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Euro 2020 : Après un match fou face à la Croatie, l’Espagne rallie les quarts

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Euro 2020 - Après un match fou face à la Croatie, l’Espagne rallie les quarts
Photo Icon Sport

EURO 2020 – Qualifiés lors de la dernière journée de la phase de poules, Croates et Espagnols étaient opposés pour le compte des 8èmes de finale. Une rencontre qui s’annonçait des plus indécises. Et nous avons eu le droit à un spectacle de tous les instants. Après 120 minutes de bonheur pour les spectateurs, les Espagnols s’imposent (3-5).

Au programme de l’Euro 2020 aujourd’hui, la suite des 8èmes de finale. Avant que les Bleus n’entrent en scène, les vice-champions du monde croates affrontaient l’Espagne. Une affiche à l’issue incertaine tant les deux nations ont éprouvé des difficultés lors de la phase de groupes.

Une Roja séduisante mais en manque de réalisme

D’un côté, les Croates se présentaient en 4/3/3 avec Ante Rebić en lieu et place d’Ivan Perišić, positif à la Covid-19. En défense, Duje Ćaleta-Car suppléait Dejan Lovren, suspendu. En face, Luis Enrique titularisait à nouveau Pablo Sarabia, buteur face à la Slovaquie, José Gayà ou encore Ferran Torres. Le tout dans un système des plus classiques pour la Roja en 4/3/3 également. Et après 15 minutes d’une possession de tous les instants, les Espagnols étaient tout proches d’ouvrir le score.

Mais Koke, pourtant idéalement servi, perdait son face-à-face contre Dominik Livaković. Après 53 sélections, le Colchonero n’a toujours pas trouvé la faille avec sa sélection. 4 minutes plus tard, Alvaro Morata, peu en réussite depuis le début du tournoi, ratait également une tête à bout portant qui semblait assez facile. Dominateurs et se créant les meilleurs occasions, les joueurs de Luis Enrique semblaient se diriger vers une ouverture du score.

La boulette d’Unai Simon, Sarabia remet son équipe sur les bons rails

Inexistants sur le plan offensif, les Croates allaient pourtant créer la sensation. Et ce, il faut bien le dire, très bien aidés par leurs adversaires. Surtout un à vrai dire. Sur un ballon anodin remis en retrait par Pedri en direction de son gardien, nous allions assister à l’un des buts gags de l’Euro. Si au tour précédent, Dubravaka avait « donné » un but aux Espagnols, c’est donc cette fois au tour d’Unai Simón. Le gardien de Bilbao ratait son contrôle et offrait donc l’ouverture du score aux Croates sur un plateau.

Un scénario cruel pour les Espagnols qui étaient largement au-dessus de leurs adversaires. Ce but leur mettait un véritable coup derrière la tête. Si la possession était toujours nettement à leur avantage avec plus de 70%, celle-ci était stérile. Mais il faut croire que cet Euro permet aux joueurs de retrouver de la confiance. Moins à son avantage pour sa seconde saison du côté du PSG, Pablo Sarabia a tout de même retenu les faveurs de son sélectionneur. Et le joueur évoluant sur le flanc gauche de l’attaque aujourd’hui lui rend bien. C’est à nouveau lui qui replaçait idéalement les siens avant la mi-temps en marquant de près suite à une frappe de Gaya repoussée.

Une seconde période tout en maîtrise des Espagnols

Et ce but sembla avoir fait un bien fou aux Espagnols. Si les Croates tentaient de trouver un peu plus de profondeur dans leur jeu, ils n’arrivaient toujours pas à se montrer dangereux. Au contraire, par l’intermédiaire de César Azpilicueta, la Roja allait prendre l’avantage. Sur un très bon travail de Pedri, Ferran Torres est servi à gauche. Le Citizen centre dans l’axe pour Azpilicueta qui marque de la tête. Un avantage au score mérité tant il ne semblait y avoir qu’une équipe sur le terrain. Il fallait attendre la 68ème minute pour voir le premier tir cadré des Croates. Et cette fois, le portier ibérique se rattrapait parfaitement en stoppant la frappe de Gvardiol.

Avant un final de folie

Passeur décisif, Ferran Torres allait devenir buteur à la 77e. Après une passe de Laporte, il élimina son vis-à-vis avant d’ajuster le portier croate. A moins d’un quart d’heure de la fin, les Espagnols se dirigeaient vers une qualification assez facile. A 5 minutes du terme, Dani Olmo, entré en jeu quelques minutes plus tôt, était à deux doigts de donner une ampleur encore plus importante à ce succès. Mais son lob était arrêté par Livaković. Rien de grave ? Pas si sûr. Une minute plus tard, suite à un jeu de billard dans la surface, Orsic redonnait espoir à la Croatie. Un but validé grâce à la Goal Line Technology. Avant l’impensable. A la 92ème, sur un centre parfait, Mario Pasalic est trouvé de la tête et égalise pour les Croates. Scénario complètement fou à Copenhague. Et 30 minutes de bonheur en plus !

Sevrés de spectacle durant cet Euro ? La phase à élimination directe, avec des scénarios différents tend à inverser la tendance. Et ce n’est pas ce match qui va nous faire dire le contraire ! A la 96e minute, Unai Simón sauva cette fois les siens suite à une frappe de Kramarić. Et qui allait redonner l’avantage aux Espagnols ? On vous le donne en 1000. Alvaro Morata évidemment. Le joueur qui a essuyé de nombreuses critiques depuis le début de l’Euro réussissait un superbe enchaînement. Sa frappe puissante sous la barre ne laissait aucune chance au portier croate. 3 minutes pus tard, Mikel Oyarzabal ajoutait un nouveau but à ce match d’anthologie. Après un très bon centre venu de la droite, il crucifiait une défense croate aux abois. Ensuite ? Malgré des situations de chaque côté, plus rien ne serait marqué.

Pour avoir un tel spectacle, des erreurs auront bien entendu été commises de chaque côté. Et cela risque de ne pas plaire aux techniciens. Mais avec les talents respectifs présents sur cette pelouse et sur les prochaines rencontres, on redemande un tel spectacle. Alors messieurs, jouez, procurez nous des émotions, gagnez ou perdez avec les honneurs. Mais oubliez une certaine forme de frilosité. Pour nous faire vibrer encore et encore.

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Journaliste/rédacteur depuis janvier 2019 - Tombé dans le monde du ballon rond étant petit, j’aurais pu devenir pro sans ces foutus ligaments croisés. Défilant sur les champs (mais pas Elysées) en 98, j’ai été bercé par les exploits de Mister George, piqué par la technique du Snake, grandi avec Captain Rai et Ronnie, mûri avec Pauleta et Edi. Mais Ibracadabra, je suis désormais reconverti en runner/traileur. Moins rapide que Bolt et moins endurant que Jornet, c’est donc plume à la main que je partage les exploits de ces athlètes !

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