FFR : La Ministre des Sports demande le départ de Bernard Laporte
RUGBY À XV – Dans un communiqué publié ce mardi en fin de journée, la Ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra, a demandé au président de la Fédération Française de Rugby, Bernard Laporte, de quitter ses fonctions. Ce dernier a été reconnu coupable, ce mardi midi, de prise illégale d’intérêts sur la signature au nom de la FFR du contrat avec AIA, mais aussi de délit de trafic d’influence, de corruption passive pour les 4 interventions.
Le couperet est tombé ce mardi, aux alentours de 14 heures. Le Tribunal Correctionnel de Paris a reconnu coupable Bernard Laporte de prise illégale d’intérêts, mais aussi de délit de trafic d’influence et de corruption passive dans quatre dossiers : le vote pour le rachat du Gloucester (Premiership), le report du match entre le MHR et le Racing 92, le partenariat France 2023 et le sponsoring du maillot XV de France. Le juge a condamné l’ancien sélectionneur du XV de France à deux ans de prison avec sursis et 75 000 euros d’amende.
De plus, Bernard Laporte a également écopé d’une interdiction formelle d’exercer toute fonction dans le rugby durant 2 ans. Et c’est sur ce point que la Ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra, a appuyé ce mardi soir, via un communiqué. Car en faisant appel, Bernard Laporte peut continuer à exercer ses fonctions de président de la Fédération Française de Rugby, la peine n’étant pas exécutoire. Sauf que la Ministre ne l’entend pas de cette oreille.
Le départ de Bernard Laporte demandé
En effet, via un communiqué publié par le Ministère des Sports en personne, Amélie Oudéa-Castéra n’y va pas par quatre chemins. Cette dernière « considère que ce nouveau contexte fait obstacle à ce que Bernard Laporte puisse, en l’état, poursuivre sa mission dans de bonnes conditions à la tête d’une Fédération délégataire d’une mission de service public ». Ainsi, la Ministre « appelle à ce qu’un nouveau temps démocratique permette aussi rapidement que possible au rugby français de repartir sur des bases suffisamment saines et solides avec une gouvernance de la Fédération qui aura la pleine confiance des clubs et saura rassembler ».
Des mots forts donc, qui résonnent comme une volonté assumée de faire tomber le boss de la FFR. À moins d’un an de la Coupe du monde de rugby en France (8 septembre au 28 octobre 2023), Laporte, en poste depuis 2016, et réélu en 2020, pourrait être le deuxième protagoniste, à l’origine de l’obtention et de l’organisation du Mondial 2023, à chuter. Pour rappel, Claude Atcher, désormais ex-patron du Groupement d’Intérêt Public (GIP) de France 2023, a été mis à pied par la Ministre des Sports fin août pour « harcèlement moral », avant d’être définitivement écarté début octobre. À l’époque, la Ministre des Sports louait « l’état d’esprit constructif » de Bernard Laporte, dans le processus menant à la mise à pied d’Atcher, pourtant proche de l’ancien manager du RC Toulon. Le retour du bâton, en somme.
« La ministre appelle à ce qu’un nouveau temps démocratique permette aussi rapidement que possible au rugby français de repartir sur des bases suffisamment saines et solides avec une gouvernance de la Fédération qui aura la pleine confiance des clubs et saura rassembler » @RMCsport https://t.co/KJHKmuoiBB
— JF Paturaud (@JFPaturaud) December 13, 2022

