se termine par la boutique.

Le Mur des Capitaines

Le Parvis

Sur le parvis du Centre Bell, il y a aussi des choses à voir. En effet, la place du centenaire rend hommage aux glorieux anciens. Quatre statues en bronze trônent le long de l’allée. Elles représentent Howie Morenz, Jean Béliveau, Guy Lafleur et Maurice Richard. De même, le parterre est composé de 20 000 briques acquises par les supporters pour montrer leur soutien aux Canadiens. En face de ces imposantes statues se trouvent 15 plaquettes en granit en forme de chandail avec des numéros retirés.

La place du Centenaire

Encore une fois, l’Histoire est là, toujours. Au bout de la place, une grosse structure surmontée du logo du club. Sur les quatre murs du socle sont retracés les statistiques et les joueurs du club.

Socle avec le logo

Le métro

Avec deux stations de métro permettant d’entrer directement dans l’amphithéâtre, les partisans ne craignent pas l’hiver. Dans la Station Bonaventure, qui dessert également la cathédrale, une rétrospective de la construction est présente sous forme de reportage photographique. Cela permet de se rendre compte du chantier qui a été entrepris. Ces photos servent aussi à se préparer pour le match et nous rappeler l’endroit dans lequel nous arrivons.

Photo de la construction du centre Bell

Tous les Montréalais connaissent le Canadien, son histoire et ses anecdotes. Le Centre Bell est le temple de cette équipe légendaire et mutlititrée, même si aucun n’y a été glané pour le moment. Lieu incontournable pour tous les fans de sport et hockey en particulier, il permet de bien se rendre compte de l’Histoire de ce club car tout est fait pour s’en rappeler et s’y rattacher.

Damien Meunier


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Stade Olympique de Montréal : entre histoire et actualité

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Après la visite du Groupama Stadium de Lyon en octobre 2017, notre reporter traverse l’Atlantique pour cette fois-ci s’intéresser au Stade Olympique de Montréal construit pour les Jeux de 1976. L’occasion de se remémorer cet évènement et de voir l’envers du décor de ce stade encore fonctionnel.

Rappel historique de l’organisation des Jeux Olympiques de 1976

C’est en 1970, et dans un contexte politique tendu, que Montréal est désignée ville hôte des XXIème Jeux Olympiques d’été. En effet, nous sommes en pleine Guerre Froide entre les Russes et les Américains. D’ailleurs, Moscou et Los Angeles étaient également candidates pour accueillir ces Jeux Olympiques. Ces dernières auront tout de même la joie d’organiser l’événement respectivement en 1980 et 1984. Lors de la désignation canadienne, le maire de la ville, Jean Drapeau, est accueilli en héros à son retour d’Amsterdam. Ces Jeux de 76 resteront tout de même dans les annales à plusieurs titres : d’abord, le boycott de la majeur partie des délégations africaines suite à la participation de la Nouvelle-Zélande qui avait joué un match en Afrique du Sud alors en plein Apartheid, ensuite le fait que le Canada soit le 1er pays hôte à ne pas obtenir de titre olympique et enfin, grâce aux performances remarquées et remarquables de la Roumaine Nadia Comăneci en gymnastique avec sept notes parfaites (10).

Structure hommage à Nadia Comăneci

Extérieur du stade

De l’extérieur, le stade ressemble à une enceinte française bien connue : le Parc des Princes. Le hasard n’y est pour rien puisque le même architecte a œuvré dans les deux cas. En effet, Roger Taillibert est choisi par le maire pour concevoir la structure du Stade, au grand dam des Québecois. « Big O », comme il est surnommé, ressemble à une soucoupe volante. A côté, se trouve une tour inclinée, la plus haute du monde, qui soutient le toit en kevlar. Cette tour, prévue initialement au projet, n’était pas présente aux JO. En effet, vu les retards pris dans la construction, les organisateurs ont préféré faire l’impasse. A son sommet se trouve l’observatoire de Montréal permettant d’avoir une magnifique vue de la ville. La tour possède également un funiculaire tout juste rénové. Le stade a été livré seulement quelques jours avant le début des Jeux. Notre guide nous donne des informations importantes tant sur la construction que sur les Jeux en eux-mêmes, même si la visite se concentre à l’intérieur du stade.

