EuroLigue (J9) : L’ASVEL concède une cinquième défaite consécutive frustrante à l’Olympiakos
EUROLIGUE 2024/25 – Quelques jours après sa cruelle défaite face au Fenerbahçe, l’ASVEL a de nouveau frôlé l’exploit sur le parquet de l’Olympiakos. En tête durant 37 minutes, les Lyonnais ont fini par craquer dans le money-time malgré l’énorme performance de Théo Maledon (94-92). Le club lyonnais glisse au 17e rang de l’Euroligue avec un bilan désormais largement négatif (2V-7D).
Sur une série de quatre défaites de rang, l’ASVEL abordait la 9e journée d’Euroligue la peur au ventre. Sur le parquet de l’Olympiakos, candidat à la victoire finale, le club lyonnais devait faire avec un effectif décimé : Nando de Colo, Paris Lee, Melvin Ajinça, Charles Kahudi et Neal Sako étaient tous absents ! Seule l’intégration d’Andre Roberson avait de quoi donner légèrement le sourire au coup d’envoi.
L’attaque lyonnaise met le feu à la défense grecque
L’entame de match va être marquée par les carences défensives énormes affichées par l’Olympiakos. À la masse sur le repli, facilement battus dans les duels, les Grecs se font rouler dessus par l’offensive lyonnaise. Sur chaque possession, des points sont inscrits. En moins de six minutes, 22 points ont été inscrits, dont 10 par le seul Théo Maledon ! Laissés ouverts derrière l’arc, ils accumulent les réussites à un rythme effréné, et affichent un incroyable 5/5 dans l’exercice pour créer rapidement un premier écart (25-16). Si l’adresse s’estompe logiquement, l’Olympiakos ne trouve pas son rythme suite à la sortie du très impactant Sasha Vezenkov. À l’expérience, ils limitent toutefois la casse en profitant des fautes lyonnaises pour accumuler les lancers francs avant la fin du premier quart (29-24).
Après avoir scoré en masse, l’ASVEL est quasi muette, et resserre alors la défense pour contenir des Grecs toujours brouillons. Envoyé au feu à la mène pour sa première en Euroligue, le jeune Yohann Sissoko ne se dégonfle pas, et le collectif reste hermétique peu importe les joueurs sur le parquet. Après de longues minutes étriquées, Joffrey Lauvergne initie un nouveau run scellé par un dunk rageur de Ndiaye. Dépité, Georgios Bartzokas stoppe le jeu alors que l’ASVEL s’est envolée (43-31) ! Le coach grec va alors voir son pivot, Nikola Milutinov, réaliser un chantier dans la raquette pour sauver les meubles. Encore une fois, l’ASVEL s’effondre avant la pause, en concédant un 10-0, mais peut compter sur une dernière minute de feu conclue par un trois points d’un impeccable Mbaye Ndiaye pour conserver une belle avance (50-42).
Shooting with more precision than my GPS on a road trip. @LDLCASVEL starts with 5/5 beyond the arc. 🏹#SKWEEKlive pic.twitter.com/t0iDD460fI
— SKWEEK (@skweektv) November 12, 2024
Encore une fois, l’ASVEL s’écroule dans le money time
Si le problème de raquette n’est toujours pas réglé, avec un festival de Moustapha Fall au retour des vestiaires, l’ASVEL retrouve une adresse exceptionnelle. Comme si cela ne suffisait pas, David Lighty connait un nouveau coup de chaud après son entame tonitruante, et l’écart revient rapidement à +12, avant d’être porté à +14 par un Joffrey Lauvergne saignant (63-49) ! Comme toujours, l’Olympiakos réagit dos au mur. Sasha Vezenkov retrouve son influence, et la défense lyonnaise continue d’offrir une grande quantité de lancers francs dont se délectent les Grecs. Avant même la fin du troisième quart, le même scénario se répète, et l’avance acquise a été dilapidée (73-71).
Déjà auteur d’un trois points monumental, Evan Fournier se charge d’égaliser à mi-distance dès le début du dernier quart. Cela sonne les glas des séries, et le match devient étouffant. Malgré l’adversité, et un arbitrage parfois défaillant, les Lyonnais restent cohérents défensivement, et ne laissent aucun panier facile. Sans De Colo, Théo Maledon (28 points, 7 rebonds, 5 passes) enfile avec brio le costume de patron. Déjà précieux tout au long de la partie, il poursuit son récital en alternant shoot extérieur et pénétrations ravageuses. Mais Sasha Vezenkov (21 points) n’a pas dit son dernier mot dans cette lutte au sommet, et ramène une nouvelle fois les Grecs à hauteur (84-84).
Puis, un Thomas Walkup inexistant jusque-là, met les Grecs en tête. Sur l’offensive suivante, Evan Fournier (20 points) porte l’estocade à l’angle zéro. L’ASVEL voit son match s’effondrer en quelques secondes. Les possessions suivantes sont gâchées, et l’Olympiakos vers une victoire de roublard, . En tête durant 37 des 40 minutes de la partie, l’ASVEL a de nouveau craqué au plus mauvais moment. Avec cette cinquième défaite de rang, le club lyonnais s’enfonce à la 17e place, avec un bilan médiocre : 2V-7D.
EVAN. FOURNIER. 🔥🔥🔥@EvanFourmizz @Olympiacos_BC pic.twitter.com/SD0RszwZl2
— Turkish Airlines EuroLeague (@EuroLeague) November 12, 2024


