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EuroLigue 2022-2023

EuroLigue : L’ASVEL craque dans le money-time face à Milan

Maxime Cazenave

Publié le

EuroLigue L'ASVEL craque dans le money-time face à Milan
Photo Icon Sport

EUROLIGUE 2022-2023 – L’Euroligue faisait son retour à l’Astroballe ce jeudi ! Opposée à l’Olimpia Milan, l’ASVEL est passée à deux doigts d’un succès de prestige, mais a été crucifiée par deux ogives de Billy Baron et Kevin Pangos dans les deux dernières minutes. Le champion de France s’incline au final 62-69.

Quelques jours après avoir lancé sa saison en Betclic Élite après deux revers gênants de rang, l’ASVEL faisait son retour dans la cour des grands, avec les débuts de l’EuroLeague ce jeudi. Opposée à un Milan très ambitieux, l’équipe de TJ Parker faisait face à un premier défi de taille face à la bande à Nicolo Melli et Kevin Pangos.

de Colo résiste seul aux assauts milanais

La rencontre part sur un bon rythme malgré un certain round d’observation entre deux défenses bien en place, et concentrées sur le repli défensif. L’ASVEL prend l’avantage derrière un Nando de Colo percutant (7-2). Les Italiens sont brouillons et accumulent des pertes de balle pendant que les locaux déroulent un basket plaisant fait d’alternance. Agressive sur toutes les rotations, la défense lyonnaise fait déjouer un Milan incapable de trouver la faille. Youssoupha Fall domine sous le cercle et le score gonfle considérablement (20-5). Les Milanais commencent alors progressivement à fermer l’accès à la raquette, et laisse plus de latitude aux artilleurs extérieurs. L’offensive lyonnaise réduit donc drastiquement la voilure avant de s’effondrer dans le deuxième quart.

En l’espace de quelques minutes, les Milanais reprennent confiance suite à quelques filoches venues de Johannes Voigtmann notamment. Dans le sillage de l’Allemand, Billy Baron et Nicolo Melli commencent à prendre chaud. C’est même toute l’équipe italienne qui perce le coffre-fort lyonnais en affichant un incroyable 78 % de réussite en dix minutes. Matraquée par la réussite adverse, l’ASVEL perd totalement le fil de sa rencontre, mais peut s’appuyer sur le talent et l’expérience de Nando de Colo pour conserver l’avantage (44-41). L’international tricolore enchaîne les shoots précieux, et est le seul à surnager dans le marasme avec 16 unités.

Baron et Pangos assassinent l’ASVEL au bout d’un dernier quart étouffant

Dès la reprise, Milan continue à appuyer sur l’accélérateur. Ce dernier prend l’avantage pour la première fois au bout de quelques secondes seulement (44-45). À l’image d’une pénétration spectaculaire de David Lighty, tout est compliqué côté ASVEL. Malgré l’appui de l’Astroballe, les hommes de TJ Parker ne bousculent plus un Milan en confiance. Suite à une banderille de Voigtmann et un dunk de Melli, la situation devient périlleuse (49-54). On essaye alors de trouver Youssoupha Fall près du cercle, mais cela est un échec cuisant face à une raquette adverse qui canalise le géant. En bon capitaine, Lighty donne le ton en faisant preuve d’une agressivité sans faille au bout d’un troisième quart où l’étau s’est extrêmement resserré (54-56).

C’est donc un long money-time qui débute dès le dernier quart entre deux équipes proches, et aux défenses plus que rigoureuses. L’ASVEL en paie le prix puisque Amine Noua doit faire un tour aux vestiaires pour réparer une arcade tandis que Youssoupha Fall sort lui définitivement. Dans le même temps, les fautes s’accumulent rapidement et mettent Milan dans le bonus avec cinq minutes à jouer. À l’énergie, les Lyonnais s’accrochent alors que les points se font de plus en plus rares. Aucune équipe n’est dans la capacité de déstabiliser le cinq adverse.

À deux minutes du buzzer, Nando de Colo redonne l’avantage aux siens en provoquant des lancers en isolation après plusieurs minutes vierges d’unités (62-61). Mais dans la foulée, Billy Baron puis Kevin Pangos crucifient l’Astroballe en plantant deux trois points assassins (62-67). Avec une quarantaine de secondes au chrono, l’ASVEL ne reviendra plus, et s’incline finalement 69-62. Malgré les regrets de la défaite, du positif sera à retenir face à une grosse écurie du continent, notamment côté défensif.


Journaliste/Rédacteur depuis 2012 - Bercé par l’amour des Girondins de Bordeaux, les échecs de Christophe Moreau sur le Tour de France sous l'ère Lance Armstrong et le fade-away létal de Dirk Nowitzki, ma passion dévorante pour le sport a toujours été un pan incontournable de ma vie. Transmettre ma passion à l’écrit a été une transition naturelle. Suiveur assidu de basket et de hockey sur glace, je garde toujours un peu de place pour suivre le cyclisme, le football et le maximum de performances françaises.

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