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Euro 2020

Euro 2020 : le bilan des Bleus, ligne par ligne

Vincent Soubabère

Publié le

Euro 2020 - Le bilan des Bleus, ligne par ligne
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EURO 2020 – Au surlendemain de l’élimination de l’équipe de France contre la Suisse, Dicodusport tire les enseignements de cette compétition côté tricolore. Retour, ligne par ligne, sur la performance des Bleus.

Gardien

En quatre matchs, Hugo Lloris a réalisé huit arrêts et concédé six buts. Il a donc arrêté 57% des frappes cadrées. Il a réussi un clean sheet à une reprise : c’était lors du premier match, contre l’Allemagne. S’il a arrêté un penalty qui a maintenu son équipe en vie face à la Suisse, il n’est pas parvenu à en stopper un lors de la séance de tirs au but décisive. Un bilan un peu décevant pour le gardien des Spurs, surtout après sa grande Coupe du monde en 2018. A titre de comparaison, Thibaut Courtois, portier de la Belgique, a réalisé 92% d’arrêts et trois clean sheets en quatre rencontres. Tomas Vaclik, gardien tchèque, a lui réussi à ne pas prendre de but pendant deux matchs. Son pourcentage de tirs cadrés arrêtés est de 82%.

Fallait-il faire rentrer Maignan avant la séance de tirs au buts face à la Suisse ? Difficile de répondre à cette interrogation. Lloris n’est certes pas le meilleur gardien pour arrêter les penalties, mais il était particulièrement compliqué de choisir de le sortir alors qu’il en avait stoppé un pendant le temps réglementaire. On peut toujours dire, après connaitre l’issue du match, que c’était la bonne solution. Mais aurait-on dit la même chose si Lloris avait arrêté un penalty et permis à la France de se qualifier ?


Défense

Des six qualifiés pour les quarts, seule la Suisse a encaissé plus de buts que la France. La défense des Bleus a été vaincue à six reprises, contre une pour la Belgique et l’Italie, deux pour la République Tchèque, quatre pour le Danemark et l’Espagne et huit pour la Nati. C’est peut-être la solidité défensive qui a manqué aux Français. Celle qui faisait fureur pendant le mondial et qui a semblé s’être envolée, d’abord contre le Portugal, puis surtout contre la Suisse. Sur ce dernier match, elle a été perturbée par le changement de dispositif opéré par Didier Deschamps, qui a aligné trois défenseurs centraux. Il faut dire que les absences combinées de Hernandez et de Digne n’ont pas aidé l’arrière-garde bleue.

Plusieurs enseignements sont à tirer dans ce secteur de jeu. Tout d’abord, le système à trois défenseurs centraux n’a pas fonctionné. Quelle idée de le tester sur un match à élimination directe d’un Euro ? Ensuite, pourquoi appeler Léo Dubois pour ne pas le faire jouer, malgré la pénurie de défenseurs, notamment dans les couloirs ? Des choix forcément discutables.


Milieu

Si on exclut la première période contre la Suisse où DD a changé de dispositif, les Français ont souvent eu la maîtrise au milieu de terrain. L’activité de Kanté couplée à la justesse technique de Pogba ont fait des merveilles dans ce secteur de jeu, mais il ne faut pas oublier le rôle du troisième milieu – Rabiot ou Tolisso – qui, absent(s), crée un déséquilibre, comme lors du premier acte face à la Nati. Ce milieu de terrain a permis aux Tricolores d’obtenir en moyenne 52% de possession.

Au moins, cette défaite contre la Suisse nous prouve qu’il faut jouer à trois ou quatre au milieu de terrain, mais pas à deux. Si Kanté et Pogba sont assez complémentaires, ils ont besoin d’un troisième homme pour performer et gagner la bataille du milieu de terrain. Et surtout pour permettre aux Bleus de ne pas prendre de vagues, comme face à la Suisse.


Attaque

Les Bleus ont inscrit sept buts dans cet Euro, c’est correct sans être exceptionnel. A titre de comparaison, l’Espagne en a inscrit onze, l’Italie et le Danemark neuf, la Belgique huit, la Suisse sept et la République Tchèque cinq. Les Tricolores ont tiré 57 fois au but et cadré 18 frappes, soit 32% de tentatives ajustées. Ce qui est frappant quand on regarde cette ligne d’attaque, c’est que seuls deux des sept joueurs offensifs qui ont joué ont trouvé le chemin des filets. Benzema a inscrit quatre buts et Griezmann un. En revanche, Giroud, Dembélé, Lemar, Mbappé et Thuram sont restés muets.

Il est facile de dire que le trio BenzemaGriezmannMbappé n’est pas complémentaire. Mais cela est faux. Nous l’avons vu sur l’ensemble des matchs, la connexion entre ces trois joueurs est bonne, parfois même excellente, comme lors de la révolte face à la Nati. Cependant, il y a eu un véritable problème d’efficacité. Le Parisien n’a su convertir aucune de ses occasions et a manqué son Euro sur le plan de la conclusion. Le Barcelonais a marqué contre la Hongrie, mais n’a pas été souverain offensivement parlant. Enfin, le joueur du Real a manqué plusieurs occasions contre l’Allemagne et la Hongrie, avant d’inscrire deux beaux doublés. Ce n’est donc pas un problème de complémentarité, mais bien de réalisme.

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Journaliste/rédacteur depuis août 2018 - Passionné de sport depuis tout petit, je me suis logiquement tourné vers le journalisme sportif depuis août 2018. Grand supporter des Girondins, je suis aussi un fan de football. Je pratique le tennis et suis l'actualité de la petite balle jaune. En juillet, vous risquez de me croiser sur les routes du Tour.

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