Le stade est situé dans le parc olympique dans lequel se trouvent encore de nombreux vestiges des événements de 1976. Par exemple, le Vélodrome, en forme de casque de vélo, héberge à présent le Biodôme. Tout a été fait pour réutiliser le maximum de bâtiments par la suite. Sur le parvis, on trouve encore la vasque qui a accueilli la flamme. Elle est d’ailleurs allumée pendant les JO d’été. Exceptionnellement, la Régie des Installations Olympiques (RIO), propriétaire des lieux, a ravivé la flamme pendant les JO 2018 en Corée du Sud.

Intérieur du stade

Notre guide nous rejoint à la base de la tour inclinée, à l’intérieur du stade. Français, Québecois et Néerlandais vont participer à cette visite d’une petite heure dans ce lieu chargé d’histoire. Avec le guide, nous passons rapidement les expositions présentes puisque nous pouvons les voir par nous-mêmes, sans guide. Il s’arrête notamment au niveau des affiches retraçant les Jeux, les dates principales, les maquettes, les logos. Il nous explique la signification du logo olympique : les 5 anneaux surmontés d’un podium qui forment également la lettre « M » comme Montréal. Dans ce hall se trouvent également des photos du chantier, des Jeux mais aussi une torche olympique utilisée pendant le relais de la flamme.

Une fois ce tour terminé, le guide nous amène au niveau des piscines olympiques, les mêmes utilisées lors des Jeux. Un bassin de 50m à sol amovible pour avoir différentes profondeurs, un autre pour le plongeon, la piscine pour le water- polo. Tout est encore là et utilisé par divers athlètes dont certains ont participé à des JO depuis. Une autre piscine n’est pas accessible lors de la visite, située sous les gradins. Le lieu du podium a été remplacé par une pataugeoire. La différence de chaleur entre le hall et les piscines est saisissante. Nous faisons le tour pendant que quidam et futurs champions s’entraînent là. Juste à côté, l’Institut National du Sport au Québec s’est installé en 2014. L’INSEP local a pour charge de former les champions de demain pour le Canada.

L’une des piscines olympiques avec le plongeoir, encore utilisé de nos jours

Après la piscine, place au clou du spectacle : le stade en lui même. On rentre dans cette soucoupe. Une chose est à noter dès le début : toute une partie est cachée par des bâches. En effet, le guide nous explique que la capacité a été réduite depuis quelques années. Lors de notre visite, le stade est en configuration football. En effet, le match inaugural de la saison à Montréal du club local aurait lieu quelques semaines plus tard. Du fait qu’il n’y ait pas d’événement, il faisait un peu sombre, mais nous pouvions quand même voir la pelouse et le toit.

Ah, le toit. Véritable serpent de mer pour la ville. Le guide nous a raconté les déboires de la couverture. Plusieurs fois changée, elle s’est même déchirée lors de l’installation du salon de l’automobile dû à la surcharge de neige ! Le seuil de tolérance a été relevé récemment mais il faut tout de même faire attention lors des gros épisodes neigeux.

Une fois la vue du stade depuis le niveau de la pelouse terminée, le guide nous ramène au point de départ pour la visite des expositions à notre rythme. Malgré la doléance de beaucoup de visiteurs, pas seulement nous, les vestiaires ou loges ne sont malheureusement jamais prévus.

Le sport toujours présent, des expositions à gogo

Dans les couloirs de l’entrée, une exposition avec beaucoup de photos et d’informations sur le stade depuis sa construction à son utilisation aujourd’hui. En effet, il est le théâtre de nombreux événements, divers et variés.

Tout d’abord, le sport y a toujours sa place (en dehors des sports aquatiques bien sûr). En effet, après les JO, les Expos, une équipe de baseball évoluant au sein de la prestigieuse MLB, y ont élu domicile entre 1977 et 2004 (avant le déménagement de la franchise à Washington). C’était la 1ère franchise canadienne de l’histoire de la MLB. Depuis le départ des Expos, les Blue Jays de Toronto viennent faire quelques matchs de pré-saison et de nombreux nostalgiques aimeraient voir un retour des Expos dans la métropole québécoise. Une exposition retrace les exploits de cette équipe.

Match de pré-saison de baseball entre les Blue Jays de Toronto et les Cardinals de Saint Louis

Autre pensionnaire régulier de l’enceinte, les Alouettes de Montréal en football canadien. Elles ont occupé les installations de 1977 à 1997, avec notamment une Coupe Grey (coupe récompensant le vainqueur final des séries éliminatoires) pendant cette période. Depuis 1998, elles ont leur propre stade mais jouent des matchs importants, comme la coupe Grey, au « Big O ».

