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Euro 2020 : Belgique – Italie, les Azzuri en demi-finales

Jordane Mougenot-Pelletier

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Euro 2020 - Belgique - Italie, les Azzuri en demi-finales
Photo Icon Sport

EURO 2020 – Dans le deuxième quart de finale de la journée, c’est l’Italie qui s’impose 2 à 1 contre la Belgique. Un match qui aura tenu toutes ses promesses. 

Promesses tenues

Depuis la défaite de la France, pourtant promise à l’Espagne, le quart de finale entre la Belgique et l’Italie était de loin le plus alléchant et le plus attendu. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la première période a tenu ses promesses, et peut-être plus encore.

L’Italie a assumé un statut de favori de plus en plus évident en prenant les choses en main. Les Azzuri n’hésitaient pas à contrôler la gonfle, à attaquer patiemment et à manœuvrer pour faire bouger un bloc belge compact. Loin les idées d’un football de possession érigé en identité nationale à l’égal des frites, de la bière et de l’instabilité gouvernementale. Loin aussi les reproches faits aux équipes qui développaient un football de transition. Belgique et Italie semblaient avoir échangé leurs rôles, comme on échange des mamans ou des maillots.

Belgique – Italie : le grand remplacement

De cette inversion, quasiment ontologique, a résulté la première période la plus aboutie de cet Euro 2020. De l’intensité partout, des replis défensifs continuels et des efforts les uns pour les autres. Belges et Italiens faisaient surtout preuve d’une intelligence démentielle dans tous les compartiments du jeu. Ce sont bien les Italiens qui ont fait montre de l’intelligence la plus accrue. D’abord avec l’ouverture du score de Barella avec une frappe enroulée sur le côté droit qui finit petit filet opposé. Ensuite avec la confirmation de la domination italienne par Insigne par une frappe de loin, enroulée elle aussi. Sur les deux buts, la défense belge faisait preuve d’un relâchement coupable.

Côté relâchement, celui de Di Lorenzo était particulièrement spectaculaire. Pris de vitesse par Doku, le défenseur latéral italien pousse le Belge. Pénalty. But. 2-1. Retour vestiaires.

En seconde période, l’intensité n’est pas retombée. Les occasions n’ont pas manqué non plus, bien que plus rares qu’en première. L’hécatombe amorcée en début de compétition n’a malheureusement pas fait exception aujourd’hui. La blessure la plus cruelle est certainement celle de Spinazzola. Blessé tout seul en pleine course, on pense forcément aux ligaments croisés.

L’Italie a en revanche failli à sa réputation et n’a pas fermé le jeu. Toujours au-dessus en possession du ballon (54-46), l’équipe transalpine est allée au bout de ses idées. Finalement, la Belgique aussi est allée au bout des siennes en laissant le ballon à ses adversaires. Côté Belgique, Doku et De Bruyne ont été les plus véhéments ; côté Italie Insigne, Jorginho et toute la défense azzurra ont brillé.

L’Italie enquille donc un 32ème match sans défaite ce soir. Elle retrouvera l’Espagne en demi-finale de l’Euro 2020.

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Journaliste/rédacteur depuis mai 2018 - Dans mon sang coule à la fois le feu des penne à l'arrabiata et la glace du Grand Colombier. Amoureux des belles lettres et des Talking Heads, je supporte un club olympique. Intéressé par les relations qu'entretient le sport avec la société, je m'intéresse autant à Marc Cécillon qu'à Pep Guardiola, à Tonya Harding qu'à Philipp Roth. Enfant des 90's, on ne me fera pas croire qu'il y a eu plus beau à voir depuis Zinédine Zidane, Marco Pantani et Pete Sampras. La béchamel est une invention du diable, la Super Ligue aussi.

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