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Expérience olympique canadienne : un voyage au cœur de l’olympisme

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Ouvert depuis le mois de juin 2018 au cœur du centre-ville de Montréal, l’expérience olympique canadienne est un voyage au cœur de l’olympisme canadien mais pas seulement. Entre histoire, anecdotes et interactivité, le parcours proposé est vraiment fait pour toute la famille. Retour sur cette expérience novatrice et instructive.

Parcours

Avant même d’entrer dans le musée, nous savons tout de suite où nous sommes. En effet, sur le parvis nous trouvons une flamme lumineuse entourée d’un serpentin en métal. Sur ce dernier sont gravés les noms de tous les médaillés canadiens. Il y a également un mur avec les anneaux olympiques et les logos des trois villes canadiennes hôtes de l’événement.

La flamme olympique avec tous les médaillés canadiens depuis 1900

 

Mur avec les anneaux olympiques et les logos des trois JO canadiens

Accessible depuis le début de l’été 2018, cette expérience permet à tout a chacun de se glisser dans la peau d’un olympien et de suivre son évolution jusqu’au sommet du podium. Un Olympien est un athlète qui a participé au moins une fois aux Jeux Olympiques. Au gré des trois salles, tout est fait pour se sentir soi-même sportif. D’abord, des jeux ludiques permettent de simuler des sports, puis une longue fresque retrace l’histoire canadienne des JO pour terminer sur une projection remplie d’émotions.

Connaissance de soi

La première salle nous fait sentir athlète jusqu’au bout de la spatule ou de la pointe du fleuret. En effet, grâce aux conseils de champions, des simulations sont accessibles pour se croire aux Jeux. Par exemple, Mikaël Kingsburry, champion olympique 2018, nous indique comment franchir les bosses. On monte sur la piste, on écoute les instructions, on serre les genoux en les pliant et on saute sur les cercles défilant sur la piste avant les sauts acrobatiques demandés. Discipline spectaculaire, on ressent bien la sensation de vitesse et la difficulté de la descente. À l’issue de la simulation, une notation apparaît, comme pour les vraies compétitions avec le style ou la vitesse.

Les deux pistes pour s’essayer au ski de bosses ou à l’escrime

Après la neige, la piste et sa discipline reine : le 100m plat. Même si notre instructeur n’est pas André De Grasse, vice-champion olympique à Rio, on se place sur les blocks prêts à bondir telle la Foudre. De même, nos statistiques apparaissent suite au départ et nous pouvons les comparer avec le professeur.

Avant d’aller dévaler la piste verglacée de Whistler en Colombie-Britannique, il est temps de créer son profil d’athlète. Suite à une dizaine de tests divers et variés, il est possible de déterminer nos trois sports où nos capacités s’expriment le mieux. Entre sauts verticaux, équilibre ou encore réflexe, le logiciel nous analyse et nous indique ce qui nous correspond le mieux. Activité très intéressante, notamment les plus jeunes, pour mieux se connaître et peut être trouver sa voie sportive.

Exemple de profil de sportifs après les tests

Enfin, l’épreuve reine de l’hiver avec la Formule 1 de la glace : le bobsleigh. On entre dans l’engin, prêt à dévaler la piste comme les Rasta Rockets avant nous. L’exercice est beaucoup plus difficile qu’il n’y paraît, même en mode débutant. Dans le simulateur à deux personnes, le pilote suit les indications de l’écran et la coque bouge selon les mouvements des manettes. Sur la ligne d’arrivée, la sanction chronométrique tombe pour nous montrer si nous sommes loin des meilleurs ou pas. Après cette épreuve, la première salle est terminée. Elle ravira certainement bon nombre d’enfants, mais également de parents voulant partager un bon moment avec leurs progénitures.

Histoire

Alors que le début du parcours était basé sur l’interactivité, la deuxième salle nous plonge dans l’Histoire canadienne aux Jeux Olympiques. Passé, présent et futur, tout y ait. Mais plutôt qu’une histoire linéaire et brute, l’avancement suit le développement de l’athlète en évoquant tout ce qu’il faut pour parvenir au sommet, pour atteindre l’Olympe sportif.

Top départ pour le parcours du sportif

Tout au long de nos déambulations dans la salle, nous suivons une frise chronologique prenant son départ en 1896, date des premiers JO modernes. Elle indique les dates des différentes éditions avec les résultats des Canadiens ainsi que des faits remarquables d’athlètes locaux ou internationaux. Par exemple, les performances de Jesse Owens en 1936 à Berlin sont indiquées, tout comme le symbole « Black Panthers » des JO de Mexico en 1968, ou quand l’histoire sportive rejoint l’Histoire mondiale.Pour les trois éditions (Montréal 1976, Calgary 1988 et Vancouver 2010) organisées par le pays à l’unifolié, une rétrospective vidéo est présente.