Enfin, l’Impact de Montréal, le club de soccer, y joue régulièrement, notamment en hiver, sans parler du fait que leur stade Saputo soit situé dans le parc olympique, à deux pas du grand stade. Ainsi, les sports collectifs montréalais, jouant en extérieur, ont tous pris place au moins une fois dans ce ce stade. Tout est fait pour qu’il reste un temple du sport.

En mode soccer avec l’Impact de Montréal qui reçoit le voisin de Toronto FC (champion en titre de MLS)

Au-delà des matchs réguliers, le stade a été le théâtre d’un match de boxe entre Roberto Duran et Sugar Ray Leonard le 20 Juin 1980 mais aussi de « Monster Jam » (voitures avec des grosses roues évoluant sur des terrains en terre pour faire le spectacle) depuis quelques années.

En plus du sport, de nombreux événements s’y déroulent tant culturels ou religieux. En effet, le Pape Jean Paul II y a célébré une office en 1984, un moine y a été canonisé. Côté musique, les plus grands y sont passés. Pink Floyd, pour le record officieux du plus grand nombre de spectateurs, les Rolling Stones, AC/DC, les Jacksons 5, U2 et, lors d’un même concert, MetallicA, où un effet pyrotechnique a blessé le chanteur ainsi que Guns N’Roses, qui a provoqué une émeute en refusant de terminer le show. En plus des rétrospectives, il y a également une petite exposition sur le sport à Montréal avec des maillots, des objets ayant appartenu à des athlètes ou des équipes locales.

Collection d’objets des Alouettes de Montréal (Football Canadien)

Lieu incontournable de Montréal pour tous les fans de sports, notamment avec les piscines ou salles de sport présentes, le Stade Olympique est un symbole fort montrant que Montréal est une ville sportive, au-delà de ses clubs professionnels connus dans le monde. Lieu de vie social, de travail (l’entreprise Desjardins va y installer des bureaux dans la tour en 2018 ou 2019) et de sport, « Big O » sera présent encore bien longtemps dans le paysage montréalais.

Damien Meunier


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Le Nid d’Oiseau de Pékin

Nico

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Le Nid d'Oiseau de Pékin

Le stade national de Pékin (北京国家体育场 Běijīng Guójiā Tǐyùchǎng) se situe dans l’Olympic Green au nord de Pékin en République populaire de Chine. Il est surnommé « Nid d’Oiseau » (鸟巢 niǎocháo) à cause de son architecture particulière et innovante.
Il a été imaginé conjointement par les Suisse Jacques Herzog & Pierre de Meuron (les lauréats du Prix Pritzker en 2001), la firme consultante ArupSport ainsi que l’Institut de recherche et de conception architecturales de Chine (China Architecture design & Recherche Groupe (CAG) suite à un concours de design lancé par le gouvernement chinois en 2002.

Construit à l’occasion des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2008, le nid D’Oiseau de Pékin a offert à ses hôtes 91 000 places lors des Jeux Olympiques dont 11 000 sièges temporaires et 140 suites de luxes.
Les travaux ont débuté le 24 décembre 2003 et le stade a accueilli son premier événement le « Good Luck Beijing » 2008 IAAF Race Walking challenge les 18 et 19 avril 2008.
Il ne fût cependant officiellement inauguré que le 28 juin 2008 lors d’une cérémonie où Liu Qi et Guo Jinlong ont dévoilé la colonne commémorative d’achèvement du stade national au grand public.

Le Stade a également accueilli le 8 août 2008 la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques d’été de 2008 ainsi que la cérémonie de clôture le 24 août de la même année.

C’est notamment lors de cet événement que le célèbre sprinteur Usain Bolt a battu le record du monde aux 100 m (9 secondes et 69 dixièmes) ainsi que celui des 200 m (19 secondes et 30 dixièmes)
Le volume a aujourd’hui été réduit à 80 000 places et le stade accueille aujourd’hui des événements sportifs nationaux, internationaux (comme les Championnats du monde d’athlétisme en 2015 ou encore les finales de la super-coupe d’Italie de football en 2009, 2011 et 2012) ainsi que des événements culturels.
Anecdote marquante pour le stade, à partir de décembre 2008, 10 000 coffrets contenant chacun un morceau de pelouse ainsi qu’une petite torche fabriquée avec le surplus de métal utiliser pour la construction du stade on était mis en vente pour une somme de 2 900 yuans, soit environ 300 euros.

