Étape la plus longue, les échappés à la fête… Les 4 raisons de suivre la 13e étape vers Belfort
TOUR DE FRANCE 2026 – Voici quatre bonnes raisons de suivre la 13e étape, la plus longue de cette édition 2026, entre Dole et Belfort.
Dole – Belfort, l’unique étape à franchir la barre des 200 kilomètres
Cela a de quoi surprendre, mais cette 13e étape est la seule de ce Tour de France à franchir le cap symbolique des 200 kilomètres, avec précisément 205,8 kilomètres au programme. Depuis de nombreuses années, la distance des étapes n’a cessé de se réduire. Ainsi, en 2023 comme en 2025, seules deux étapes dépassaient les 200 bornes. Mais cette année, un nouveau cap a été franchi.
Finies, donc, les étapes mythiques à la difficulté affolante, lors desquelles les coureurs pouvaient allègrement dépasser les six ou sept heures de course. En soi, sur un Tour de trois semaines, cela représente plutôt une bonne nouvelle, même si l’on repensera avec nostalgie à ces longues journées qui ponctuaient autrefois l’épreuve.

Enfin une nouvelle occasion pour les échappés ?
Dire que les échappés n’ont pas été à la fête depuis le début de ce Tour de France est un euphémisme. Constamment, les hommes partis à l’avant ont dû se livrer à des efforts terribles pour ne serait-ce qu’entretenir l’espoir de rafler une étape. Pour le moment, seuls les cadors que sont Mads Pedersen (Lidl-Trek), à Foix lors de la 4e étape, et Mathieu van der Poel (Alpecin-Deceuninck), à Ussel lors de la 9e étape, ont trouvé la faille.
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Alors que se profile un week-end copieux, avec les arrivées au Markstein samedi et au Plateau de Solaison dimanche, les 205,8 kilomètres entre Dole et Belfort présentent un terrain de jeu idéal pour un excellent baroudeur-grimpeur. Après 150 kilomètres dénués de difficulté majeure, le col des Croix (5,1 km à 4,8 %) et le Ballon d’Alsace (8,9 km à 6,9 %) devraient servir de juges de paix.
On peut donc imaginer que les cadors resteront tranquilles et laisseront filer une échappée conséquente. Il ne faudra pas manquer le départ, puisque la bataille pour former le bon groupe s’annonce plus ardue que jamais.
Près d’un demi-siècle plus tard, Belfort attend une nouvelle arrivée du Tour
Belfort possède une riche histoire avec le Tour de France. Avant la Seconde Guerre mondiale, la cité du Lion était régulièrement fréquentée par la Grande Boucle. Mais après la Libération, les Belfortains n’ont plus réellement eu l’occasion de vibrer pour une arrivée. Certes, le Tour y a fait étape à plusieurs reprises, mais le plus souvent pour des départs.
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Belfort a ainsi eu l’honneur d’être ville-étape à 13 reprises depuis 1947, mais seulement deux fois dans le cadre d’une arrivée. En 1961, le Belge Joseph Planckaert avait triomphé, avant que son compatriote Marc Demeyer ne fasse de même en 1978. Une interminable attente de 48 ans va donc prendre fin.
On this day in 1978.
Marc Demeyer won stage 19 of the Tour de France.
It was raced over 182 kms between Lausanne and Belfort.#TDF pic.twitter.com/Ar9QJXeEUv— Flahute.cc (@Flahutecc) July 20, 2023
Les sprinteurs contraints de prendre l’échappée pour le maillot vert
Si Mads Pedersen (Lidl-Trek) paraît insubmersible dans sa quête du maillot vert, le Danois est encore loin d’avoir définitivement fait le break. Au départ, il dispose de « seulement » 40 points d’avance sur Biniam Girmay (NSN Cycling), tandis que Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech, à 46 points) et Tim Merlier (Soudal Quick-Step, à 50 points) restent dans le coup.
Cependant, la possibilité de ne plus assister à aucun sprint massif d’ici les Champs-Élysées est crédible. Les sprinteurs ne devront donc plus se contenter de traverser les journées difficiles dans le gruppetto. Ils devront également se faire violence pour aller chercher des points lors des sprints intermédiaires.
Ce vendredi, cela signifie qu’il faudra obligatoirement prendre la bonne échappée, puisque les 25 points en jeu seront disputés au kilomètre 137,8, avant les deux difficultés de la journée. Au milieu des baroudeurs, des puncheurs et des grimpeurs déjà distancés au classement général, les sprinteurs devraient donc ferrailler dès le début de l’étape pour se glisser dans le bon coup.