De plus, une télévision diffuse trois documentaires sur le futur des Canadiens aux JO avec la présentation des futurs sites (Tokyo 2020, Pékin 2022, Paris 2024 et Los Angeles 2028) et un mot sur la candidature de Calgary pour 2026.

Frise chronologique avec le récapitulatif des JO de Montréal en 1976

Pour devenir un champion, et même seulement un Olympien, un athlète n’est pas seul et concède beaucoup de sacrifices. Le parcours dans cette salle est aussi l’occasion de voir l’envers des performances. Les sportifs doivent respecter une alimentation en adéquation avec leur discipline. Nous avons l’occasion de nous comparer à eux sur un logiciel qui calcule notre apport calorique nécessaire quotidien en fonction de notre morphologie, activité sportive…

Outre le comparer aux athlètes, nous pouvons observer leur régime mais aussi leur rythme de sommeil. En effet, que ce soit la nuit ou en journée via des siestes, le repos et le sommeil sont importants pour la récupération et la prévention des blessures. Un corps, et un esprit, fatigué en augmente grandement le risque. D’ailleurs, une sculpture informe le public sur les zones sensibles en fonction des disciplines. Au-delà de ces précautions, un accent est mis sur la méditation ou toutes autres formes de maîtrise mentale des performances. Il est même possible de tester cela.

En bleu est représenté les différents endroits où surviennent des blessures en fonction des sports

En plus de ces dispositions personnelles, l’entourage est très important. C’est pour cette raison qu’un panneau parlant des parents est présent avec des exemples. Nombre d’enfants ne sait pas quel sport choisir dans ses premières années et la famille est là pour les aider les orienter. De même, le binôme athlète/entraîneur est mis en avant puisque ce dernier forme, enseigne et guide le sportif sur le chemin du succès.

Tout le long du cheminement, divers tableaux informatifs sont présents ainsi que des éléments représentatifs du sport. Ainsi, nous pouvons voir une sculpture d’un sauteur en hauteur au niveau du record national mais également un poteau d’un sautoir à la perche pour montrer le niveau du record national.

Le sport, vecteur d’émotions

Dans l’ultime salle, un film est projeté sur un écran géant. Aucune parole, juste de la musique et des images. Mélanges de photos et vidéos, nous pouvons voir les diverses émotions d’un athlète aux Jeux Olympiques. Entre joie et tristesse, ce que ressent un Olympien est immense. Il le partage avec ses proches, ses adversaires ou coéquipiers. Hommes, femmes, jeunes, vieux, novices ou aguerris, nous sommes transportés dans cet univers d’émotions. Les JO sont vraiment un catalyseur de ressentis qui se libèrent à la fin de la compétition où les larmes coulent sur les joues, libérant les années d’efforts consentis.

Dernière salle avec l’écran géant sur lequel sont projetées les émotions des athlètes et le partage avec les proches

Véritable voyage dans la plus grande compétition du monde, cette expérience permet à tout le monde de mieux se rendre compte ce qu’il faut pour devenir olympien et un champion. Des années de sacrifices, de douleurs, de solitude parfois et d’effort pour briller et représenter son pays. Tout le monde y trouvera son compte. Entre jeux pour les petits et histoires pour les grands, tout le monde sera ravi de sa visite.

Crédit photos : Damien Meunier

Damien Meunier


Amateur professionnel de sport, d’abord le football, j’aurais pu en faire mon métier. Mais bon, vous savez les … non, pas les croisés, ils vont bien eux. Juste un manque de talent, de technique et de niveau surtout. Mais cette passion est ancrée en moi telle la pomme dans la tarte tatin. Le côté suiveur/supporter est évidemment important au quotidien, que ce soit un soir de juillet 1998 en banlieue lyonnaise ou de juillet 2018 à Montréal. Car oui, depuis ma France natale, j’ai migré outre-Atlantique, au pays des caribous. Là, le football se joue à la main et non au pied. Et surtout, la religion sportive est plutôt froide et se joue avec une crosse. Non, ce n’est pas le curling ni le Lacrosse, encore que, mais le hockey sur glace. Une autre vision, une autre culture. On troque les crudités devant la télé pour une poutine et on s’installe avec notre chandail pour suivre cela. Et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, ou la vitesse d’un slap shot de McDavid ou un arrêt de la mitaine de Price, j’écris sur de l’actualité par ici mais aussi le sport féminin, pas assez mis en avant.

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