Ce stade avant tout connu pour son architecture particulière a depuis sa construction abriter des événements importants dans le monde du sport, les plus marquants ayant été les Jeux Olympiques et Paralympiques d’été 2008 ainsi que les Championnats du monde d’athlétisme 2015.
Le jeune stade a aussi permis au monde entier d’assister à des faits historiques. Le plus marquant à ce jour étant évidemment le record du monde du 100 m d’Usain Bolt, qui ce jour-là est rentré dans la légende et a marqué de par sa prestation, la mémoire des spectateurs comme celle du monde de l’athlétisme et du sport en général.

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Le stade de Maracanã, la « Cathédrale du Football brésilien »

Nico

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Stade de Maracanã

Si pour les Brésiliens le football est une religion, le stade de Maracanã est leur cathédrale.

Le stade de Maracanã (Estádio do Maracanã en portugais) se situe au Brésil à Rio de Janeiro. Il a été imaginé par une équipe d’architectes brésiliens composée de Miguel Feldman, Waldir Ramos, Raphael Galvão, Oscar Valdetaro, Orlando Azevedo, Antônio Dias Carneiro et Pedro Paulo Bernardes Bastos qui lui ont donné sa forme ovale si particulière et atypique. De son vrai nom Estádio Jornalista Mário Filho en hommage au célèbre journaliste sportif et écrivain du même nom.

Construit à l’occasion de la Coupe du monde de football de 1950, le stade de Maracanã avait une capacité initiale de 200 000 places notamment grâce à son anneau près du stade appelé « la général » qui permettait d’accueillir bon nombre de spectateurs debout et proposait même des places gratuites à partir de la mi-temps lors de certains match.
Il a été inauguré peu de temps avant le match d’ouverture de la compétition le 16 juin 1950

C’est l’un des principaux éléments qui a fait de ce stade un stade mythique et le stade le plus grand du monde. Le stade de Maranacã a été le théâtre de plusieurs tragédies au Brésil.
La plus connue et celle qui a marqué l’histoire du stade reste la finale de la Coupe du monde 1950.

Le Brésil grand favori a littéralement survolé toute la compétition, avec notamment des scores impressionnant contre la Suède (7 – 1) et l’Espagne (6 – 1) le monde entier s’attend à son sacre pour la première coupe du monde organiser par le pays du football. Le Brésil n’a besoin que d’un match nul face à son voisin, L’Uruguay pour remporter le titre car à l’époque la Coupe du monde était encore disputé comme un tournoi.
Quelques minutes avant la fin du match le score est de 1 à 1, la tension est à son comble et les quelques 200 000 brésiliens présents dans le stade, confiant en vue des précédents résultats voient déjà leur équipe victorieuse.

C’est alors que le tir Alcides Ghiggia trouve le chemin des filets de Moarcir Barbosa l’ancien gardien de but Brésilien et offre la victoire à son équipe ce 16 juillet 1950. Les brésiliens traumatisés par l’événement reste silencieux, certains retiennent même leurs larmes. Le stade dont les travaux n’avaient pas été finis fût repeint aux couleurs de l’Uruguay (blanc et bleu) suite à un pari entre les deux équipes qui a donc été perdu par les Brésiliens. Cet événement qui a tant secouer le Brésil et qui s’inscrit comme un drame national porte le nom de Maracanaço (ou Maracanazo pour les hispanophones) que l’on pourrait traduire par « le coup de Maracanã ».

Le stade a également été foulé par les meilleurs joueurs brésiliens à savoir Zico, Pelé qui y a d’ailleurs inscrit son 1 000ème but sous les couleurs de Santos en trompant le gardien de Vasco da Game sur un penalty à la 34eme minute de jeu le 19 novembre 1969 ainsi que Garrincha dont la dépouille a d’ailleurs été présenté le 20 janvier 1983 à l’ensemble des supporters étant venue au stade lui rendre un dernier hommage plus qu’émouvant.

Il a par la suite connu plusieurs rénovations dont la première à l’occasion de la première Coupe des clubs de la FIFA en 1999 réduisant le nombre de places à 103 000 avec la disparition de l’âme du stade, la  « général » ce qui a grandement atteint l’histoire et l’aspect mythique de ce stade, et lui a fait perdre ce qui faisait son charme, l’essence même de l’âme de ce stade.

