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EuroLigue 2022-2023

EuroLigue (J10) : Le Panathinaïkos démolit une ASVEL sans aucun relief

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EuroLigue (J10) Le Panathinaïkos démolit une ASVEL sans aucun relief (1)
Photo Icon Sport

EUROLIGUE 2022-2023 – L’ASVEL est plus que jamais dans le rouge. Comme bien souvent, l’équipe de TJ Parker a offert un triste spectacle offensif, ce qui s’est payé cash face au Panathinaïkos d’un Dwayne Bacon bien en jambes. Largement battus, 77-58, les Lyonnais n’ont jamais été en mesure d’inquiéter des Grecs plus impliqués, et collectivement deux crans au-dessus. Ils se retrouvent désormais derniers d’EuroLigue, à égalité avec l’Alba Berlin et Milan (3V-7D).

Restant sur quatre défaites successives dont trois en EuroLigue, l’ASVEL abordait son déplacement en Grèce avec la nécessité de l’emporter. Englué à la 16e place avec un bilan similaire aux tricolores (3V-6D), le Panathinaïkos s’est toutefois relancé en glanant deux victoires importantes sur ses trois dernières sorties, et ce malgré l’absence de Marius Grigonis. La dynamique d’avant-match penchait ainsi nettement pour les locaux.

L’ASVEL paie une attaque (toujours) défaillante

Au sein du bouillonnant Olympic Indoor Hall d’Athènes, les deux équipes mettent du temps à se mettre en route, ce qui se traduit par un basket globalement inefficace offensivement. Le Pana prend l’avantage en profitant de la belle connexion entre Dwayne Bacon et Derrick Williams sur transition, tandis que l’ASVEL s’appuie sur l’énergie d’Alex Tyus (10 points, 8 rebonds) dans la raquette afin de palier un gros manque de réussite au shoot. Les Lyonnais manquent d’inspiration et sont en panne sèche offensivement. Cela n’a pas de conséquence puisque le Panathinaïkos n’en profite pas, et manque également cruellement de consistance (11-15).

Il faut attendre le deuxième quart-temps pour voir la rencontre se délier. Youssoupha Fall connaît un passage efficace afin de maintenir son équipe, mais les Grecs claquent six points consécutifs en se baladant dans la défense lyonnaise. Incapables de débloquer leur adresse extérieure ou de marquer en dehors de la raquette, ces derniers lâchent progressivement du lest. L’ancien Monégasque Dwayne Bacon se régale pour lancer une série qui va mettre l’ASVEL dans la panade.

Suite à trois points de Mateusz Ponitka, puis Derrick Williams, TJ Parker est dans l’obligation de prendre un temps mort alors que son équipe vient de concéder un cinglant 18-4. A la pause, les Grecs ont donc clairement pris l’ascendant et mènent 39-24 face à des Lyonnais ne pouvant compter sur leurs intérieurs pour marquer (15 points pour Fall, Pons et Tyus), le tout à un fébrile 35 % de réussite globale.

Dwayne Bacon scelle le cercueil d’une ASVEL en déliquescence

Au retour des vestiaires, la situation ne s’arrange pas. L’ASVEL lâche de nombreux rebonds offensifs dont les Grecs se nourrissent afin de poursuivre leur marche en avant. En l’espace de trois minutes, Dwayne Bacon (25 points) encore et Derrick Williams (8 points, 6 rebonds) se chargent d’enfoncer les tricolores avec des banderilles extérieures pour creuser un écart abyssal (26-49). L’ancien Monégasque enfile les pions : 12 en quatre minutes, tandis que seul Nando de Colo parvient à trouver la faille à de rares reprises pour faire évoluer lentement le compteur lyonnais (29-54). Mais la messe est déjà dite dès la moitié du troisième quart temps. Les Lyonnais se font exploser au rebond, dans un secteur jusque-là maîtrisé, et continuent à afficher une adresse indigne, à l’image de leur jeu collectif. L’écart tutoie alors les 30 points avant même le début du dernier quart… (35-64)

Un dernier quart où le suspense est donc déjà totalement annihilé. TJ Parker a alors le mérite de donner un temps de jeu intéressant à la jeune pépite Zaccharie Risacher, ce qui sera sans doute sa meilleure inspiration au milieu d’une soirée déplorable pour son équipe. Yves Pons (11 points) en bénéficie également pour terminer meilleur marqueur lyonnais, tout en allégeant l’ampleur de la fessée. La victoire déjà en poche, le Panathinaïkos a pu relâcher son intensité, et se mettre en mode gestion jusqu’au coup de sifflet final. Ainsi, l’ASVEL repart avec une défaite de 19 points, 58-77. Un écart qui ne représente pas parfaitement la différence de niveau abyssale entre les deux équipes, tant le champion de France en titre a livré une prestation affreuse, symbolisée par une évaluation d’équipe totale de seulement… 18 après trois quarts-temps !

Désormais co-lanterne rouge d’EuroLigue (3V-7D), à peine à l’équilibre en Betclic Élite (5V-4D), et sur une série noire de cinq défaites, le club lyonnais est plus que jamais dans la sauce. TJ Parker sera-t-il en capacité de redresser la barre ?

Journaliste/Rédacteur depuis 2012 - Bercé par l’amour des Girondins de Bordeaux, les échecs de Christophe Moreau sur le Tour de France sous l'ère Lance Armstrong et le fade-away létal de Dirk Nowitzki, ma passion dévorante pour le sport a toujours été un pan incontournable de ma vie. Transmettre ma passion à l’écrit a été une transition naturelle. Suiveur assidu de basket et de hockey sur glace, je garde toujours un peu de place pour suivre le cyclisme, le football et le maximum de performances françaises.

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