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Formule 1

F1 2022 : Un règlement repensé de A à Z

Pierre Gorce

Publié le

F1 2022 Un règlement repensé de A à Z
Photo Icon Sport

F1 2022 – La saison 2022 de Formule 1 s’annonce spectaculaire. En tout cas, c’est ce que souhaitait la FIA au moment de rédiger son nouveau règlement. Entièrement repensé, il devrait imposer un resserrement conséquent. Mettons en avant les points cruciaux de la règlementation pour cette année.

La Formule 1 a décidé de tout changer. Les écuries ont travaillé d’arrache-pied ces 12 derniers mois pour être prêt le jour J, c’est à dire dimanche 20 mars. Le règlement a été complètement revisité par les instances dirigeantes et promet des courses plus serrées. Le principal changement effectué pour 2022 se trouve au niveau de l’aéro.

Sur le papier, les modifications réalisées concernant la prise d’air des voitures est une bonne chose pour tous. Contrairement aux années précédentes, les monoplaces auront plus de facilité à se suivre. Ce qui veut dire que les dépassements seront plus nombreux qu’auparavant et que les pilotes détruiront moins leurs gommes. La perte d’appui sera minime. 10% environ contre 50% au maximum antérieurement.

Un nombre de dépassements record ?

Le fond plat aura maintenant une plus grande importance. Deux longs tubes passant sous la voiture permettront de réduire l’effet de l’air sale, comme on dit dans le jargon. Moins d’air sale, c’est ça qui va faire que les F1 réussiront à se suivre. Fini  les ailerons surchargés d’ailettes avec cinq étages. La FIA limite à quatre dès cette année et ces ailerons seront moins des points vitaux. Leur forme est également plus arrondie.

2022, c’est aussi l’interdiction des bargeboards. Les ingénieurs de chaque écurie s’étaient creusés la tête pour créer des dérives latérales toujours aussi complexes. La Formule 1 a considéré que ces éléments aérodynamiques provoquaient notamment ces immenses écarts à l’arrivée d’un Grand Prix. Dans le nouveau règlement technique, de petites ailes les remplacent, dont l’une que l’on voit clairement au-dessus des roues. Cette pièce est déterminante pour éviter les turbulences.

James Allison, principal créateur de la Mercedes huit fois championne du monde, donne son avis sur ce nouveau règlement : « Ça fait plus trente ans que je travaille dans le sport et ça dépasse tout ce que j’ai vu. Si je fouillais dans Wikipedia, en passant en revue chaque saison passée, rien ne serait comparable à l’échelle des changements de 2022. Ces changements sont le double de ceux qui les ont précédés et presque entièrement différents ». Autrement dit, une grande révolution dans l’histoire de la Formule 1, le début d’une nouvelle ère.





Moins de budget, toujours plus de sécurité

Le poids des monoplaces a augmenté. Cinq kilos supplémentaires pour le moteur, des pneus 18 pouces contre 13 auparavant, même le carburant, composé à 10% d’éthanol, a évolué. Des F1 plus larges et donc toujours moins de marge d’erreur. Monaco, Bakou ou Singapour pourraient apporter son lot d’accidents. Le poids minimal passe à 795kgs pilote compris. Alfa Romeo a la plus légère, les autres équipes dépassent plus nettement cette marque.

Des changements, il y en a eu au niveau de la sécurité. L’accident de Romain Grosjean a encore fait modifier les normes. Lors d’un choc, la voiture encaissera mieux et la puissance de l’impact sera plus dispersée dans l’auto. Une nouveauté pour que le pilote ressente moins les G lors d’un crash.

Le point qui a soulevé le plus d’inquiétudes du côté des écuries concerne la restriction budgétaire. Seulement 140 millions (135 en 2023) alloués à chaque team pour la saison. Les plus grandes équipes s’étaient manifestées en défaveur de cette mesure dès la révélation du règlement. Andy Green, directeur technique d’Aston Martin, espère que ce ne sera pas un trop gros obstacle vers la convergence des équipes : « J’espère que les écuries vont converger rapidement. Je crois que la seule chose qui empêche vraiment une convergence plus rapide, c’est probablement le nouveau règlement sur le plafonnement des dépenses. »  

Avec cette nouveauté, la FIA espère garantir du spectacle sur les 23 Grands Prix. Leur logique est : nombre de dépenses égal pour tout le monde donc voitures d’un niveau similaire. L’avenir nous dira qui a le mieux travaillé sa voiture 2022 dans le paddock.

Enfin, ce n’est pas inscrit noir sur blanc dans le règlement technique, mais la Fédération Internationale de l’Automobile resserre l’étau autour de Pirelli. Le manufacturier italien a pour ordre de créer des pneus à détérioration plus limitée pour l’année à venir. Un équilibre doit être trouvé entre le fait de garder une part importante de stratégie concernant les arrêts aux stands et le fait qu’il n’y ait pas d’usure prématurée. Cette saison, les pilotes devraient avoir l’occasion de pousser leur monoplace sans pour autant voir leurs pneus partir en lambeaux.

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