La deuxième rénovation s’effectue dans le cadre de la Coupe du monde 2014 et des Jeux Olympiques de 2016 afin que le stade respecte les normes imposer par la FIFA. Entièrement détruit mise à part l’ancienne façade qui a été classée par l’Institut national du patrimoine artistique et historique, ce qui en fait le second site touristique le plus visité de Rio après le Christ Rédempteur. La capacité du stade est donc réduite à 78 000 places.

C’est l’un des rares stades à ne pas posséder de club résident. Cependant, les grands clubs de Rio de Janeiro y évoluent régulièrement lors du championnat brésilien ou à l’occasion de la Copa Libertadores.
Il accueille le plus célèbre derby brésilien surnommé le « Fla-Flu » qui oppose le CR Flamengo au Fluminense FC.

Il a également accueillit de nombreux événements non-sportifs dont le plus grand concert payant au monde qui figure d’ailleurs dans le Guinness Book avec 199 000 personnes ou encore la venue du pape Jean Paul II qui y à célébrer deux messes ou encore Franck Sinatra deux personnalités importantes comme l’a d’ailleurs souligné Gigghia « Seules trois personnes ont fait taire le Maracana : Frank Sinatra, le pape et moi ».

Même si depuis ses rénovations le stade a perdu de sa valeur sentimentale pour les supporters et pour les joueurs y ayant évolué à l’époque comme le célèbre Pelé, il s’inscrit tout de même dans la lignée des grands stades avec une histoire forte et un bon nombre de records ou d’événement marquant à son actif.

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Grands stades

Wembley Stadium, « Le temple du football »

Nico

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Wembley Stadium

Le stade de Wembley, British Empire Exposition Stadium (1923 – 2003), est plus couramment appelé Wembley.

Comme son nom l’indique ce stade se situe à Wembley, quartier qui se trouve dans le nord-ouest du Grand Londres. Ce stade a été construit en 1923 à l’occasion de la British Empire Exhibition (« Exposition impériale britannique). Il a vocation à être un stade éphémère construit pour servir cet événement. Les plans sont signés par les architectes Sir John Simpson et Maxwell Ayrton ainsi que par l’ingénieur Sir Owen Williams.

Il est ouvert au public et inauguré le 28 avril 1923 à l’occasion de la finale de la Coupe D’Angleterre. Il sera cependant officiellement inauguré par le roi George V le 23 avril 1924 lors de l’ouverture de l’exposition qui s’est terminé en 1925.

Cette finale est restée dans les mémoires car l’afflux de spectateurs a largement dépassé la capacité du stade. La confusion étant telle que des spectateurs ont dû trouver refuge sur le terrain. La police a dû intervenir et faire évacuer la pelouse avant que le match puisse débute (avec tout de même 45 minutes de retard). Ce jour-là un policier, George Scorey et son cheval blanc Billie ont été particulièrement actif dans cette tâche.

Il laissera son nom à cette finale « The White Horse Final ». En hommage à cet événement et à son travail une passerelle baptisée « White Horse Bridge » sera construite près du stade. Il est racheté par un jeune entrepreneur du nom de Arthur Elvin et restera actif jusqu’à sa destruction en 2003.

Le stade national anglais a reçu bon nombre d’événement important comme les jeux olympiques de 1948 ou encore la finale de la coupe du monde de 1966 remportée à domicile par les Anglais. Grâce à la présence de l’entrepreneur le stade aura ouvert ses portes à d’autres sports comme le rugby à XIII, les courses de lévriers ou encore le hockey sur pelouse.

Le stade sera détruit en 2003 à cause des conditions d’accueilles et de confort qui n’était plus optimales pour les spectateurs. Il sera reconstruit de 2004 au printemps 2006 avec une capacité d’accueil de 90 000 places. Inauguré le 17 mai 2007 à l’occasion de la finale de la coupe D’Angleterre de football qui opposa Manchester United à Chelsea. Depuis sa reconstruction le stade a reçu bon nombre d’événements sportifs tels que la Challenge Cup (rugby à XIII) qu’il accueille tous les ans et s’est imposé comme l’un des principaux stades lors des Jeux Olympiques de 2012.

Il a aussi accueillit de nombreux groupes et artistes de la musique telle que Muse, Queen, Madonna, The Black Eyed Peas, Red Hot Chili Peppers, Genesis ou encore Metalicca.

Ce stade incontournable à la réputation d’être le « Temple du football » comme l’a mentionné par le passer le célèbre et à juste titre le footballeur Pelé. Il a accueilli plusieurs évènements comme la coupe du monde de 1966 qui a déjà été mentionné, mais aussi le Championnat d’Europe en 1996.

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