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Formule 1 : Alpine pense à l’hydrogène pour 2030

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Formule 1 Alpine pense à l'hydrogène pour 2030
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FORMULE 1 – Alors que la F1 vient tout juste de valider les réglementations moteurs de la période 2026-2030, l’écurie française Alpine pense déjà encore plus loin, et se penche sur le carburant à l’hydrogène. 

C’est officiel. Depuis le 16 août dernier, le Conseil Mondial du Sport Automobile a validé la future réglementation moteur. Si depuis 2014, la Formule 1 se dispute dans une nouvelle ère, celle de la motorisation V6 avec des turbos hybrides, celle-ci devrait continuer jusqu’en 2030, puisque le conseil a validé les réglementations de la période 2026-2030. Quasiment l’intégralité de la technologie actuelle sera conservée. Néanmoins, le MGU-H sera supprimé, et un carburant 100% renouvelable sera imposé. Mais du côté d’Alpine, on souhaite se pencher vers le futur, à long terme, celui d’après 2030, et donc savoir quel serait le carburant utilisé dans 8 ans.

Ainsi, en raison de l’évolution de la technologie et des avancées numériques du monde moderne, imposées par un changement climatique inquiétant, le monde de l’automobile est en pleine bascule ces dernières années. Les sports mécaniques sont de plus en plus poussés à se tourner vers des véhicules électriques. C’est pourquoi la Formule 1, qui est un véritable laboratoire d’avancées technologiques dans le monde automobile, travaille pour continuer de développer cette voie écologique.

Le carburant du futur ?

En atteste l’un des leaders du mouvement écologiste de ces dernières années, Sebastian Vettel. Le pilote allemand, quatre fois champion du monde, est ces derniers temps, davantage défenseur de l’écologie et de l’environnement que pilote de course. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles il se retire de la compétition à la fin de la saison, l’Allemand sachant très bien qu’il dispute l’un des sports les plus polluants au monde. C’est pourquoi, la F1, et ce depuis des années, essaye en collaboration avec les autres organismes automobiles mondiaux, de trouver des solutions raisonnables, pour moins polluer, tout en gardant la performance comme objectif. Et si comme évoqué, il sera compliqué de pouvoir évoluer avec des moteurs 100% électriques en 2030, l’écurie Alpine commence donc à se pencher sur un autre moyen, l’hydrogène.

Ce combustible est la solution miracle du XXIème siècle. Ce gaz permet, une fois transformé en carburant grâce à la pile à combustible, de faire rouler les véhicules et voler les avions en ne rejetant que de l’eau. Avec l’hydrogène vert qui est produit à partir d’énergies renouvelables, contrairement à l’hydrogène gris, le courant électrique est injecté dans l’eau, ce qui dissocie les atomes d’oxygène et d’hydrogène. Ils sont ensuite récupérés et stockés. À ce moment-là, il peut être transformé à nouveau en électricité propre, grâce à la pile à combustible. Mais son problème est son coût.

« Apporter des solutions »

Dans un secteur de la F1 qui est pourtant extrêmement riche, chaque dépense est désormais comptée. Il va ainsi falloir trouver un équilibre dans les années à venir. C’est en tout cas l’un des moyens sur lesquels se penche le constructeur Alpine dans les années à venir, comme l’a déclaré son PDG, Laurent Rossi au micro de Motorsport.com. « Je ne pense pas que le [moteur] entièrement électrique soit prêt. […] C’est pourquoi nous enquêtons, car je pense que les constructeurs, et notamment les fabricants [d’unités de puissance], ont le devoir de façonner les réglementations et d’apporter des solutions, hydrogène comme carburant. Pour moi, et pour nous, c’est en quelque sorte un bon moyen de faire d’une pierre plusieurs coups ». 

Le président de l’écurie française, désormais 4ème au championnat du monde des constructeurs derrière les Red Bull, Ferrari et Mercedes, avoue que ce n’est peut-être toujours pas la solution la plus écologique, mais l’une des alternatives qui s’en rapproche le plus. « C’est plus propre, c’est sûr. Ce n’est pas totalement propre, certes, mais c’est beaucoup mieux que le carburant traditionnel, c’est certain. C’est abondant, c’est sûr, alors que le carburant organique ou synthétique peut être limité en termes d’approvisionnement ou de coût de production. En plus, ça préserve une chose, le bruit ».

Au tour des autres ?

Reste désormais à voir si l’utilisation de l’hydrogène pourra être en phase avec les voitures de F1, car ce qui compte avant tout, ce sont les performances sportives. Dans un business très juteux, toutes les avancées technologiques sont les bienvenues. Et si le constructeur français fait partie des premiers à développer et utiliser ce carburant, nul doute qu’il pourrait prendre de l’avance sur ses concurrents dans les années à venir. « Nous allons jouer notre rôle pour inspirer les autres, [et] les instances dirigeantes bien sûr », a ajouté le dirigeant français. « Nous aimerions pouvoir faire la démonstration, mais d’abord nous le prouver à nous-mêmes, que cela fonctionne, parce que nous avons encore besoin de vérifier que c’est plus qu’une croyance ou une prophétie », insiste Laurent Rossi.

Pour tester ce carburant, Alpine souhaiterait s’occuper de la voiture au Garage 56 des 24 Heures du Mans, qui est une grille réservée à des véhicules innovants. Grâce à cela, elle pourrait faire la démonstration de ses capacités et rivaliser avec les autres véhicules en compétition. Une idée qui pourrait pousser les autres constructeurs majeurs de la F1, comme Ferrari et Mercedes, qui motorisent plus de la moitié du paddock, ainsi que Porsche qui va débarquer dans les années à venir, à s’aligner sur l’idée d’Alpine. Affaire à suivre.

Fan absolu de foot et d'un certain club à l'étoile en bleu et blanc. Amateur de beau jeu et d'Argentins au pied gauche magique. Passionné de sport US (NBA, NFL, MLS) et loyal à la Damian Lillard. Je suis là pour vous apporter tout ce que le sport peut nous donner.

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